Selon Frandroid, le géant chinois de l'automobile Xpeng franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de transformation en entreprise spécialisée dans l'intelligence artificielle. Dans un entretien accordé au Point, Brian Gu, vice-président et co-président de Xpeng, a annoncé que le permis de conduire traditionnel pourrait devenir obsolète à l'avenir. Une déclaration qui s'inscrit dans la volonté du constructeur de se positionner comme un acteur majeur de la mobilité autonome.
Ce qu'il faut retenir
- Xpeng ambitionne de devenir une entreprise axée sur l'IA et les véhicules autonomes, reléguant la fabrication de voitures au second plan.
- Le permis de conduire classique pourrait disparaître pour les usages routiers courants, à l'exception des circuits automobiles.
- Cette annonce s'inscrit dans une stratégie plus large de transformation technologique du constructeur chinois.
- Brian Gu, figure centrale de cette orientation, a précisé cette vision lors d'un entretien avec Le Point.
Xpeng mise sur l'IA pour redéfinir la mobilité
Xpeng, constructeur automobile chinois fondé en 2008, ne cache plus ses ambitions au-delà de la simple production de véhicules. Selon Frandroid, l'entreprise se présente désormais comme une société d'intelligence artificielle qui conçoit également des voitures. Cette réorientation stratégique a été confirmée par Brian Gu lors d'un entretien publié par Le Point. Pour le dirigeant, la fin du permis de conduire traditionnel illustre cette mutation profonde : «
À l'avenir, conduire un véhicule ne nécessitera plus de permis classique. La technologie rendra cette étape superflue pour la majorité des usages routiers. »
Cette vision s'appuie sur les avancées réalisées en matière de conduite autonome. Xpeng développe activement des systèmes d'IA capables de gérer la plupart des situations de conduite, réduisant ainsi le besoin d'intervention humaine. Le constructeur chinois, déjà présent sur le marché européen avec des modèles comme le P7, mise sur ces innovations pour se différencier face à des concurrents comme Tesla ou NIO.
Une révolution technique qui interroge le cadre réglementaire
Si l'annonce de Brian Gu marque un tournant symbolique, elle soulève également des questions sur l'adaptation des législations. Aujourd'hui, la conduite autonome est encadrée par des normes strictes, variables selon les pays. En Europe, par exemple, la réglementation impose encore la présence d'un conducteur formé et titulaire d'un permis valide. Xpeng devra donc compter sur une évolution des cadres juridiques pour concrétiser sa vision.
Pourtant, des avancées significatives ont déjà été enregistrées. Plusieurs pays, dont certains États américains et des régions chinoises, autorisent désormais des essais de véhicules autonomes sans conducteur. Xpeng, qui a obtenu des autorisations pour tester ses technologies en Chine, pourrait accélérer ses démarches pour étendre ces expérimentations. Selon Frandroid, le constructeur travaille en parallèle sur des partenariats avec des gouvernements locaux afin de faciliter l'adoption de ses solutions.
Quelles conséquences pour les conducteurs et les infrastructures ?
L'hypothèse d'un permis de conduire devenu obsolète soulève plusieurs enjeux pratiques. D'abord, pour les usagers, la suppression du permis classique entraînerait une refonte complète de la formation à la conduite. Les auto-écoles devraient s'adapter, voire disparaître dans leur forme actuelle. Les formations se concentreraient alors sur la compréhension des systèmes autonomes et la gestion des situations d'urgence résiduelles.
Côté infrastructures, les routes et les villes devraient également évoluer. Les infrastructures routières pourraient être repensées pour faciliter la circulation des véhicules autonomes, avec des marquages adaptés et des systèmes de communication dédiés. Xpeng, qui collabore avec des municipalités chinoises pour tester ses technologies, mise sur cette intégration progressive. «
Nous envisageons une transition en plusieurs étapes, où la conduite autonome coexistera avec des véhicules traditionnels avant de les remplacer progressivement.», a précisé Brian Gu à Le Point.
Si l'idée d'un permis de conduire dépassé peut surprendre, elle s'inscrit dans une tendance plus large de modernisation des transports. Xpeng, en misant sur l'IA, se positionne en précurseur d'une nouvelle ère automobile. Une chose est sûre : la route vers une mobilité sans permis traditionnel ne fait que commencer.
Selon Frandroid, les modèles récents comme le Xpeng P7 et le Xpeng G9 intègrent déjà des fonctionnalités avancées de conduite autonome de niveau 2 et 3, permettant une assistance partielle au conducteur. Ces systèmes nécessitent cependant la présence d'un conducteur formé et titulaire d'un permis valide pour l'instant.