Depuis son arrivée sur le marché européen en 2024, le constructeur chinois Xpeng multiplie les initiatives pour s’imposer durablement dans un secteur automobile de plus en plus concurrentiel. Comme le rapporte Frandroid, l’entreprise a annoncé la production d’un quatrième modèle électrique en Autriche, une stratégie visant notamment à contourner les droits de douane imposés par l’Union européenne sur les véhicules en provenance de Chine.
Ce qu'il faut retenir
- Xpeng lancera un quatrième modèle électrique en Autriche, en plus des G6, G9 et P7+ déjà commercialisés en Europe.
- Cette nouvelle production s’inscrit dans une volonté de contourner les taxes européennes sur les importations de véhicules chinois.
- Le constructeur cherche à s’implanter durablement en Europe depuis son arrivée en 2024.
- Les modèles G6, G9 et P7+ ont déjà été déployés sur le continent, avec une production localisée pour optimiser les coûts.
L’annonce s’inscrit dans la continuité de la stratégie de Xpeng, qui mise sur une production locale pour réduire les coûts liés aux barrières commerciales. Selon les informations communiquées par Frandroid, cette nouvelle usine autrichienne permettra à l’entreprise de produire un modèle supplémentaire, après les G6 et G9, deux SUV déjà disponibles sur le marché, ainsi que la berline P7+, lancée plus récemment. Autant dire que le constructeur entend diversifier son offre pour séduire un public plus large.
Cette initiative s’ajoute aux efforts déjà engagés par Xpeng pour s’adapter aux exigences du marché européen. En 2025, l’entreprise avait déjà bénéficié d’un soutien logistique et industriel pour accélérer son implantation, notamment grâce à des partenariats avec des acteurs locaux. La production en Autriche présente un double avantage : réduire les coûts de transport et limiter l’impact des droits de douane, estimés à 17,5 % sur les véhicules électriques chinois importés directement.
Pour Xpeng, l’enjeu est de taille. Le marché européen, bien que prometteur, reste très concurrentiel, avec des acteurs historiques comme Volkswagen, Renault ou Tesla déjà bien établis. En misant sur une production locale, le constructeur chinois espère gagner en crédibilité et en compétitivité face à ses rivaux. La nouvelle usine autrichienne, dont la localisation exacte n’a pas encore été dévoilée, devrait entrer en service d’ici 2027, selon des sources proches du dossier rapportées par Frandroid.
Pour l’heure, Xpeng reste discret sur les caractéristiques techniques de son futur modèle. Seule certitude : il viendra compléter une gamme déjà diversifiée, couvrant aussi bien les SUV que les berlines. Avec cette offensive industrielle, le constructeur chinois semble déterminé à jouer les trouble-fêtes sur le Vieux Continent, où la transition vers l’électrique s’accélère. Reste à savoir si cette stratégie suffira à lui ouvrir les portes d’un marché où la méfiance envers les marques asiatiques persiste, malgré leurs avancées technologiques.
L’Autriche offre un avantage stratégique majeur : un accès facilité au marché européen tout en permettant à Xpeng de contourner les droits de douane de 17,5 % appliqués aux véhicules électriques chinois importés directement. De plus, le pays dispose d’une main-d’œuvre qualifiée et d’une infrastructure industrielle adaptée, ce qui en fait une localisation idéale pour une production locale.