Alors que l’équipe de France s’apprête à affronter l’Irak ce lundi 23 juin à Philadelphie, le défenseur William Saliba a répondu aux questions des journalistes ce samedi 21 juin, lors d’une conférence de presse organisée au campus de Bentley. Ce dernier, présent à Philadelphie depuis déjà plusieurs jours, a évoqué son état physique, la finale de Ligue des champions perdue avec Arsenal face au PSG, ou encore la complémentarité au sein de la défense française, selon Le Figaro.
Ce qu'il faut retenir
- Saliba a débuté le premier match contre le Sénégal (3-1) malgré une gêne au dos persistante depuis plusieurs mois.
- Il a confirmé sa capacité à jouer aussi bien à gauche qu’à droite en défense, en collaboration avec Dayot Upamecano.
- Le défenseur a salué le talent de Michael Olise, tout en soulignant qu’il est encore trop tôt pour le comparer à Platini ou Zidane.
- Il a également défendu Mike Maignan, critiqué après le match contre le Sénégal, et confirmé le rôle central de Kylian Mbappé au sein du groupe.
- Saliba a évoqué la difficulté des pelouses synthétiques, qu’il juge « très dures », tout en admettant qu’il n’y avait pas d’autre choix.
Une entrée en matière sous le signe de la résilience physique
William Saliba a confirmé qu’il avait ressenti des gênes au niveau du dos depuis plusieurs mois, des douleurs qu’il a su gérer pour tenir son rang lors de la Premier League et de la Ligue des champions. Malgré cela, il a débuté le premier match de l’équipe de France contre le Sénégal mardi dernier, au New Jersey, dans une rencontre remportée 3-1 par les Bleus. « Le staff me gère très bien, le coach aussi. Il faut serrer les dents pour une Coupe du monde, c’est tous les quatre ans », a-t-il déclaré, ajoutant : « Je ne peux pas dire ce que ça m’empêche de faire, certains liraient les propos (sourire). Je ne suis pas à 100%, mais c’est le cas de plein de joueurs. »
Sur la pelouse synthétique du stade de New Jersey, Saliba a confié avoir été surpris par la nature du terrain, qualifiant la surface de « très dure ». « On a hésité à jouer moulés ou vissés, ce qui est rare pour moi… J’ai préféré vissés. Mais la pelouse était plus comme du synthétique, très dure… On n’a pas le choix, obligé de jouer, la même pelouse pour les deux équipes… Mais ce n’était pas top », a-t-il expliqué, tout en minimisant l’impact de cette gêne sur sa performance : « Un impact sur le dos ? C’est embêtant mais pas le choix. »
La charnière Saliba-Upamecano et la polyvalence défensive
Saliba a longuement évoqué son association avec Dayot Upamecano, qualifiant leur complémentarité de « bonne ». « Ça se passe bien car c’est un grand défenseur, un top joueur. Depuis l’Euro, on a fait du bon boulot. On peut mieux faire. Il est fort, je suis fort aussi et on s’entend bien », a-t-il souligné. Les deux défenseurs ont déjà évolué ensemble à l’Euro 2024, où Saliba avait joué à gauche avant de revenir à son poste habituel à droite après la compétition.
Interrogé sur sa polyvalence, Saliba a indiqué qu’il pouvait tout aussi bien évoluer à gauche ou à droite, selon les besoins de l’équipe. « Tout l’Euro 2024, j’ai joué à gauche. Je suis revenu à droite après. J’en ai fait d’autres à gauche… Avant la compétition on a parlé avec le coach et Dayot Upamecano, mais que je sois à gauche ou lui, ça ne change rien, il n’y a pas de problème à ce sujet. On peut être amenés à le faire tous les deux », a-t-il précisé. Cette flexibilité pourrait s’avérer utile face à une équipe d’Irak qui, selon Saliba, ne sera pas un adversaire facile.
