Le bilan 2025 en matière de conflits armés s’annonce particulièrement sombre, selon trois études publiées en début de semaine. Comme le rapporte Ouest France, le monde a connu l’an dernier le plus grand nombre de guerres étatiques depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, avec plus de 60 conflits en cours simultanément. Une situation alarmante qui s’accompagne d’une intensification des dépenses militaires et d’une montée des risques liés à l’arsenal nucléaire.
Ce qu'il faut retenir
- Plus de 60 conflits armés recensés en 2025, un niveau inédit depuis 1945
- Trois études indépendantes soulignent une escalade des tensions militaires dans le monde
- Course aux armements en cours, avec un accroissement des budgets de défense
- Risque accru de recours aux armes nucléaires pointé par les chercheurs
Un contexte géopolitique marqué par l’instabilité
Les trois rapports, publiés par des centres de recherche spécialisés, dressent un tableau sans précédent. 63 conflits étatiques ont été dénombrés en 2025, dépassant ainsi le précédent pic enregistré après la Seconde Guerre mondiale. Parmi ces guerres, plusieurs impliquent des grandes puissances ou des alliances militaires, ce qui augmente considérablement les risques d’escalade. « Ces chiffres reflètent une fragmentation croissante du paysage international, où les rivalités traditionnelles s’ajoutent à de nouvelles tensions régionales », a expliqué l’un des auteurs des études, cité par Ouest France.
La course aux armements, un cercle vicieux
Parallèlement à la multiplication des conflits, les dépenses militaires ont atteint des sommets historiques en 2025. Selon les données compilées, les États ont consacré plus de 2 500 milliards de dollars à leurs budgets de défense, soit une hausse de 8 % par rapport à 2024. Cette tendance s’explique en partie par la volonté de certains pays de renforcer leur dissuasion face à des menaces perçues ou réelles. « Les États semblent piégés dans une logique de surenchère, où chaque investissement dans un nouvel armement en appelle un autre chez l’adversaire », a précisé un expert interrogé par Ouest France.
Le nucléaire, une épée de Damoclès
Parmi les craintes majeures soulevées par les études, celle d’une utilisation accrue de l’arme nucléaire occupe une place centrale. Les chercheurs alertent sur la dégradation des mécanismes de contrôle et de dialogue entre les puissances détentrices. « Le risque d’un accident ou d’une frappe préventive n’a jamais été aussi élevé depuis la Guerre froide », a averti une source proche des négociations sur le désarmement. En 2025, plusieurs incidents diplomatiques ont failli dégénérer en crises majeures, rappelant la fragilité des équilibres actuels.
Reste à voir si les appels à la désescalade lancés par plusieurs organisations internationales, dont l’ONU et le CICR, parviendront à inverser la tendance. Pour l’heure, les signaux sont au rouge : plus de 60 guerres en cours, des dépenses militaires en hausse et une course aux armements qui s’emballe.
D’après les études citées par Ouest France, les zones les plus touchées incluent le Moyen-Orient, l’Afrique subsaharienne et certaines régions d’Asie centrale. Les pays les plus engagés dans des conflits actifs sont la Russie, l’Ukraine, Israël, l’Iran, ainsi que plusieurs États africains en proie à des rebellions internes ou à des tensions frontalières.