Le tribunal correctionnel de Paris a entamé ce jeudi le procès de l'argentier de l'Élysée, de son conjoint et d'un gardien du Louvre, poursuivis pour vol et recel de porcelaine évalué à 370.000 euros, selon nos confrères de BFM - Faits Divers. L'affaire a débuté après la disparition de vaisselle prestigieuse à l'Élysée, où Thomas M., argentier présidentiel, aurait détourné des pièces de la Manufacture de Sèvres en parfait état, que son partenaire revendait pour les dîners d'État.

Ce qu'il faut retenir

  • Procès en cours devant le tribunal correctionnel de Paris pour vol et recel de porcelaine à l'Élysée.
  • L'affaire a débuté par la disparition de vaisselle prestigieuse, menant à la découverte d'un réseau de revente.
  • L'estimation du préjudice s'élève à 370.000 euros par la Manufacture de Sèvres.

Réseaux de revente et collectionneur passionné

La revente des pièces volées se faisait en ligne, notamment sur des groupes Facebook d'amateurs de porcelaine. Ghislain M., le partenaire de l'argentier, a acquis près de 150 pièces provenant de l'Élysée sans se douter de leur origine. Son avocat invoque l'aveuglement d'un collectionneur passionné, soulignant des dépenses de 15.000 euros sur deux ans.

Contentieux autour de l'estimation du préjudice

La Manufacture de Sèvres, partie civile, évalue le préjudice à 370.000 euros, valorisant chaque assiette à environ 5.000 euros. Cependant, l'avocat conteste cette évaluation en soulignant que des objets usagés se négocient bien en deçà de ce montant aux enchères.

Et maintenant ?

La suite de cette affaire judiciaire devrait permettre de clarifier les responsabilités et les suites pénales éventuelles pour les prévenus. Les prochaines audiences permettront de mieux cerner l'ampleur du réseau de revente et des complicités éventuelles.

En conclusion, ce procès met en lumière un cas de vol présumé au cœur de l'Élysée, suscitant des interrogations sur la sécurité des biens prestigieux dans les institutions publiques et la nécessité de renforcer les contrôles internes pour éviter de tels incidents à l'avenir.