Le dernier Grand Chelem de la saison s’ouvre ce dimanche 30 août à New York, avec son lot de surprises et de défis pour les joueurs. Selon Franceinfo - Sport, l’absence du numéro un mondial Jannik Sinner, toujours en convalescence après une blessure au genou, marque d’emblée le coup d’envoi d’un tournoi déjà sous haute tension. Alors que les meilleurs mondiaux se disputent la première place mondiale, Aryna Sabalenka devra défendre son titre et son trône face à une concurrence acharnée, tandis que Gaël Monfils vivra une dernière aventure new-yorkaise avant de raccrocher sa raquette.

Ce qu'il faut retenir

  • Un trône mondial en jeu : Sabalenka, n°1 mondiale, doit défendre son titre face à Rybakina, Pegula et Gauff, avec seulement 434 points d’écart entre elles.
  • Jannik Sinner absent : Le champion italien, blessé, ne participera pas à l’édition 2026, laissant le champ libre à ses rivaux.
  • Gaël Monfils en dernière danse : Le Français, invité par la FFT, disputera son 18e et dernier US Open à 39 ans, après une demi-finale en 2016.
  • Un prize money record : La dotation globale atteint 108 millions de dollars, avec 5,5 millions pour les vainqueurs en simple.
  • 16 Français au départ : Arthur Fils, tête de série n°10, sera la principale carte tricolore aux côtés de 15 autres joueurs.

Une bataille pour la place de n°1 mondiale chez les femmes

Le classement WTA réserve son lot de suspense avant même le début des hostilités. Aryna Sabalenka, installée sur le trône mondial depuis octobre 2024, doit défendre ses 2 000 points acquis l’an dernier. Un exercice périlleux, alors qu’Elena Rybakina, dauphine avec seulement 434 points de retard, n’a qu’une priorité : limiter les dégâts. « Avant le début de l'US Open, quatre joueuses sont susceptibles d'être n°1 mondiale à la fin du tournoi : Aryna Sabalenka, Elena Rybakina, Jessica Pegula et Coco Gauff », rappelle Constance Sénac de Monsembernard, créatrice du compte X Jeu, Set et Maths.

Plusieurs scénarios se dessinent. Si Rybakina atteint les demi-finales, elle récupérera la première place mondiale, quel que soit le résultat des autres. En cas de défaite plus tôt, Sabalenka pourrait conserver son titre… à condition de remporter le tournoi. « Si une des trois autres joueuses remporte le tournoi mais que Rybakina est dans le dernier carré, alors la Kazkahstanaise deviendrait la n°1 », précise l’experte. Une situation qui rappelle l’intensité d’une saison où chaque point compte.

Carlos Alcaraz en défenseur du titre chez les hommes

Côté masculin, l’absence de Jannik Sinner, toujours convalescent, laisse le champ libre aux autres prétendants. Carlos Alcaraz, vainqueur en 2025 et récent absent des courts pendant quatre mois, devra prouver qu’il est bien le principal favori. « Son retour après une longue interruption pourrait être un facteur déterminant », confie un observateur du circuit. Avec 12 800 points en sa possession, Sinner reste intouchable, mais ses rivaux directs, Alexander Zverev et Alcaraz, n’ont pas les mêmes marges de manœuvre.

Pour les Français, Arthur Fils, fraîchement auréolé d’un titre en Masters 1000 à Cincinnati, sera la principale tête d’affiche. « On attend beaucoup de lui après sa victoire contre Tsitsipas », note un analyste. Il faudra également compter sur Hugo Gaston, seul qualifié après un parcours en qualifications, et Ugo Humbert, contraint à l’abandon pour cause de blessure au dos.

Gaël Monfils et Stanislas Wawrinka : les adieux du tennis français et suisse

Gaël Monfils, invité par la FFT, disputera son 18e US Open à 39 ans. Une dernière occasion pour le Français de briller sur la terre battue new-yorkaise, où il avait atteint les demi-finales en 2016. « C’est une ambiance électrique qu’il affectionne particulièrement », rappelle un membre de la Fédération. Un adieu en demi-teinte ou un dernier exploit ? L’émotion sera au rendez-vous, d’autant que son compatriote Stanislas Wawrinka, également en fin de carrière, a finalement obtenu une invitation pour cette édition.

« Je n’ai pas eu cette chance de jouer une dernière fois à New York », avait-il confié en apprenant son absence initiale. Une omission rectifiée, mais qui n’efface pas l’impression d’un cycle qui se referme pour deux légendes du tennis.

Un prize money historique et des enjeux financiers majeurs

L’US Open 2026 pulvérise les records en matière de dotation. Avec un total de 108 millions de dollars — soit une hausse de 20 % par rapport à 2025 — le Grand Chelem américain confirme sa place de leader mondial. Les vainqueurs en simple empocheront chacun 5,5 millions de dollars, un bond de 10 % par rapport à l’an dernier. « C’est la dotation la plus élevée jamais offerte aux champions pour un tournoi de tennis », souligne le site officiel de l’US Open.

Autre record : les gains du premier tour du tableau principal en simple s’élèvent désormais à 140 000 dollars, en hausse de 27 %. Même progression pour les qualifications, avec 32 000 dollars pour les qualifiés. Un effort financier qui reflète l’attractivité croissante du tournoi, malgré les contraintes économiques du circuit.

La délégation française : entre espoirs et défis

Avec 16 joueurs et joueuses engagés, la France affiche une délégation solide, même si le tableau féminin reste moins fourni. Arthur Fils, tête de série n°10, sera le porte-drapeau tricolore après sa victoire à Cincinnati. Il sera accompagné de figures comme Arthur Rinderknech, Corentin Moutet, ou encore Adrian Mannarino. « On a une équipe compétitive, avec des profils variés », se réjouit un responsable de la FFT.

Côté dames, Loïs Boisson, Diane Parry, Elsa Jacquemot et Léolia Jeanjean représenteront les couleurs françaises. Boisson, après une blessure en préparation, a rassuré sur sa condition physique : « Tout va bien sur l’aspect physique », a-t-elle déclaré lors de la conférence de presse d’ouverture. Un message rassurant avant le choc face à des têtes de série.

Et maintenant ?

L’US Open 2026 s’annonce comme un tournoi à suspense, où les enjeux sportifs et financiers se mêlent. La course à la première place mondiale chez les femmes pourrait basculer dès les premiers tours, tandis que les hommes devront composer avec l’absence de Sinner et le retour en forme d’Alcaraz. Pour les Français, l’objectif sera de dépasser le premier tour, surtout pour Fils et Monfils, qui joueront leur dernière carte new-yorkaise. À suivre de près, notamment les performances des jeunes talents comme Luca Van Assche ou Mirra Andreeva.

La question reste entière : qui succédera à Sabalenka en cas de défaite ? Et Alcaraz parviendra-t-il à confirmer son statut de favori ? Autant de réponses qui pourraient émerger dès la fin de la première semaine.

Elena Rybakina, Jessica Pegula et Coco Gauff sont les trois principales rivales d’Aryna Sabalenka pour la place de n°1 mondiale. Rybakina, dauphine avec 434 points de retard, a l’avantage de ne défendre que 240 points, contre 2 000 pour la Biélorusse.

Le numéro un mondial n’est pas suffisamment remis de sa blessure au genou et a préféré jouer la prudence en renonçant au tournoi, selon ses déclarations relayées par Franceinfo - Sport.