Pour les habitants de la bande de Gaza, la Coupe du monde de football reste un événement suivi avec passion, malgré les conditions précaires. Pourtant, assister à un match n’a rien d’évident. RFI a recueilli des témoignages à Al Meghazi, dans le centre de ce territoire palestinien, où les amateurs de ballon rond doivent composer avec les coupures d’électricité et les restrictions d’accès.
Ce qu'il faut retenir
- La Coupe du monde est l’un des événements sportifs les plus suivis au monde, mais sa diffusion à Gaza pose problème.
- Les habitants d’Al Meghazi doivent faire face à des coupures d’électricité fréquentes, perturbant leur accès aux retransmissions.
- Les restrictions de déplacement limitent également les déplacements vers des lieux publics où les matchs sont parfois diffusés.
- Malgré ces obstacles, l’engouement pour le football reste intact parmi les Gazaouis.
Un événement populaire, mais des obstacles persistants
Selon RFI, la Coupe du monde de football est indéniablement l’un des rendez-vous sportifs les plus attendus au monde. Pourtant, pour certains amateurs de ballon rond, y compris à Gaza, suivre les matchs en direct relève du parcours du combattant. Dans le camp d’Al Meghazi, situé au centre de la bande de Gaza, les habitants tentent de contourner les difficultés pour ne rien manquer de l’événement.
Les coupures d’électricité récurrentes, souvent prolongées, compliquent la diffusion des matchs à la télévision. Même lorsque le courant est disponible, les écrans des téléviseurs, souvent anciens ou endommagés par les conflits, peinent à offrir une qualité d’image acceptable. « On fait tout pour regarder les matchs, mais c’est un vrai combat », confie Mohammed, un habitant de 28 ans, joint par RFI.
Des lieux publics sous tension
Pour pallier ces problèmes, certains cafés ou centres communautaires tentent d’organiser des diffusions collectives. Mais ces initiatives se heurtent à des contraintes logistiques et sécuritaires. Les déplacements sont souvent limités en raison des restrictions imposées par les autorités locales, rendant l’accès à ces lieux difficile pour une partie de la population.
« Les gens se regroupent quand ils le peuvent, mais ce n’est pas toujours possible », explique une responsable d’une association locale. « Parfois, les forces de l’ordre ferment les accès aux lieux publics par mesure de précaution. Bref, c’est une course contre la montre pour ne pas rater les buts. » Des témoignages qui illustrent l’ingéniosité des Gazaouis pour suivre un événement qui, ailleurs, se regarde sans effort.
Un football qui dépasse les clivages
Malgré les difficultés, le football reste un exutoire pour les habitants de Gaza. « Ce sport nous rappelle qu’il existe un monde en dehors de ce que l’on vit ici », déclare Ibrahim, un jeune supporter de 22 ans. « Quand l’équipe de Palestine joue, tout le monde se rassemble, peu importe les conditions. » Une passion qui transcende les tensions politiques et humanitaires qui frappent régulièrement ce territoire.
Les matchs de la Coupe du monde, eux, sont suivis avec le même engouement, même si les conditions sont loin d’être idéales. « On s’accroche à chaque action, à chaque but, comme une bouffée d’oxygène », confie un père de famille. Un sentiment partagé par des millions de supporters à travers le monde, mais qui prend une dimension particulière à Gaza.
Pour l’heure, les Gazaouis restent déterminés à célébrer ce rendez-vous sportif, malgré tout. Une preuve supplémentaire que le football, dans les contextes les plus difficiles, reste un langage universel.
Les difficultés tiennent principalement aux coupures d’électricité fréquentes, qui perturbent les retransmissions télévisées, ainsi qu’aux restrictions de déplacement limitant l’accès à des lieux publics où les matchs sont parfois diffusés. Les infrastructures locales, souvent endommagées par les conflits, compliquent également la réception des images.