Olise, un « crack » à suivre, et Mbappé toujours capitaine
Le défenseur a réservé des mots très élogieux à l’égard de Michael Olise, saluant ses qualités techniques et sa maturité balle aux pieds. « C’est un crack, un très bon joueur… Il a encore beaucoup de choses à accomplir avant de comparer à Platini ou Zidane, mais c’est un plaisir de l’avoir dans notre équipe », a-t-il affirmé. Saliba a détaillé le profil d’Olise, capable de tout faire sur un terrain : « Techniquement, c’est la classe mondiale. Il peut tirer, dribbler, faire des passes… Il joue toujours juste. Ce n’est pas un mec qui va essayer de dribbler tout le monde. Quand il doit passer, il fait la passe. Quand il doit dribbler, il dribble. »
Sur la question de la capitainerie de Kylian Mbappé, Saliba a confirmé que rien n’avait changé : « C’est toujours le même. C’est le capitaine, il doit encore plus parler, plus de responsabilités, mais c’est toujours le même joueur qui veut faire gagner son équipe. Rien n’a changé. » Il a également évoqué l’attitude de Mbappé après le match contre le Sénégal, indiquant qu’il n’avait pas participé au débriefing collectif : « Il fait ce qu’il veut, c’est le capitaine (sourire). »
« C’est un plaisir de l’avoir avec nous et de le voir jouer. »
— William Saliba, à propos de Michael Olise
Un groupe soudé et des supporters mobilisés
Saliba a tenu à souligner l’ambiance au sein du groupe France, qu’il décrit comme « très bien ». « Depuis que je suis ici on a toujours bien vécu. Ça fait aussi notre force, ça fait baisser la pression dans ce genre de compétition. On rigole en dehors du terrain. Il y a beaucoup de gens marrants dans cette équipe de France, ça fait passer le temps plus vite », a-t-il indiqué. Il a cité quelques exemples de joueurs au tempérament jovial, comme Ousmane Dembélé, Marcus Thuram ou Kylian Mbappé, « la moitié de l’équipe ».
Le défenseur a également salué le soutien des supporters français, dont il a pu mesurer l’engagement lors du rassemblement à Times Square avant le match contre le Sénégal. « On a vu des images avant le match, et ils étaient beaucoup au stade. Ça fait plaisir, on a besoin d’eux. Tu ne gagnes pas une grande compétition sans tes supporters. Ils sont plus nombreux qu’au Qatar, ça fait plaisir et ça nous porte pour essayer de gagner les matchs », a-t-il ajouté. Cette dynamique collective et cette proximité avec le public sont des atouts majeurs pour les Bleus dans leur quête du titre mondial.
Face à l’Irak, une bataille à ne pas sous-estimer
Interrogé sur l’Irak, adversaire de la France dans ce second match de poule, Saliba a tempéré les attentes : « On a vu des vidéos du match face à la Norvège, c’est une bonne équipe, ce ne sera pas simple même si les gens pensent que c’est trois points assurés. On a vu qu’ils ont fait nul contre l’Espagne, ils se sont qualifiés contre la Bolivie au Mexique. Il n’y a aucun match facile dans ce tournoi. Ce sera une grande bataille et on fera tout pour se rendre le match facile. »
Le défenseur a également évoqué la pression inhérente à une Coupe du monde, rappelant que chaque erreur peut être fatale. « En tant que défenseur, quand tu encaisses un ou plusieurs buts, ce n’est pas réussi à 100%… Ça m’embête comme défenseur. On a gagné ce premier match. On a eu plusieurs jours pour nous entraîner et on fera en sorte de faire de plus en plus de clean sheets lors du reste de la compétition », a-t-il déclaré. Cette rigueur défensive sera déterminante pour la suite du parcours des Bleus.
La question de la pelouse synthétique, déjà évoquée après le premier match, pourrait également revenir sur le devant de la scène lors des prochaines rencontres. Si les conditions de jeu restent identiques, les équipes devront s’adapter rapidement pour limiter les risques de blessures et optimiser leurs performances.
Selon ses déclarations, Saliba a tenu à jouer malgré une gêne persistante depuis plusieurs mois pour contribuer à la préparation de l’équipe de France avant la Coupe du monde. « Le staff me gère très bien, le coach aussi. Il faut serrer les dents pour une Coupe du monde, c’est tous les quatre ans », a-t-il expliqué. Il a également souligné que de nombreux joueurs évoluaient avec des douleurs, sans que cela ne les empêche de performer.