Victor Wembanyama s’est exprimé en conférence de presse ce mercredi à l’occasion de son retour sur les parquets français, plus d’un an après les Jeux Olympiques de Paris 2026. Le pivot des San Antonio Spurs, figure montante de la NBA et de l’équipe de France, a abordé avec franchise ses impressions sur la salle Accor Arena, ses ambitions avec les Bleus et son rapport au leadership, comme le rapporte Le Figaro.

Ce qu'il faut retenir

  • Victor Wembanyama a souligné son attachement émotionnel à l’Accor Arena, où il retrouve une salle « méconnaissable » par rapport à l’ambiance des JO.
  • Les deux matchs qualificatifs pour la Coupe du monde 2027 seront l’occasion de se battre « pour quelque chose » plutôt que pour le futur, avec une intensité différente.
  • Il a évoqué son souhait de devenir un capitaine « proche » de l’équipe de France, en insistant sur la nécessité de construire un projet sur le long terme.
  • Wembanyama a assumé ses prises de position publiques, déclarant avoir « de moins en moins de filtre » sur les sujets qui le préoccupent.
  • Il a confirmé son plaisir à évoluer aux côtés de Rudy Gobert, tout en se réjouissant de la synergie avec Maxime Raynaud, son partenaire depuis l’adolescence.

Un retour symbolique à Paris, entre nostalgie et nouveauté

« Ça fait plaisir de jouer en France et à Paris avant tout », a lancé Victor Wembanyama en ouverture de la conférence de presse. L’Accor Arena, désormais rebaptisée, a conservé pour lui une dimension particulière. « Bercy, c’est ancré dans ma mémoire comme la salle de l’équipe de France », a-t-il rappelé. Il a aussi évoqué les changements majeurs opérés dans l’enceinte parisienne depuis les Jeux Olympiques : éclairage, tribunes, et surtout l’absence des supporters lors des JO. « On verra quand il y aura les fans », a-t-il simplement ajouté, laissant planer l’espoir d’un public retrouvée. — Autant dire que le cadre, bien que transformé, reste porteur d’émotions pour le joueur.

Le pivot de 22 ans a également comparé l’intensité des prochains matchs qualificatifs pour la Coupe du monde 2027 avec les rencontres précédentes. « Ce seront des matchs différents, notamment en termes d’intensité. On se bat pour quelque chose », a-t-il précisé. Pour Wembanyama, l’enjeu immédiat prime sur les projets futurs : « On travaille plus pour le présent que le futur. Ce sera fun. » Une déclaration qui témoigne de son engagement total pour les couleurs tricolores.

L’équilibre entre ambition collective et leadership personnel

Victor Wembanyama a longuement détaillé sa vision du capitaine qu’il souhaite incarner en équipe de France. « J’essaierai d’être au plus proche du capitaine que je veux être », a-t-il annoncé. Son approche repose sur la confiance en ses valeurs et en sa capacité à contribuer positivement au collectif, tant sur le plan sportif que philosophique. « C’est un projet sur plusieurs années, plusieurs dizaines d’années, avec l’équipe de France », a-t-il insisté, avant d’ajouter : « Ça se fera avec le temps, c’est important de ne pas sauter d’étape. »

Interrogé sur l’empreinte qu’il espère laisser, il a été catégorique : « Ce que tout le monde recherche, ce sont les titres. C’est ça avant tout. » Wembanyama a également salué le potentiel du basket français, soulignant l’importance de la formation des jeunes pour construire des succès durables. « Les jeunes, la formation… Ce sont des projets à long terme sur lesquels je compte avoir un impact », a-t-il déclaré. Une ambition qui dépasse le simple cadre sportif pour s’inscrire dans une vision plus large du développement du basket hexagonal.

Une Coupe du monde 2027 sous le signe de l’exigence et de la préparation

La prochaine édition de la Coupe du monde, prévue en 2027, représente un objectif majeur pour l’équipe de France. « Elle est importante car c’est un titre international qu’on n’a jamais gagné », a rappelé Wembanyama. Même en cas de victoire passée, il a admis avec un sourire : « Et même si on l’avait déjà gagné, j’aurais envie de la gagner encore. » Outre la quête d’un titre inédit, cette compétition revêt une importance stratégique : elle sert aussi de qualification pour les Jeux Olympiques.

