Le collectif estonien ZA/UM, connu pour son premier jeu acclamé Disco Elysium, revient avec Zero Parades, un titre qui, selon Libération, parvient à préserver l’univers riche et complexe de la structure malgré les dissensions internes ayant marqué sa production. Si le jeu ne dépasse pas l’excellence de son prédécesseur, il confirme néanmoins la cohérence narrative et l’ambition créative du studio, alors que celui-ci traversait une période de profondes turbulences.
Ce qu'il faut retenir
- Zero Parades est le second jeu développé par le collectif estonien ZA/UM, après le succès critique de Disco Elysium en 2019.
- Le jeu est sorti alors que le studio faisait face à des dissensions internes majeures, ayant conduit au départ de plusieurs de ses membres fondateurs.
- Malgré ce contexte difficile, Zero Parades est salué par Libération pour sa capacité à maintenir la qualité narrative et l’univers unique du studio.
- Le jeu ne surpasse cependant pas Disco Elysium, qui reste une référence dans le domaine des jeux narratifs.
Un retour attendu dans un contexte compliqué
Le lancement de Zero Parades intervient dans un climat particulièrement tendu pour ZA/UM. Comme le rapporte Libération, le studio a été fragilisé par des conflits internes ayant entraîné le départ de plusieurs de ses figures emblématiques, dont le cofondateur Kaur Kender. Ces tensions ont même conduit à une pause temporaire du développement de nouveaux projets, avant que l’équipe restante ne parvienne à finaliser ce second opus. Le jeu incarne ainsi une forme de résilience pour un collectif désormais réduit, mais toujours déterminé à défendre sa vision artistique.
Une narration toujours aussi ambitieuse
D’après Libération, Zero Parades confirme l’attachement de ZA/UM à une narration exigeante et immersive. Le jeu explore un univers dystopique où les joueurs sont plongés dans une intrigue politique complexe, mêlant enquête et réflexion critique. Les mécaniques de dialogue et de prise de décision, déjà saluées dans Disco Elysium, sont ici perfectionnées, offrant une expérience toujours aussi riche en profondeur narrative. Pourtant, le titre ne parvient pas à atteindre le niveau d’innovation ou d’émotion du premier jeu, comme en témoigne le critique de Libération.
Un univers cohérent, mais moins percutant
Le principal atout de Zero Parades réside dans la préservation de l’univers et du ton caractéristique de ZA/UM. Le jeu conserve cette atmosphère à la fois cynique et poétique, typique du style du studio, ainsi qu’une réflexion sur les mécanismes du pouvoir et de la société. Cependant, malgré ces qualités, le titre peine à marquer autant les esprits que Disco Elysium. Selon Libération, l’intrigue manque parfois de la même intensité émotionnelle ou de la même originalité dans sa structure, ce qui explique pourquoi il reste en retrait par rapport à son aîné.
« Zero Parades prouve que ZA/UM n’a pas perdu le fil de son lore, même après une période de crise. Le jeu est une bonne surprise, mais il confirme aussi que le collectif ne parviendra pas, pour l’instant, à dépasser l’ombre de Disco Elysium. »
Reste à voir si ZA/UM parviendra à lancer un nouveau projet d’ici la fin de l’année 2026, alors que les attentes des joueurs et des critiques n’ont pas diminué. En attendant, Zero Parades reste une expérience à découvrir pour les amateurs de récits profonds et ambitieux, même s’il ne révolutionne pas le genre.