Le pivot français des San Antonio Spurs, Victor Wembanyama, a organisé les 8 et 9 août 2026 la deuxième édition du Hoop Gambit, un événement mêlant basket et échecs. Selon RMC Sport, ce tournoi a réuni une centaine de participants chaque jour, dont de nombreux jeunes, au Chesnay puis à Nanterre. Pour Wembanyama, les échecs ne sont pas une simple passion : ils constituent un outil bénéfique pour la santé mentale et le développement intellectuel, notamment chez les jeunes.
Ce qu'il faut retenir
- Le Hoop Gambit 2026 a réuni près de 200 participants sur deux jours au Chesnay et à Nanterre.
- Victor Wembanyama, meilleur défenseur de la NBA 2025-2026, défend les vertus des échecs pour la concentration et la santé mentale.
- Le tournoi a opposé des joueurs de tous âges, dont des enfants de 6 ans et demi à 9 ans, qui ont battu Wembanyama.
- Les échecs sont présentés comme un complément au basket, favorisant la discipline mentale et la gestion du stress.
- L'événement pourrait s'exporter à San Antonio, où évolue le joueur français.
Un événement mêlant basket et échecs pour populariser une discipline
Pour Victor Wembanyama, le basket occupe une place centrale dans sa vie professionnelle, mais il n’est pas son unique centre d’intérêt. Selon ses déclarations rapportées par RMC Sport, les échecs occupent une place particulière parmi ses passions. Organiser le Hoop Gambit permet au joueur français de partager cette activité avec le grand public, tout en mettant en lumière ses bienfaits. « C’est une discipline qui a très peu de défauts. Les jeunes y jouent et ça développe énormément de choses. Pour moi, c’est hyper important, hyper bénéfique », a-t-il affirmé lors de l’événement.
Le format du tournoi, qui s’est déroulé sur deux jours, a permis de rassembler aussi bien des joueurs confirmés que des enfants. Parmi les participants, certains étaient de jeunes prodiges, comme Louise, 9 ans, ou Adam, 6 ans et demi, qui ont tous deux battu Wembanyama au cours des compétitions. Pour le basketteur, ces rencontres sont une occasion de constater l’impact des échecs sur le développement intellectuel des plus jeunes. « Les jeunes y jouent et ça développe énormément de choses », a-t-il souligné.
Les échecs, un levier pour le mental et la concentration
Au-delà de leur aspect ludique, les échecs sont perçus par les participants comme un outil d’amélioration personnelle, notamment dans la gestion des émotions et de la concentration. Ethan, classé troisième du tournoi de Nanterre, a expliqué : « Au basket, on voit que les joueurs peuvent lâcher quand ils perdent. Eh bien aux échecs, c’est pareil. » Cette discipline exige une focalisation totale, comme en témoigne Arnaud, un autre joueur du Hoop Gambit : « On est dans une bulle. On est vraiment focalisé sur la partie. Donc, ça demande un effort de concentration important. » Son fils Hector, 9 ans, a comparé cette expérience à un contrôle de maths à l’école, soulignant l’exigence mentale requise pour maîtriser le jeu.
Les quelque 200 basketteurs ayant participé à l’événement à Nanterre, qu’ils soient joueurs d’échecs ou non, ont partagé un constat commun : les échecs offrent une pause salutaire par rapport à la routine sportive. Quentin, venu de Nancy pour le tournoi, a rappelé l’importance de diversifier les activités, surtout dans un milieu où la santé mentale des athlètes est de plus en plus mise en avant. « Il y a plein d’athlètes qui complètent leur discipline mais pas qu’avec du sport. Sauf qu’on en parle très peu. Alors qu’on a commencé à parler de santé mentale, de bien-être des sportifs ces derniers temps… », a-t-il noté.
Une passion qui s’étend au-delà des échecs
Victor Wembanyama ne se limite pas aux échecs pour enrichir son quotidien. Lors de la présentation de l’événement, il a évoqué d’autres passions, comme la lecture, qu’il souhaite également promouvoir. « Ça fait partie de mes nombreuses passions. Cela va avec d’autres activités que j’ai envie de pousser, notamment la lecture, que j’ai aussi envie de promouvoir », a-t-il déclaré. Cette ouverture vers d’autres domaines illustre une volonté de diversifier les centres d’intérêt, tant pour lui-même que pour inspirer les jeunes générations.
Pour l’heure, le Hoop Gambit reste un projet en développement. Après avoir réuni des participants en France, Wembanyama réfléchit à une internationalisation de l’événement, en particulier à San Antonio, où il évolue en NBA. L’objectif est clair : continuer à populariser les échecs et leurs bienfaits, tout en renforçant leur image comme discipline complémentaire au sport de haut niveau.
Ce tournoi hybride entre basket et échecs pourrait aussi inspirer d’autres fédérations ou clubs à organiser des événements similaires, mêlant performance sportive et développement personnel. À l’heure où les questions de bien-être mental prennent une place croissante dans le sport, des initiatives comme le Hoop Gambit montrent qu’il existe des solutions concrètes pour y répondre.
Pour Wembanyama, les échecs sont un outil polyvalent : ils améliorent la concentration, renforcent le mental et favorisent le développement intellectuel, notamment chez les jeunes. Selon ses déclarations, cette discipline « a très peu de défauts » et permet de compléter l’entraînement sportif par une activité stimulante sur le plan cognitif.
En plus de populariser les échecs à travers le Hoop Gambit, Wembanyama souhaite promouvoir la lecture. Il a évoqué cette ambition lors de l’événement, soulignant que ses passions s’étendent au-delà du sport. Une internationalisation du Hoop Gambit à San Antonio est également à l’étude pour les années à venir.