La numéro une britannique Katie Boulter a critiqué l’odeur persistante de cannabis sur certains courts de l’US Open 2026, selon nos confrères de RMC Sport. La joueuse, classée 60e mondiale, a évoqué ce problème lors de son entrée en lice ce dimanche 31 août contre l’Américaine Carol Young Suh Lee, bénéficiaire d’une wild-card.
Ce qu'il faut retenir
- Katie Boulter, 60e mondiale, a dénoncé l’odeur de cannabis sur les courts d’entraînement, perturbant sa concentration.
- Plusieurs joueuses britanniques, dont Francesca Jones et Harriet Dart, ont également signalé ce problème récurrent.
- L’USTA collabore avec les autorités locales pour limiter la consommation aux abords du site, bien qu’il soit interdit de fumer dans l’enceinte du tournoi.
- L’État de New York a légalisé le cannabis récréatif en 2021, ce qui complique le contrôle de cette odeur.
- D’autres joueurs, comme Alexander Zverev ou Casper Ruud, s’étaient plaints de ce phénomène lors des éditions précédentes.
Une odeur de cannabis qui perturbe la concentration
Dès son arrivée sur les courts du Billie Jean King National Tennis Center, Katie Boulter a été confrontée à une odeur de cannabis qu’elle a qualifiée de « beaucoup trop présente ». Dans un entretien rapporté par la BBC, la Britannique a expliqué que cette nuisance olfactive affectait sa capacité à rester focalisée pendant les matchs. « Ce n’est pas quelque chose que j’aimerais sentir en plein match, a-t-elle déclaré. J’essaie de rester concentrée et ça me sort de ma bulle. On n’a pas besoin de distractions comme celle-ci. »
Boulter n’est pas la première à se plaindre de cette situation. Lors de la saison 2023, d’autres joueurs avaient déjà pointé du doigt cette problématique, soulignant que certaines zones du parc adjacent au stade, le Corona Park, étaient particulièrement touchées. « Le court n°17 sent définitivement comme le salon de Snoop Dogg », avait ironisé Alexander Zverev à l’époque.
Des joueuses britanniques unanimes sur le sujet
Francesca Jones et Harriet Dart, toutes deux qualifiées pour le tableau final, ont également remarqué cette odeur persistante. Jones, qui avait plaisanté l’an dernier en demandant à un agent si « c’était normal », a cette fois adopté un ton plus sérieux : « Cette année, je serai en mode concentrée à fond. » De son côté, Dart a nuancé le phénomène en rappelant que « c’est New York. Partout où l’on va, il y a cette odeur. C’est comme ça. C’est pareil pour tout le monde. »
Le constat est partagé par de nombreux athlètes, qu’ils soient britanniques ou non. En 2023, Adrian Mannarino avait évoqué des « odeurs un peu différentes aux quatre coins du court », tandis que Casper Ruud avait résumé la situation en déclarant : « Pour moi, c’est ce qu’il y a de pire à New York, cette odeur. L’odeur est partout, même ici, sur les courts. »
L’USTA tente de limiter les nuisances, mais le défi reste complexe
Face à ces récurrentes plaintes, l’United States Tennis Association (USTA), organisatrice du tournoi, a indiqué travailler en collaboration avec la police locale et les services des parcs pour réduire la consommation de cannabis aux abords du site. Dans un communiqué, la fédération a rappelé que « bien que nous ne puissions pas contrôler ce qui se passe en dehors de l’enceinte du Centre national de tennis Billie Jean King, nous continuons à être vigilants pour maintenir cette sécurité. »
Pourtant, la légalisation du cannabis récréatif dans l’État de New York depuis 2021 rend la tâche ardue. Bien que fumer soit interdit dans l’enceinte du tournoi, l’odeur se propage facilement depuis le parc Corona, situé à proximité immédiate des courts. Ce parc, connu pour être un lieu prisé pour la consommation, contribue à diffuser ces effluves malgré les efforts des autorités.
Un problème récurrent qui interroge l’organisation du tournoi
Ce n’est pas la première fois que l’US Open est confronté à cette problématique. Depuis plusieurs années, des joueurs et joueuses dénoncent régulièrement cette nuisance, sans que des solutions définitives n’aient été trouvées. En 2023, Zverev avait même comparé l’odeur sur le court n°17 à celle d’un « salon de Snoop Dogg », illustrant l’ampleur du phénomène.
Pour cette édition 2026, qui se déroule du 30 août au 13 septembre, l’USTA mise sur une vigilance accrue et une sensibilisation des spectateurs et des résidents locaux. Pourtant, la tâche s’annonce difficile, d’autant que le parc Corona reste un espace public où la consommation de cannabis est autorisée.
Pour l’instant, les joueurs et joueuses devront composer avec cette contrainte olfactive, certains, comme Harriet Dart, y voyant presque une fatalité liée à la ville de New York. « C’est comme ça. C’est pareil pour tout le monde. »
L’odeur provient principalement du parc Corona, situé à proximité immédiate du Billie Jean King National Tennis Center. Ce parc est un lieu prisé pour la consommation de cannabis, légalisée dans l’État de New York depuis 2021. Bien que fumer soit interdit dans l’enceinte du tournoi, les effluves se propagent facilement depuis l’extérieur.