Une mention permanente signalant les médias créés ou modifiés par intelligence artificielle fait son apparition sur les chaînes WhatsApp. Selon BDM, cette fonctionnalité, actuellement en phase de test auprès de certains bêta-testeurs, vise à renforcer la transparence sur les publications automatisées.
Dès à présent, les administrateurs de chaînes peuvent apposer cette étiquette sur les images, vidéos ou tout autre contenu généré par IA, qu’il s’agisse de Meta AI, ChatGPT, Gemini ou d’un autre outil. Une fois appliquée, la mention apparaît en bas à gauche des publications, aux côtés de l’horodatage et du nombre de vues. Impossible de la supprimer une fois validée, conformément aux exigences de traçabilité.
Ce qu'il faut retenir
- Une étiquette permanente pour les contenus générés par IA sur les chaînes WhatsApp, couvrant images, vidéos et autres médias.
- La mention est irréversible une fois ajoutée et apparaît avec l’horodatage et le nombre de vues.
- La fonctionnalité est déjà accessible pour certains bêta-testeurs sur Android et iOS, mais aucun calendrier officiel de déploiement n’a été annoncé.
- WhatsApp précise que certains pays pourraient bénéficier d’un étiquetage automatique, en fonction des législations locales.
- Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’AI Act, dont les obligations de transparence sont entrées en vigueur le 2 août 2026 dans l’Union européenne.
Une étiquette visible et irréversible pour les médias générés par IA
D’après BDM, la nouvelle mention se présente sous la forme d’un libellé discret, positionné en bas à gauche des bulles de publication, à proximité des métadonnées classiques. Son ajout est obligatoire pour tout contenu créé ou modifié par un outil d’IA, quel que soit le générateur utilisé. Une fois confirmée, cette étiquette ne peut plus être retirée, garantissant ainsi une traçabilité totale du processus de création.
Cette mesure répond à une double exigence : d’une part, informer les utilisateurs sur la nature artificielle des contenus, et d’autre part, se conformer aux réglementations en vigueur. WhatsApp précise dans sa FAQ que, dans certains pays, une détection automatique pourrait compléter l’action des administrateurs. Cependant, l’entreprise n’a pas détaillé les territoires concernés par cette détection automatisée.
Comment activer cette mention sur les chaînes WhatsApp ?
L’ajout de l’étiquette s’effectue de manière similaire sur Android et iOS, avec une procédure légèrement différente selon qu’il s’agisse d’une actu publiée ou d’un statut de chaîne. Pour les actuelles, il suffit d’appuyer longuement sur la publication concernée, puis de sélectionner l’option « Ajouter une mention de contenu d’IA » avant de confirmer l’action.
Pour les statuts, l’opération est tout aussi simple : il faut ouvrir directement le statut, choisir l’option dédiée, puis valider. Ces étapes, identiques sur les deux systèmes d’exploitation, visent à uniformiser l’expérience utilisateur tout en garantissant l’application systématique de la mention.
Une fonctionnalité encore réservée aux bêta-testeurs
À ce stade, la mention n’est accessible qu’à une partie des utilisateurs participant aux programmes bêta d’Android (version 2.26.34.5 via le Google Play Store) et d’iOS (version 26.34.10.70 via TestFlight). WhatsApp annonce un déploiement progressif, mais sans calendrier précis à ce jour. Cette approche prudente permet à l’entreprise de recueillir des retours avant une généralisation éventuelle.
Cette initiative s’inscrit dans un contexte plus large de régulation des contenus générés par IA. Depuis le 2 août 2026, l’AI Act, règlement européen sur l’intelligence artificielle, impose en effet aux plateformes de signaler explicitement les deepfakes, les textes informatifs non éditorialisés et les chatbots conversationnels.
L’AI Act, un cadre réglementaire qui accélère les initiatives des géants du numérique
L’entrée en vigueur des obligations de transparence de l’AI Act a poussé plusieurs acteurs majeurs à anticiper les exigences légales. Selon BDM, TikTok, Meta et Google ont déjà mis en place leurs propres outils d’étiquetage. Ce dernier collabore notamment avec Nvidia, OpenAI et Apple sur des solutions de marquage numérique, comme SynthID.
Anthropic, de son côté, a choisi d’intégrer un filigrane invisible aux textes générés par son modèle Claude. Ces initiatives illustrent une tendance forte : les entreprises anticipent les régulations futures pour éviter des sanctions tout en rassurant leurs utilisateurs sur l’authenticité des contenus.
Le calendrier de l’AI Act prévoit un délai jusqu’au 2 décembre 2026 pour les systèmes déjà existants, offrant ainsi une période de transition aux acteurs concernés. WhatsApp, en s’alignant sur ces exigences, renforce sa position en matière de responsabilité et de transparence.
Les prochains mois seront déterminants pour évaluer l’efficacité de cette mesure et son impact sur la diffusion de contenus artificiels. WhatsApp, comme ses concurrents, devra veiller à ce que cette transparence ne se transforme pas en un simple affichage formel, mais bien en un outil utile pour les utilisateurs.
Tous les médias (images, vidéos, etc.) créés ou modifiés par un outil d’intelligence artificielle sont concernés, qu’il s’agisse de Meta AI, ChatGPT, Gemini ou d’un autre générateur. La mention doit être apposée manuellement par les administrateurs des chaînes, sauf dans certains pays où WhatsApp pourrait la détecter et l’appliquer automatiquement.
Non. Une fois validée, la mention devient permanente et ne peut plus être retirée. Elle apparaît en bas à gauche des publications, aux côtés de l’horodatage et du nombre de vues, pour garantir une traçabilité totale.