Une étude récente menée par l’ONG Transport & Environment apporte un éclairage nouveau sur la rentabilité comparée entre les véhicules électriques et thermiques. Selon Frandroid, cette analyse démontre que les modèles électriques restent plus avantageux financièrement, particulièrement pour les utilisateurs parcourant de longues distances chaque mois.
Ce qu'il faut retenir
- Une étude de Transport & Environment, relayée par Frandroid, confirme que la voiture électrique est plus rentable que les modèles thermiques.
- Les gros rouleurs peuvent économiser jusqu’à 200 euros par mois en optant pour un véhicule électrique.
- Cette rentabilité s’explique par des coûts énergétiques et d’entretien inférieurs à ceux des véhicules thermiques.
Une rentabilité confirmée pour les gros rouleurs
L’étude de Transport & Environment, publiée cette semaine, se concentre sur les économies réalisables par les propriétaires de véhicules électriques. D’après les données compilées, les automobilistes effectuant plus de 20 000 kilomètres par an — soit environ 1 600 kilomètres par mois — tirent un avantage financier significatif du passage à l’électrique. Frandroid précise que cette rentabilité atteint son maximum pour les utilisateurs intensifs, avec des économies pouvant atteindre 200 euros mensuels.
Ce différentiel s’explique principalement par le coût réduit de l’électricité par rapport à l’essence ou au diesel, ainsi que par des frais d’entretien moins élevés. Les véhicules électriques, dépourvus de nombreux composants mécaniques complexes comme la boîte de vitesses ou les bougies, nécessitent moins d’interventions en atelier. Autant dire que l’écart se creuse encore avec l’augmentation des prix des carburants fossiles.
Des économies qui s’inscrivent dans la durée
Les conclusions de l’étude s’appuient sur une analyse comparative des coûts totaux de possession (TCO, Total Cost of Ownership) entre véhicules électriques et thermiques. Selon Frandroid, ces calculs intègrent non seulement le prix d’achat — encore souvent plus élevé pour les modèles électriques — mais aussi les dépenses liées au carburant, à l’entretien, aux assurances et à la dépréciation.
Pour un véhicule électrique, le surcoût initial est rapidement compensé par les économies réalisées sur le long terme. L’ONG souligne que, sur une période de cinq ans, un gros rouleur peut économiser jusqu’à 12 000 euros en choisissant un modèle électrique plutôt qu’un thermique équivalent. Ces chiffres prennent en compte les variations récentes des prix de l’énergie, qui ont renforcé l’attractivité de l’électrique.
Un contexte favorable à l’électrification
Cette étude intervient dans un contexte où les constructeurs automobiles accélèrent leur transition vers l’électrique. En Europe, la réglementation impose désormais aux constructeurs de réduire les émissions moyennes de leurs flottes, sous peine de lourdes amendes. D’ici 2035, la vente de véhicules thermiques neufs sera interdite dans l’Union européenne, ce qui pousse les automobilistes à se tourner vers des alternatives plus durables.
Par ailleurs, les aides publiques, comme la prime à la conversion en France ou les subventions locales, viennent encore améliorer la rentabilité des véhicules électriques. Frandroid rappelle que ces dispositifs peuvent réduire jusqu’à 5 000 euros le coût d’achat d’un modèle neuf, rendant l’électrique accessible à un public plus large. Pour les ménages déjà engagés dans la mobilité électrique, les économies se mesurent donc à la fois sur le court et le long terme.
Une question se pose désormais : les économies réalisables suffiront-elles à convaincre les conducteurs occasionnels, pour qui la rentabilité est moins évidente ? La réponse dépendra en grande partie de l’évolution des prix de l’électricité et des carburants, ainsi que des politiques incitatives mises en place par les gouvernements.