Alors que la finale de la Ligue des champions opposant le Paris Saint-Germain à Arsenal s’apprête à se dérouler ce samedi 31 mai à Londres, RMC Sport révèle que Zohran Mamdani, le maire de New York, a choisi de marquer son soutien au club londonien par une tribune publiée dans les colonnes du New York Times. À la veille d’un affrontement historique pour les Gunners, cet édile de 34 ans, élu fin 2025, y exprime son admiration pour Arsenal, son parcours récent et ses craintes avant le choc face au PSG.

Ce qu'il faut retenir

  • Zohran Mamdani, maire de New York depuis fin 2025, est un supporter de longue date d’Arsenal, club qu’il soutient depuis l’âge de neuf ans.
  • Dans une tribune publiée le 29 mai dans le New York Times, il évoque son attachement au club, son parcours chaotique avant le titre de Premier League 2026 et ses espoirs pour la finale de Ligue des champions.
  • Il met en avant la devise « Trust the process », popularisée par Bukayo Saka, comme clé du renouveau d’Arsenal sous Mikel Arteta.
  • Mamdani, d’origine ougandaise, souligne aussi l’importance des racines africaines dans l’histoire du club, notamment via ses joueurs nigérians, ivoiriens et camerounais.

Un amour inconditionnel né dans l’enfance

Zohran Mamdani n’a jamais caché son attachement viscéral pour Arsenal. Selon RMC Sport, son histoire avec les Gunners remonte à l’âge de neuf ans, lorsqu’un oncle lui a fait découvrir ce club au maillot orné d’un canon, symbole fort pour un enfant né à Kampala, en Ouganda. « C’était un club qui a accueilli des joueurs africains bien avant que la plupart des clubs européens ne s’intéressent sérieusement au continent », explique-t-il dans sa tribune, soulignant le rôle central joué par des internationaux comme les Nigérians Nwankwo Kanu ou Joseph Yobo, les Ivoiriens Emmanuel Eboué ou Kolo Touré, ou encore le Camerounais Lauren.

Son admiration s’est encore nourrie des figures emblématiques des années 1990 et 2000, comme Tony Adams, Patrick Vieira ou Thierry Henry. « Sans oublier Arsène Wenger, chef d’orchestre de la musique pratiquée par ses hommes sur le terrain », précise l’édile new-yorkais. Ces références rappellent une époque où Arsenal, sous la direction de l’ancien technicien français, incarnait un football offensif et spectaculaire, porté par des joueurs souvent issus de la formation locale.

De la nostalgie à l’espoir d’un nouveau titre européen

Dans sa tribune, Mamdani revient longuement sur le titre de champion d’Angleterre remporté par Arsenal en mai 2026, mettant fin à une disette de 22 ans. « Nous avons gagné, nous sommes champions d’Angleterre. Et nous sommes à un match d’être couronnés champions d’Europe, aussi. Ce qui était avant la nostalgie du passé est devenu la beauté du présent », écrit-il. Une phrase qui résume l’évolution du club sous l’ère Mikel Arteta, passée de l’incertitude à la confirmation d’une équipe capable de rivaliser avec les meilleurs.

L’édile évoque aussi les souvenirs douloureux des années sans titre, où « on ne parlait plus de titres, mais on considérait la quatrième place comme un titre en soi ». Pourtant, malgré les déceptions, notamment en finale de Ligue des champions en 2006, Mamdani souligne que « notre amour pour Arsenal était bien plus profond qu’un simple amour du succès ». Une fidélité qui tranche avec les critiques récurrentes envers les clubs modernes, souvent accusés de privilégier le résultat à l’identité.

« Trust the process » : la devise qui a porté Arsenal en finale

Parmi les éléments clés de la résilience d’Arsenal ces dernières saisons, Zohran Mamdani cite la devise « Trust the process » (« faire confiance au processus »), popularisée par le milieu anglais Bukayo Saka. Une expression devenue le symbole d’une reconstruction patiente, après des années de remises en question. « Ces deux dernières années, j’ai regardé en cachette les résumés des matchs en Ligue des champions ou lors de courtes pauses avant des débats », confie-t-il, avouant une passion secrète pour suivre son club malgré un emploi du temps chargé.

Cette confiance dans le projet d’Arteta a été récompensée par une campagne européenne aboutissant à la première finale de Ligue des champions pour Arsenal depuis 2006. Un parcours marqué par des performances solides, malgré quelques soubresauts, comme le rappelle Mamdani : « même lors de journées chaotiques, je retrouvais le sourire en voyant le tableau de la Premier League, avec Arsenal toujours en tête ».

Face au PSG, une lucidité mêlée d’espoir

Alors que la finale approche, le maire de New York affiche une certaine lucidité. « Il y aura des moments, face au PSG, où la confiance sera difficile à accorder. Ils sont brillants. Leur milieu de terrain est parfaitement équilibré. Leur gestion est d’une efficacité redoutable. Ils comptent parmi les meilleurs joueurs du monde », analyse-t-il. Une reconnaissance sans concession envers l’adversaire, qui rappelle la difficulté de l’épreuve qui attend les Gunners.

Pourtant, Mamdani invite à « faire confiance au processus et, surtout, savourer cet instant car il est rare ». Une posture qui reflète son attachement émotionnel au club, bien au-delà du simple résultat sportif. « Quoi qu’il arrive, souvenez-vous, ça pourrait être pire : on pourrait supporter Tottenham », lance-t-il avec une pointe d’humour typiquement britannique, dans un clin d’œil à la rivalité historique entre les deux clubs londoniens.

Un engagement public et des symboles forts

Son soutien à Arsenal s’est récemment manifesté de manière visible, notamment lors des célébrations de l’Eid dans le Bronx, où il arborait une thobe – une robe traditionnelle – aux couleurs du club. Une image qui a marqué les esprits et renforcé son image de supporter assumé, loin des clichés sur les personnalités politiques distantes des passions populaires.

Dans le New York Times, Mamdani ne manque pas non plus de rappeler ses origines africaines comme un autre pilier de son engagement pour Arsenal. « Un club qui a envoyé des joueurs à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) », précise-t-il, soulignant ainsi le rôle pionnier du club dans l’intégration des talents africains. Une dimension qui résonne particulièrement dans une ville comme New York, où la diversité est une richesse culturelle reconnue.

Et maintenant ?

La finale de Ligue des champions prévue ce samedi 31 mai à Londres s’annonce comme un choc entre deux visions du football. Pour Arsenal, l’enjeu est double : remporter un titre continental après 20 ans d’attente, tout en confirmant sa place parmi l’élite européenne. Côté PSG, une victoire scellerait définitivement l’héritage de Luis Enrique et permettrait au club de valider une saison historique. La performance de Mamdani, par sa tribune, rappelle aussi que le football reste un vecteur d’émotions universelles, capable de rassembler au-delà des frontières politiques ou géographiques.

Quoi qu’il advienne, une chose est sûre : l’histoire d’Arsenal continuera de s’écrire, portée par des supporters comme Zohran Mamdani, dont la passion transcende les continents.

Zohran Mamdani a découvert Arsenal à l’âge de neuf ans grâce à son oncle, qui lui a fait découvrir ce club au maillot orné d’un canon. Son attachement s’est renforcé avec les figures emblématiques du club, comme Tony Adams, Nwankwo Kanu ou Arsène Wenger, ainsi que par l’histoire du club, notamment son rôle pionnier dans l’intégration des joueurs africains. Son soutien est aussi lié à ses origines ougandaises, faisant d’Arsenal un club qui lui ressemble.