Selon Frandroid, le kilométrage des véhicules électriques d’occasion n’a plus le même impact sur leur prix de revente. Une étude menée en Allemagne met en lumière ce phénomène qui bouleverse les habitudes des acheteurs et des vendeurs sur le marché de l’occasion.

Ce qu'il faut retenir

  • Une étude allemande révèle que le kilométrage des voitures électriques d’occasion influence moins de 10 % de leur prix.
  • Les acheteurs se concentrent désormais sur l’état de la batterie et la garantie restante.
  • Ce changement s’explique par la longévité accrue des batteries et la méconnaissance des prix réels sur le marché.
  • Les professionnels anticipent une hausse des transactions sur ce segment dans les mois à venir.
  • Les modèles récents bénéficient d’une dépréciation plus stable que les thermiques.

Un marché en pleine mutation selon une étude allemande

Comme le rapporte Frandroid, une récente étude allemande a révélé que le kilométrage des voitures électriques d’occasion joue un rôle marginal dans la fixation de leur prix. Autrefois déterminant dans les négociations, le compteur kilométrique ne pèse plus que pour moins de 10 % de la valeur résiduelle du véhicule. Ce constat s’appuie sur l’analyse de milliers de transactions réalisées en 2025 et début 2026, période marquée par une accélération des ventes d’occasion dans ce segment.

Ce revirement s’explique notamment par la longévité des batteries, dont la dégradation reste limitée malgré les kilomètres parcourus. Les constructeurs et les experts soulignent que la capacité restante de la batterie est désormais le critère principal pour les acheteurs, bien plus que le nombre de kilomètres affichés. « Les propriétaires de voitures électriques savent que leurs véhicules conservent une autonomie satisfaisante même après plusieurs années », a déclaré un analyste du marché automobile interrogé par Frandroid.

Les nouveaux critères de valorisation : batterie et garantie avant tout

D’après l’étude, les acheteurs d’occasion se focalisent désormais sur deux éléments : l’état de la batterie et la garantie constructeur encore active. Un rapport de santé de la batterie, fourni par des outils de diagnostic dédiés, devient un document aussi important que le carnet d’entretien. « Les acheteurs veulent des garanties sur la durée de vie de la batterie », confirme un professionnel du secteur cité par Frandroid. « Un véhicule avec une batterie à 80 % de sa capacité initiale peut se vendre presque au même prix qu’un modèle à 90 % ».

La méconnaissance des prix réels sur le marché accentue aussi cette tendance. Beaucoup de vendeurs sous-estiment la valeur de leur véhicule, tandis que les acheteurs, habitués aux thermiques, peinent à évaluer correctement le coût d’une batterie neuve. Résultat : les négociations se recentrent sur des aspects techniques plutôt que sur des critères traditionnels comme le kilométrage.

Un marché qui pourrait accélérer dans les prochains mois

Les professionnels anticipent une augmentation des transactions sur le segment des voitures électriques d’occasion dans les six prochains mois. Plusieurs facteurs expliquent cette projection : la multiplication des modèles disponibles, l’amélioration des technologies de batterie et l’arrivée sur le marché de véhicules plus anciens, dont la décote est désormais maîtrisée. « On observe une stabilisation des prix », indique un concessionnaire interrogé par Frandroid. « Les modèles récents se déprécient moins vite que les thermiques, et les acheteurs l’ont bien compris ».

Cette tendance pourrait aussi inciter les propriétaires à revendre plus tôt leur véhicule, profitant d’un marché plus dynamique. Les plateformes spécialisées, comme Leboncoin ou La Centrale, commencent d’ailleurs à mettre en avant des filtres dédiés aux critères « batterie » pour répondre à cette nouvelle demande.

Et maintenant ?

Plusieurs échéances pourraient confirmer ou infirmer cette tendance. D’ici la fin de l’année 2026, les données disponibles permettront de vérifier si la dépréciation des véhicules électriques d’occasion reste effectivement moins sensible au kilométrage qu’aux critères techniques. Les constructeurs, de leur côté, pourraient ajuster leurs offres de garantie pour rassurer davantage les acheteurs. Enfin, l’évolution des prix de l’électricité et des bornes de recharge pourrait aussi influencer la demande sur ce segment.

Reste à voir si ce phénomène, encore récent, s’imposera durablement sur le marché ou s’il ne s’agit que d’une parenthèse liée à la jeunesse du marché des véhicules électriques. Une chose est sûre : les habitudes d’achat ont déjà commencé à changer.

D’après l’étude allemande citée par Frandroid, la longévité des batteries limite l’impact du kilométrage sur la valeur résiduelle. Les acheteurs privilégient désormais l’état de la batterie et la garantie restante plutôt que le nombre de kilomètres parcourus.