Une cabine de téléphérique a percuté, mercredi matin à l’Alpe d’Huez, le bras articulé d’un camion-grue de chantier, faisant 23 blessés, dont trois grièvement, selon le Figaro. Les faits se sont produits vers 9 h 30 sur la ligne du pic Blanc, à près de 2 700 mètres d’altitude. La mairie et la préfecture de l’Isère ont confirmé l’ampleur des dégâts humains, tandis que les circonstances exactes de l’accident font l’objet d’une enquête de gendarmerie.
Ce qu'il faut retenir
- Un téléphérique a heurté un camion-grue sur la ligne du pic Blanc, à 2 700 m d’altitude, vers 9 h 30.
- L’accident a blessé 23 personnes, dont trois grièvement.
- La cabine, transportant une cinquantaine de passagers, a basculé après le choc.
- Les victimes ont été prises en charge par les secours, dont une femme enceinte transférée au CHU de Grenoble.
- Une cellule médico-psychologique a été activée pour les témoins et blessés.
- Les gendarmes enquêtent sur une possible erreur de positionnement de la grue.
Un choc violent entre une télécabine et une grue en pleine montagne
C’est vers 9 h 30, mercredi 1er septembre 2026, qu’une cabine de téléphérique transportant une cinquantaine de passagers a percuté le bras articulé d’un camion-grue en quittant la gare du pic Blanc, à près de 2 700 mètres d’altitude, explique le maire de la commune, Jean-Yves Noyrey, cité par le Figaro. Les téléphériques sont conçus pour se stabiliser en cas de freinage brutal, mais le choc avec la structure métallique de la grue a provoqué une inclinaison brutale de la benne.
« Elles ont cru qu’elles allaient mourir », a déclaré le maire. Les passagers, déséquilibrés par la secousse, ont glissé à l’intérieur de la cabine avant que la conductrice ne réagisse promptement en faisant marche arrière pour remettre la benne à plat. L’incident, bien que bref, a suffi à semer la panique parmi les occupants.
D’après les premières observations, le conducteur de la grue aurait pu omettre la présence du téléphérique au-dessus de sa trajectoire, laissant penser à une erreur d’appréciation des contraintes spatiales en montagne.
Bilan humain et mobilisation des secours
Le bilan humain s’est rapidement alourdi : 23 personnes blessées, dont trois grièvement atteintes, ont été recensées par la préfecture de l’Isère. Parmi elles, treize ont été prises en charge en urgence relative, tandis que les trois cas les plus graves ont nécessité une intervention immédiate. La plupart des victimes ont été soignées sur place, au cabinet médical d’Huez, mais cinq d’entre elles, dont une femme enceinte, ont été transférées vers le CHU de Grenoble pour des examens complémentaires.
Côté logistique, une mobilisation massive des secours a eu lieu : une trentaine de pompiers et sept secouristes de la CRS Alpes sont intervenus sur les lieux. Une cellule d’urgence médico-psychologique a également été déployée dans le palais des sports de la commune pour accompagner les témoins et les blessés. Dans la soirée, le maire a indiqué que « les personnes hospitalisées sont a priori toutes sorties », précisant que les victimes restantes présentaient surtout des chocs et des commotions.
Les autorités locales ont salué la réactivité des équipes de secours, tout en soulignant la rapidité avec laquelle les secours ont été organisés dans un environnement montagneux complexe.
Une enquête pour éclaircir les responsabilités
Les gendarmes de la section de recherche de l’Isère ont ouvert une enquête pour déterminer les causes exactes de l’accident. Plusieurs pistes sont évoquées, dont celle d’une possible négligence de la part du conducteur du camion-grue, qui aurait pu oublier la présence du téléphérique au-dessus de sa trajectoire. Les autorités n’ont pas exclu d’autres hypothèses, comme un dysfonctionnement technique ou une erreur humaine de la part des opérateurs du téléphérique.
Les enregistrements vidéo et les témoignages des passagers devraient permettre d’affiner les circonstances de l’incident. Les résultats de l’enquête pourraient avoir des répercussions sur les protocoles de sécurité des chantiers en montagne, notamment ceux impliquant des grues et des infrastructures aériennes.
Pour l’heure, la station a repris ses activités, mais les traumatismes physiques et psychologiques des passagers impliqués dans l’accident resteront à prendre en compte dans les semaines à venir.
D’après les informations disponibles, la télécabine fonctionnait normalement lors de l’accident, bien que des travaux aient été signalés dans la zone. Aucune information officielle n’a confirmé une interdiction temporaire de circulation.