Le joueur a également évoqué la difficulté de construire une équipe performante, surtout dans un délai aussi court. « C’est toujours difficile car c’est toujours difficile de construire une équipe », a-t-il reconnu. Cependant, il a salué la volonté collective présente au sein du groupe : « La volonté de bien faire est là chez tout le monde. » Les quatre matchs qualificatifs à venir constituent une opportunité précieuse pour affiner la synergie entre les coéquipiers. « Ces quatre matchs, c’est une chance, ça va beaucoup nous aider pour le futur », a-t-il noté, tout en insistant sur la nécessité de maintenir cette dynamique tout au long de la saison. « Il faudra parler souvent avec Fred (Fauthoux), le staff et les coéquipiers car il ne faut pas perdre tout ce qu’on fait là au cours de la saison. »

Wembanyama et Gobert : un duo prometteur sur le terrain et en dehors

Sur le plan collectif, Victor Wembanyama a confirmé son enthousiasme à évoluer aux côtés de Rudy Gobert, star de la NBA et figure défensive majeure. « Ça me plaît de jouer avec Rudy et des bigs », a-t-il expliqué. Il a notamment évoqué la complémentarité défensive offerte par le duo : « Des grands de ce niveau défensivement, il n’y en a pas beaucoup. » Leur association permet aussi à Wembanyama d’explorer des rôles inhabituels, comme celui de réaliser des lobs, une option qu’il apprécie particulièrement. « J’aime le faire avec Rudy. »

En dehors des parquets, Wembanyama a évoqué sa relation avec Maxime Raynaud, son partenaire depuis l’adolescence. « On se connaît depuis toujours », a-t-il raconté. « C’était juste un adversaire jusqu’à ce qu’on ait 16 ans, on a passé plusieurs mois ensemble à s’entraîner, jouer ensemble, c’est devenu l’un de mes meilleurs amis. » Une complicité qui s’étend désormais au-delà des rivalités pour se transformer en une collaboration au sein de l’équipe de France. « C’est un plaisir de le voir, de jouer contre lui et désormais avec lui », a-t-il conclu.

Des choix assumés, entre basket et engagements publics

Victor Wembanyama n’a pas hésité à aborder la question de ses prises de position publiques. « Ce n’est pas une question que je me pose beaucoup », a-t-il déclaré en référence à ses interventions sur des sujets sociétaux ou politiques. Avec le temps, il assume désormais un discours plus direct : « J’ai de moins en moins de filtre ou peur de dire ce que je pense. »

Sans pour autant s’engager officiellement en faveur d’un camp politique, il a affirmé ne pas craindre de critiquer les dysfonctionnements qu’il observe. « Il y a des valeurs qui me guident et avec lesquelles je suis parfaitement à l’aise », a-t-il précisé. « Je ne soutiens personne en particulier sur le plan politique. Mais il y a des choses problématiques et quand j’en vois, ça ne me dérange pas d’en parler. » Une posture qui reflète une maturité croissante, loin des réserves souvent observées chez les sportifs de haut niveau.

Et maintenant ?

Les deux matchs qualificatifs pour la Coupe du monde 2027 devraient offrir un premier aperçu de la dynamique de l’équipe de France sous la direction de Victor Wembanyama. Ces rencontres, programmées dans les prochaines semaines, pourraient aussi révéler l’impact du nouveau duo formé par le pivot des Spurs et Rudy Gobert. Pour l’heure, l’accent reste mis sur la préparation immédiate, même si les ambitions affichées par les Bleus pourraient bien s’étendre bien au-delà de cette compétition.

La Coupe du monde 2027, en plus de son prestige, servira de répétition générale en vue des Jeux Olympiques. Une étape cruciale pour une génération française déterminée à briller sur la scène internationale. — Reste à voir si l’équipe saura transformer cette volonté collective en résultats concrets.

Il a expliqué que ces matchs sont différents car ils ont un objectif précis : se battre « pour quelque chose ». Contrairement à des rencontres amicales ou de préparation, ces rencontres qualificatives sont chargées d’enjeu, ce qui en augmente l’intensité selon ses déclarations.