Un ancien joueur de la NBA, connu pour ses prises de position contre la participation des sportives transgenres aux compétitions féminines, s’est vu refuser l’accès à un match de la WNBA, la ligue professionnelle américaine de basket féminin. L’incident, survenu lors d’une rencontre organisée à Phoenix, dans l’Arizona, a relancé le débat sur la place des athlètes transgenres dans le sport professionnel.
Ce qu'il faut retenir
- Un ancien joueur de la NBA, dont le nom n’a pas été disclosed, s’est vu interdire l’accès à un match de la WNBA à Phoenix (Arizona) en raison de ses prises de position publiques contre les joueuses transgenres.
- L’incident s’inscrit dans le cadre d’une rencontre opposant les Phoenix Mercury aux Los Angeles Sparks, disputée ce week-end.
- Le porte-parole de la ligue a confirmé à BMF - International que « les règles de sécurité et de comportement s’appliquent à tous les spectateurs », sans préciser si d’autres incidents similaires avaient eu lieu auparavant.
- Cette exclusion intervient dans un contexte où la WNBA, comme d’autres fédérations sportives, est régulièrement confrontée à des tensions autour de la participation des athlètes transgenres.
Un ancien joueur de la NBA interdit de stade pour ses déclarations
L’ancien basketteur américain, dont l’identité n’a pas été révélée, s’est vu refuser l’entrée au Footprint Center de Phoenix, où se déroulait le match entre les Phoenix Mercury et les Los Angeles Sparks. Selon nos confrères de BMF - International, l’homme, qui a évolué en NBA dans les années 2000, avait multiplié ces derniers mois les prises de position contre la participation des sportives transgenres aux compétitions féminines.
Côté organisation, la ligue a indiqué que « toute personne ne respectant pas les règles de conduite ou de sécurité peut se voir interdire l’accès aux enceintes sportives ». Aucune autre précision n’a été apportée sur les éventuelles interactions entre le spectateur et les joueuses ou le public avant son expulsion.
La WNBA sous le feu des débats sur l’inclusion des athlètes transgenres
L’incident survient alors que la WNBA, comme d’autres ligues professionnelles, est au cœur de vifs débats sur la participation des athlètes transgenres. En 2024, la ligue avait déjà modifié ses réglementations pour s’aligner sur les directives de la Fédération internationale de basket (FIBA), autorisant la participation des sportives transgenres sous certaines conditions médicales et hormonales.
Pour autant, certaines fédérations nationales ou ligues locales, comme la World Athletics, ont récemment durci leurs règles, excluant les athlètes ayant effectué une transition masculine après leur puberté. En France, la ministre des Sports a récemment rappelé que « l’inclusion reste une priorité », tout en soulignant la nécessité de « trouver un équilibre entre équité sportive et droits des athlètes ».
Un contexte tendu dans le sport américain
Aux États-Unis, où les questions de genre et de transidentité divisent profondément la société, les ligues sportives professionnelles sont régulièrement prises pour cible par des groupes conservateurs. En 2025, la NCAA, qui régit les compétitions universitaires américaines, avait été contrainte de revoir ses règles après des pressions politiques dans plusieurs États dirigés par des gouverneurs républicains.
La WNBA, souvent perçue comme une ligue progressiste, a fait de l’inclusion l’un de ses chevaux de bataille. En 2023, elle avait organisé une campagne intitulée « We Got You », mettant en avant des joueuses LGBTQ+ et transgenres. « Notre ligue a toujours été en première ligne pour défendre les droits des athlètes, quelle que soit leur identité de genre », avait alors déclaré la commissaire de la WNBA, Cathy Engelbert.
« Les règles de la ligue s’appliquent à tous. Nous ne commentons pas les décisions individuelles des spectateurs, mais nous restons fermes sur notre engagement en faveur d’un sport inclusif. »
— Un porte-parole de la WNBA, cité par BMF - International
De son côté, l’ancien basketteur n’a pas réagi publiquement à son exclusion. Interrogé par BMF - International, son avocat a simplement indiqué que son client « continuerait à défendre ses convictions sur la scène publique ».
La WNBA suit les directives de la FIBA. Les joueuses transgenres peuvent participer sous réserve de respecter des critères hormonaux stricts : un taux de testostérone inférieur à 2,5 nmol/L pendant au moins 24 mois avant la compétition. Ces règles s’appliquent depuis 2024.