Avec 108 sélections et 31 buts sous le maillot tricolore, Zinédine Zidane a marqué l’histoire du football français comme peu d’autres joueurs. Entre un doublé dès sa première cape en 1994 et une carrière internationale qui s’achève en apothéose — puis en controverse — lors de la finale de la Coupe du monde 2006, « Zizou » a laissé une empreinte indélébile. Selon Franceinfo - Sport, voici les dix instants qui ont défini son parcours en équipe de France, une carrière ponctuée de triomphes, de défis et de records.
Ce qu'il faut retenir
- 108 sélections et 31 buts en équipe de France, entre août 1994 et juillet 2006.
- Un doublet dès sa première cape en août 1994, à Bordeaux, contre la République tchèque.
- Le premier buteur de l’histoire du Stade de France, en janvier 1998, face à l’Espagne.
- Un doublé en finale de la Coupe du monde 1998 contre le Brésil, offrant le premier titre mondial à la France.
- Un but en or en demi-finale de l’Euro 2000 contre le Portugal, qualifiant les Bleus pour la finale.
- Une carrière internationale marquée par deux retraites et un retour en 2005 pour aider les Bleus à se qualifier pour la Coupe du monde 2006.
- Une performance d’exception en quart de finale de la Coupe du monde 2006 contre le Brésil, considérée comme son chef-d’œuvre individuel.
Les débuts fracassants d’une légende
Le 17 août 1994, Zinédine Zidane entre dans l’histoire du football français dès sa première sélection. À 22 ans, il remplace Corentin Martins à la 62e minute du match contre la République tchèque au Parc Lescure de Bordeaux. Deux buts en trois minutes — les 85e et 87e — lui permettent d’inscrire son nom au palmarès. Son équipe, menée par Eric Cantona, arrache le nul (2-2), mais le jeune milieu offensif des Girondins de Bordeaux vient de poser la première pierre de sa légende. Cette performance vaut à Aimé Jacquet, alors sélectionneur depuis seulement dix matchs, de lui accorder une confiance immédiate. Comme le rapporte Franceinfo - Sport, ce match marque le début d’une aventure qui durera plus de douze ans.
Les premières désillusions et l’apprentissage européen
L’Euro 1996 en Angleterre offre à Zidane sa première compétition internationale. Bien qu’entaché par un accident de voiture avant le tournoi, il contribue au parcours des Bleus jusqu’en demi-finales. Face à la République tchèque, il transforme le premier tir au but de la séance, mais les Bleus s’inclinent (4 tab à 5) après un match nul et vierge. Cette rencontre reste comme la première demi-finale des Bleus depuis la Coupe du monde 1986, mais aussi comme un apprentissage pour un Zidane encore en construction. Selon Franceinfo - Sport, cette édition européenne révèle déjà son sang-froid dans les moments décisifs.
Un record historique au Stade de France
Le 28 janvier 1998, le Stade de France, flambant neuf, accueille son premier match officiel : la France affronte l’Espagne. Dans un stade rempli à craquer, Zidane devient le premier buteur de l’histoire de l’enceinte. Sur un centre de Lilian Thuram, il place une tête puissante qui trompe Andoni Zubizarreta. Aux côtés de joueurs comme Laurent Blanc, Didier Deschamps ou Fabien Barthez, il compose une équipe qui s’apprête à vivre l’aventure la plus folle de son histoire. Comme l’indique Franceinfo - Sport, ce but symbolise le passage d’une génération à une autre, celle des champions du monde à venir.
L’expulsion controversée en Coupe du monde 1998
Le 18 juin 1998, lors du deuxième match de la Coupe du monde contre l’Arabie saoudite, Zidane commet une faute grossière sur Fuad Anwar. Après un tacle dangereux, il s’essuie les crampons sur son adversaire au sol avant d’être expulsé par l’arbitre. Ce geste lui vaut un carton rouge et une suspension pour les deux matchs suivants. D’après Franceinfo - Sport, cette exclusion pourrait avoir mis un terme prématuré à son parcours dans le tournoi, mais Aimé Jacquet compte sur lui pour les phases décisives. Il ne réapparaîtra qu’en quart de finale face à l’Italie.
