D'après nos confrères de Euronews FR, deux individus ont perpétré un vol audacieux au Musée des arts appliqués (MAK) de Vienne, en Autriche, jeudi 27 août 2026. Leur méthode ? Acheter un billet d'entrée avant de briser une vitrine pour s'emparer d'un collier de la maison Van Cleef & Arpels, estimé à plusieurs millions de dollars. L'incident s'inscrit dans une série de cambriolages ciblant les musées européens ces derniers mois.

Ce qu'il faut retenir

  • Deux hommes ont acheté des billets pour accéder au MAK avant de commettre leur forfait.
  • Le collier volé, un modèle Van Cleef & Arpels de 200 carats serti de 673 pierres précieuses, vaut plusieurs millions de dollars.
  • Les cambrioleurs ont brisé une vitrine à coups de marteau avant de prendre la fuite sans masque.
  • L'œuvre avait été portée par la reine Nazli d'Égypte lors d'un mariage royal en 1939.
  • Cette série de vols rappelle le casse du Louvre en octobre 2025, où des bijoux d'une valeur de 88 millions d'euros avaient été dérobés.

Un braquage méthodique et filmé

La police viennoise a indiqué que les deux hommes, identifiables sur les images de vidéosurveillance, ne portaient pas de masques lors de leur visite au musée. Après avoir payé leur entrée, ils se sont dirigés vers une vitrine exposant le collier emblématique de Van Cleef & Arpels. « Ils ont brisé une vitrine en verre à coups de marteau avant de s'emparer du bijou et de prendre la fuite dans une direction inconnue », précise un communiqué officiel publié vendredi 28 août.

Le musée MAK a confirmé le vol dans un communiqué, mais a choisi de ne pas s'exprimer davantage tant que l'enquête est en cours. Selon les premières estimations, le collier, baptisé « triomphe de la joaillerie blanche » par Van Cleef & Arpels sur son site internet, aurait été conçu à l'origine pour la famille royale égyptienne. Il aurait été porté par la reine Nazli lors du mariage de sa fille Faiza avec Mohammad Reza Pahlavi, futur chah d'Iran, en 1939.

Un musée fermé, puis rouvert dans la journée

Le collier faisait partie d'une exposition temporaire dédiée à Van Cleef & Arpels, ouverte depuis juin 2026 et prévue jusqu'au 27 septembre. Présentant environ 500 pièces, cette manifestation a été immédiatement suspendue après le vol. Pourtant, l'aile du musée touchée par le braquage a rouvert ses portes quelques heures plus tard, tandis que l'exposition reste fermée « jusqu'à nouvel ordre ».

Les autorités n'ont pas précisé si d'autres œuvres avaient été endommagées lors de l'incident. Aucune arrestation n'a été signalée à ce stade, et l'enquête se poursuit pour identifier les auteurs et déterminer leur mode opératoire.

Une vague de vols ciblant les musées européens

Ce vol s'ajoute à une série d'affaires similaires ayant frappé l'Europe ces derniers mois. En octobre 2025, des cambrioleurs avaient pénétré en plein jour dans le musée du Louvre à Paris, s'emparant de bijoux d'une valeur de 88 millions d'euros en moins de huit minutes. Selon les enquêteurs, le casse avait été minutieusement préparé, avec une équipe au sol et un véhicule de fuite prêt à l'emploi.

Quelques jours avant le braquage de Vienne, le Trésor de Villena, une collection d'objets en or de l'âge du bronze, avait été dérobé dans un musée espagnol. En Sicile, quatre œuvres d'Antonello da Messina, peintre de la Renaissance, avaient également été volées dans un musée local. Ces événements illustrent une tendance inquiétante : les musées, symboles de patrimoine culturel, deviennent des cibles privilégiées pour des réseaux criminels organisés.

Et maintenant ?

L'enquête devrait désormais se concentrer sur l'analyse des images de vidéosurveillance, le traçage des billets d'entrée achetés par les suspects et la vérification des éventuels complices. Les forces de l'ordre autrichiennes pourraient collaborer avec Europol pour élargir leurs recherches, notamment en raison de la dimension transnationale de ces cambriolages. La réouverture de l'exposition Van Cleef & Arpels, prévue jusqu'au 27 septembre, dépendra quant à elle des conclusions de l'enquête et de la sécurisation des lieux.

Si ces vols répétés interrogent sur la vulnérabilité des musées, ils soulèvent également des questions sur la circulation des œuvres d'art volées et leur éventuelle revente sur le marché noir. Les autorités devraient renforcer les mesures de surveillance et les protocoles de sécurité dans les institutions culturelles, alors que les réseaux criminels semblent adapter leurs méthodes pour frapper des cibles de plus en plus prestigieuses.