Depuis le début de l’année, la Russie a connu une série d’attaques dans les écoles, avec au moins sept incidents en moins de deux mois, dont deux le même jour. Selon le quotidien économique Vedomosti, citant les forces de l’ordre, 21 projets d’attaques ont été empêchés dans 15 régions depuis le début de l’année.

Ces attaques ont poussé la presse russe à se pencher sur ce phénomène et à chercher à comprendre les causes de cette recrudescence de violence. Le 16 février, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a assuré que « des mesures [étaient] prises » pour lutter contre ce type d’incidents, mais la répétition des faits nourrit un sentiment d’escalade.

Les attaques : un phénomène en augmentation

Les attaques ont visé des établissements scolaires russes, dont des écoles à Anapa, Krasnoïarsk, en Sibérie et dans le kraï de Perm. Les méthodes utilisées varient, allant de tirs à des agressions au couteau. Selon Vajnye Istorii, un média d’investigation russe indépendant, sur 90 attaques recensées depuis 2014, « 48 % ont eu lieu pendant les années de guerre à grande échelle ».

Ces chiffres laissent penser que la militarisation de l’espace public, la glorification de « l’héroïsme comme synonyme de violence », la « déshumanisation de l’ennemi » et la propagande militaire à l’école pourraient être des facteurs contribuant à cette augmentation des attaques.

Les victimes et les motivations

L’âge le plus exposé se situe entre 14 et 16 ans, et l’arme la plus utilisée reste le couteau. Cependant, « chaque attaque a sa propre histoire », soulignent les journalistes de Vajnye Istorii, rappelant que la vengeance liée au harcèlement scolaire reste une motivation possible pour ces actes violents.

Les autorités et les médias russes sont divisés sur les causes de ces attaques, ce qui rend difficile l’élaboration d’une stratégie efficace pour les prévenir. La compréhension des motivations et des facteurs contributifs est cruciale pour mettre en place des mesures préventives et protéger les élèves.

La réponse des autorités

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré que « des mesures [étaient] prises » pour lutter contre ce type d’incidents, mais les détails de ces mesures ne sont pas précisés. La répétition des attaques souligne la nécessité d’une action concertée et d’une stratégie globale pour prévenir la violence dans les écoles.

Les forces de l’ordre ont empêché 21 projets d’attaques depuis le début de l’année, ce qui montre que les autorités sont actives dans la prévention, mais il est essentiel de s’attaquer aux causes profondes de ces actes violents pour éviter que de nouveaux incidents ne se produisent.

Les prochaines étapes

La Russie doit maintenant se concentrer sur la compréhension des causes profondes de ces attaques et élaborer des stratégies pour les prévenir. Cela pourrait inclure des programmes pour lutter contre le harcèlement scolaire, des initiatives pour promouvoir la non-violence et des campagnes d’information pour sensibiliser les élèves et les enseignants aux signes de comportement violent.

Les prochaines étapes attendues incluent la mise en place de mesures de sécurité renforcées dans les écoles, ainsi que des efforts pour améliorer la coordination entre les autorités, les écoles et les communautés pour prévenir les attaques et protéger les élèves.

Les médias d’investigation russes indépendants, comme Vajnye Istorii, évoquent la militarisation de l’espace public, la glorification de « l’héroïsme comme synonyme de violence », la « déshumanisation de l’ennemi » et la propagande militaire à l’école comme des facteurs contribuant à l’augmentation des attaques.