Virginie Deschamps a fait un choix radical après trente ans de carrière dans de grands groupes parisiens. À 54 ans, elle a tout quitté pour reprendre l’auberge fondée par son arrière-grand-mère dans un petit village du Lot. Son objectif : recréer un lieu de vie ouvert en permanence, bien au-delà de la saison touristique.
Ce qu'il faut retenir
- Virginie Deschamps a abandonné une carrière de trente ans dans de grands groupes à Paris pour reprendre un établissement familial.
- Elle a repris l’auberge créée par son arrière-grand-mère dans un village du Lot, sans préciser lequel.
- Son ambition est de transformer ce lieu en un espace de vie ouvert toute l’année, et non plus seulement en saison.
- Cette reconversion s’inscrit dans une tendance plus large de retour aux racines et de transmission familiale.
Comme le rapporte Ouest France, cette décision marque un tournant dans sa vie professionnelle comme personnelle. Virginie Deschamps a occupé des postes à responsabilités dans plusieurs entreprises parisiennes avant de décider de tout plaquer. « Les planètes étaient alignées », a-t-elle déclaré à Ouest France, expliquant que ce projet lui trottait dans la tête depuis des années. Elle évoque un mélange de nostalgie pour les valeurs familiales et d’envie de redonner vie à un lieu chargé d’histoire.
Un héritage familial à préserver
L’auberge en question a été fondée par son arrière-grand-mère il y a plusieurs décennies dans un village du Lot. Ce type d’établissement, souvent situé en milieu rural, jouait traditionnellement un rôle central dans la vie locale : lieu de restauration, de rencontre et parfois même de logement pour les voyageurs. Virginie Deschamps souhaite aujourd’hui lui redonner cette fonction de pôle de vie communautaire, et non plus seulement de restaurant saisonnier. Pour elle, il s’agit aussi de perpétuer un savoir-faire et une histoire familiale.
— C’est un engagement fort, a-t-elle souligné. On ne reprend pas seulement un restaurant, mais un morceau de notre patrimoine familial. Mon arrière-grand-mère devait se retourner dans sa tombe si l’on fermait boutique. » Selon Ouest France, elle a longuement réfléchi avant de sauter le pas, notamment sur la faisabilité économique d’un établissement ouvert toute l’année dans une zone rurale.
Un pari sur l’avenir et un nouveau départ
Le Lot, département rural du sud-ouest de la France, connaît un essor démographique modéré mais une attractivité croissante pour les nouveaux habitants en quête de calme et d’authenticité. Virginie Deschamps mise sur cette tendance pour attirer une clientèle régulière, composée de locaux, d’expatriés revenus au pays et de touristes en quête d’expériences locales. Elle prévoit d’adapter la carte en fonction des saisons et des produits disponibles localement, avec une attention particulière portée aux circuits courts.
Bref, son projet repose sur trois piliers : la transmission d’un héritage, la revitalisation d’un lieu et la création d’un espace convivial ouvert toute l’année. Reste à voir si la clientèle suivra et si l’équilibre économique sera au rendez-vous. Comme elle le confie, « ce n’est pas une décision prise à la légère. Il faut y croire, et surtout, y mettre les moyens. »
Cette reconversion s’inscrit dans un mouvement plus large de retour à la terre et de réappropriation des lieux chargés d’histoire. Elle rejoint d’autres initiatives similaires en France, où des descendants reprennent des commerces ou restaurants familiaux pour leur redonner une seconde vie. Reste à savoir si ce modèle économique, moins lucratif à court terme qu’une carrière en entreprise, saura convaincre.
Selon ses déclarations à Ouest France, elle envisage une carte adaptée aux saisons, avec une forte emphase sur les produits locaux et les circuits courts. Elle souhaite mettre en avant des recettes traditionnelles revisitées, inspirées de l’héritage familial.