La consécration mondiale en 1998
Le 12 juillet 1998, au Stade de France, la France affronte le Brésil en finale de la Coupe du monde. Zidane entre dans la légende en marquant deux buts de la tête sur corners, l’un à la 27e minute, l’autre à la 45e. Ces réalisations, sur les coups de pied arrêtés qui font sa spécialité, scellent la victoire (3-0) et offrent à la France son premier titre mondial. Comme le souligne Franceinfo - Sport, ces deux buts restent gravés dans la mémoire collective comme l’apogée de sa carrière en club et en sélection.
Le but en or de l’Euro 2000
Le 28 juin 2000, en demi-finale de l’Euro en Belgique, la France est menée par le Portugal. En prolongation, sur une frappe de Sylvain Wiltord détournée par le défenseur Abel Xavier, Zidane hérite d’un penalty. Face au gardien Vitor Baia, il trompe tout le monde en envoyant le ballon dans la lucarne opposée : un « panenka » parfait. Ce but en or qualifie les Bleus pour la finale, qu’ils remportent ensuite face à l’Italie (2-1) après prolongation. Selon Franceinfo - Sport, ce moment est souvent cité comme le plus grand exploit collectif de l’histoire du football français.
La retraite puis le retour des champions
Après l’Euro 2004, marqué par une élimination surprise face à la Grèce (1-0) en quart de finale, Zidane annonce sa retraite internationale le 12 août 2004. « J’ai donné tout ce que je pouvais donner à l’équipe de France », déclare-t-il à l’époque. Mais en août 2005, Raymond Domenech fait appel à lui pour aider les Bleus à se qualifier pour la Coupe du monde 2006. Comme le rapporte Franceinfo - Sport, son retour est immédiat : il retrouve le brassard de capitaine et inscrit le deuxième but lors d’une victoire (3-0) contre la Côte d’Ivoire. Un geste qui prouve que son cœur bat toujours pour les Bleus.
Le chef-d’œuvre individuel de Francfort en 2006
Le 1er juillet 2006, en quart de finale de la Coupe du monde contre le Brésil, Zidane livre une performance d’anthologie. Au Waldstadion de Francfort, il domine un match face à des Brésiliens pourtant redoutables, avec Ronaldo et Ronaldinho en tête. Bien que la France ne l’emporte que 1-0 grâce à Thierry Henry, c’est Zidane qui dicte le tempo. Ses gestes techniques, sa vision du jeu et son inspiration en font la star incontestée du match. Selon Franceinfo - Sport, cette rencontre reste considérée comme la plus grande démonstration individuelle de Zidane sous le maillot bleu.
La fin controversée à Berlin
Le 9 juillet 2006, la France affronte l’Italie en finale de la Coupe du monde à Berlin. Zidane ouvre le score sur penalty en réalisant une nouvelle « panenka », avant d’être impliqué dans l’expulsion de Marco Materazzi pour un coup de tête dans le torse. Ce geste lui vaut un carton rouge et marque la fin de sa carrière internationale sur une note amère. Malgré la défaite aux tirs au but (5-3), il quitte le terrain sous une standing ovation. Avec 108 sélections et 31 buts, il referme le chapitre bleu de manière spectaculaire. Comme l’explique Franceinfo - Sport, cette finale résume toute la complexité de son personnage : génie et passion, mais aussi excès et humanité.
Zinédine Zidane a marqué l’histoire du football français par son talent, son audace et ses émotions. Entre les buts, les passes décisives et les moments de grâce, il a construit une carrière qui dépasse le simple cadre sportif. Son héritage, à la fois technique et humain, continue d’inspirer des générations de joueurs. Et si son retour en sélection comme entraîneur soulève autant d’interrogations que d’espoirs, une chose est sûre : « Zizou » reste une icône intemporelle du ballon rond.
Zidane a été expulsé lors du match contre l’Arabie saoudite après un tacle dangereux suivi d’un geste d’irrespect envers son adversaire, Fuad Anwar. L’arbitre a sanctionné cette faute par un carton rouge direct, le privant des deux matchs suivants du tournoi.