Selon Le Figaro, le dialogue politique au Venezuela, en «présentiel» entre le pouvoir et l'opposition, commencera la semaine prochaine. Ce processus commence sept mois après la capture du président Nicolas Maduro par l'armée américaine. Depuis, son ancienne vice-présidente Delcy Rodriguez a pris les rênes d'un pouvoir sous fort contrôle du président Donald Trump, qui a encouragé ce dialogue.
Beaucoup d'observateurs espèrent qu'il débouchera sur une transition politique avec un calendrier électoral. Comme attendu, la cheffe de l'opposition et prix Nobel de la paix Maria Corina Machado, en exil au Panama, ne figure pas dans la liste de participants. Alors que le président américain Donald Trump a exprimé à maintes reprises sa satisfaction à l'égard du travail de Delcy Rodriguez, Mme Machado n'a pas été invitée malgré des appels de plusieurs personnalités, y compris d'anciens membres du gouvernement.
Ce qu'il faut retenir
- Le dialogue politique au Venezuela commencera la semaine prochaine.
- Le processus commence sept mois après la capture du président Nicolas Maduro.
- Delcy Rodriguez a pris les rênes d'un pouvoir sous fort contrôle du président Donald Trump.
Le contexte
Le week-end dernier, Mme Machado a pris ses distances avec ce dialogue confirmant qu'elle n'y participera pas, tout en assurant qu'elle ne s'opposera pas au processus. «En ce jour, j'ai eu un entretien téléphonique avec Dinorah Figuera, représentante d'un secteur de l'opposition vénézuélienne, afin d'engager un processus de dialogue politique inclusif et efficace (...) Nous avons convenu d'une première réunion en présentiel à Caracas la semaine prochaine», a écrit dans un communiqué M. Rodriguez, également frère de Delcy Rodriguez.
Les objectifs du dialogue
«Nous avons également établi un agenda de travail avec des objectifs clairs et vérifiables. Lors de cette première session en présentiel, les thèmes à aborder seront les suivants : 1. Accompagnement des victimes du double tremblement de terre (qui a fait plus 5.500 morts et d'énormes dégâts matériels) 2. Renforcement de la démocratie 3. Droits et garanties politiques», selon le texte.
Les participants
Par ailleurs, selon M. Rodriguez, l'équipe qui négociera avec l'opposition comprend notamment l'ancien vice-président et ancien ministre des Affaires étrangères Jorge Arreaza, qui a présidé la commission parlementaire chargée du suivi de la loi d'amnistie ayant permis la libération de centaines de prisonniers politiques. Mme Figuera a elle aussi publié un communiqué similiaire évoquant le même agenda.
En attendant, les observateurs continuent de suivre de près la situation au Venezuela, où les enjeux sont importants pour la stabilité de la région. Les résultats de ce dialogue politique seront suivis avec intérêt, car ils pourraient avoir des implications significatives pour l'avenir du pays et de ses citoyens.