« Je sais que je ne plais pas à tout le monde... Mais quand je vois à qui je ne plais pas, je me demande si ça me dérange vraiment. » C’est par cette réplique culte du film Dikkenek qu’a choisi de répondre Victor Wembanyama, capitaine de l’équipe de France de basket, lors d’une conférence de presse organisée la veille d’un match comptant pour les qualifications à la Coupe du monde 2027, selon RMC Sport.

À 22 ans seulement, le joueur des San Antonio Spurs s’est prêté au jeu des questions sur ses positions politiques et sociétales, alors que l’élection présidentielle française de 2027 approche. Interrogé par un journaliste de Sports Illustrated, Wembanyama a rappelé son engagement sur les questions de justice sociale, évoquant notamment le meurtre de Renée Good et d’Alex Pretti à Minneapolis par des agents de l’ICE en début d’année. « Je trouve ça fou que certaines personnes puissent donner l’impression ou laisser entendre que le meurtre de civils puisse être acceptable », avait-il déclaré précédemment.

Ce qu'il faut retenir

  • Victor Wembanyama, 22 ans, a répondu à une question sur ses prises de position politiques lors d’une conférence de presse organisée le 1er septembre 2026 à Paris, selon RMC Sport.
  • Il a cité une réplique du film Dikkenek pour illustrer son approche : « Je sais que je ne plais pas à tout le monde... Mais quand je vois à qui je ne plais pas, je me demande si ça me dérange vraiment. »
  • Wembanyama s’était déjà exprimé sur le meurtre de civils par des agents de l’ICE, qualifiant ces actes d’« inacceptables ».
  • Il a également précisé ne soutenir aucun candidat en particulier pour la présidentielle de 2027, tout en affirmant ne pas craindre de donner son avis sur les sujets qui lui semblent problématiques.
  • Le match évoqué, opposant la France à la Slovénie, est programmé ce 2 septembre 2026 à 20h30 à l’Accor Arena de Paris.

Un capitaine qui assume ses prises de parole

Victor Wembanyama, promu capitaine de l’équipe de France de basket par le sélectionneur Frédéric Fauthoux, n’a pas hésité à aborder frontalement la question de ses engagements. Interrogé sur sa perception des positions politiques, il a choisi l’humour et une référence cinématographique pour désamorcer le sujet. « Avec les années, j’ai de moins en moins de filtres ou peur de dire ce que je pense », a-t-il expliqué, soulignant qu’il ne craint pas de déplaire lorsqu’il s’agit de défendre ses valeurs.

Cette posture contraste avec la retenue souvent observée chez les sportifs de haut niveau. Wembanyama a insisté sur le fait qu’il ne s’agit pas pour lui de « prendre position » en faveur d’un candidat, mais simplement d’exprimer ses opinions sur des sujets qui lui tiennent à cœur. « Il y a des valeurs qui me guident. Je n’appelle pas ça prendre position, j’appelle juste ça donner mon avis », a-t-il précisé.

Un parcours sportif marqué par les responsabilités

Nommé capitaine des Bleus à seulement 22 ans, Wembanyama porte une double casquette : celle d’un jeune joueur d’exception et celle d’un leader sur le terrain. Deux ans après avoir remporté l’argent aux Jeux olympiques de Paris 2024, il retrouve le maillot tricolore avec l’ambition de mener la France vers la Coupe du monde 2027, prévue au Qatar. Ses performances avec les San Antonio Spurs en NBA, où il a atteint les finales cette année (défaite 4-1 contre les New York Knicks), en font l’un des joueurs les plus suivis du basket mondial.

Son retour en équipe nationale coïncide avec une période charnière pour le basket français. Après deux matchs amicaux face à la Serbie de Nikola Jokic (une défaite à Belgrade et une victoire à Orléans), les Bleus entament leur campagne de qualification pour le Mondial 2027. Le premier match officiel contre la Slovénie, ce jeudi à l’Accor Arena, sera un test crucial avant les échéances internationales.

Un engagement sociétal qui dépasse le sport

Les déclarations de Wembanyama s’inscrivent dans un contexte où les sportifs, notamment aux États-Unis, prennent de plus en plus position sur des sujets de société. Son intervention sur le meurtre de Renée Good et d’Alex Pretti illustre cette tendance à utiliser sa notoriété pour dénoncer des injustices. « Je trouve ça fou que certaines personnes puissent donner l’impression ou laisser entendre que le meurtre de civils puisse être acceptable », avait-il déclaré en début d’année, une prise de parole qui avait marqué les esprits.

Pour autant, Wembanyama reste prudent quant à son rôle politique. Il a clairement indiqué ne vouloir soutenir aucun candidat en particulier pour la présidentielle de 2027, tout en affirmant ne pas craindre de critiquer les situations qu’il juge problématiques. Une nuance importante qui montre qu’il cherche à distinguer engagement sociétal et engagement politique partisan.

Et maintenant ?

Le prochain rendez-vous de Victor Wembanyama avec l’équipe de France est fixé au 2 septembre 2026, pour affronter la Slovénie dans le cadre des qualifications à la Coupe du monde 2027. Ce match, qui lancera la campagne des Bleus, sera l’occasion d’observer si son leadership sur le terrain s’accompagne d’une influence croissante dans les débats publics. La présidentielle française de 2027 pourrait également amener d’autres sportifs à s’exprimer, voire à prendre position, ce qui pourrait redéfinir le rôle des athlètes dans le débat politique hexagonal.

En conclusion, Victor Wembanyama incarne une nouvelle génération de sportifs qui assument leurs opinions sans tabou, tout en maintenant une ligne claire entre engagement sociétal et neutralité politique. Son approche, à la fois humble et déterminée, pourrait bien inspirer d’autres athlètes à s’emparer de sujets qui dépassent le cadre sportif.

Oui, il s’était dit « horrifié » par le meurtre de Renée Good et d’Alex Pretti à Minneapolis, perpétré par des agents de l’ICE, qualifiant ces actes d’« inacceptables ».

Ce match, programmé le 2 septembre 2026 à l’Accor Arena de Paris, lance la campagne de qualification de la France pour la Coupe du monde 2027, prévue au Qatar. Une victoire ou une défaite pourrait avoir un impact sur le moral et la dynamique de l’équipe avant les prochaines échéances.