Le Computex 2026, salon majeur de l'électronique à Taipei, confirme une tendance de fond : l'explosion du marché des consoles PC portables sous Windows. Après le Steam Deck de Valve et la ROG Ally d'Asus, Acer relance l'offensive avec sa Predator Atlas 8, une machine équipée d'une plateforme Intel inédite. Selon Frandroid, cette console se positionne comme un sérieux prétendant face à la concurrence, avec des performances prometteuses et des innovations matérielles.

Ce qu'il faut retenir

  • La Predator Atlas 8 est une console PC portable sous Windows 11 Home, dotée d'un écran LCD IPS de 8 pouces en format 16:10 (1920 x 1200 pixels) avec un taux de rafraîchissement de 120 Hz.
  • Elle intègre une puce Intel Arc G3 ou G3 Extreme, basée sur l'architecture Xe3 et le GPU Intel Arc B390, avec des cœurs dédiés à l'IA pour concurrencer le DLSS de Nvidia.
  • L'appareil propose deux modes configurables pour les gâchettes LT et RT, permettant d'ajuster la sensibilité selon le type de jeu.
  • Le châssis en plastique est robuste, mais les sticks analogiques, sensibles au drift, et la croix directionnelle, jugée peu ergonomique, restent des points faibles.
  • Disponible à partir d'octobre 2026 en Europe, son prix s'établira entre 999 et 1 099 euros selon les configurations.

Une console PC portable inspirée des leaders du marché

Le format des consoles PC portables, popularisé par le Steam Deck et la ROG Ally, séduit désormais la majorité des constructeurs. Acer, qui a déjà tenté sa chance avec des modèles comme la Predator Orion, revient avec une approche renouvelée en s'alliant à Intel. D'après Frandroid, la Predator Atlas 8 mise sur une plateforme matérielle entièrement repensée pour ce segment, avec une puce Intel Arc G3 ou G3 Extreme, dévoilée lors du Computex 2026. Cette dernière intègre une unité CPU de type Panther Lake et un GPU basé sur l'architecture Xe3, optimisé pour les jeux en mobilité.

Le choix d'Intel marque une rupture avec les solutions AMD ou Nvidia traditionnellement utilisées. La puce propose des technologies avancées comme le Thunderbolt 4, le Wi-Fi 7 et le XeSS 3, une alternative au DLSS de Nvidia, grâce à des cœurs dédiés à l'intelligence artificielle. Lors d'un essai sur place, Frandroid a pu tester la console sur Forza Horizon 6, confirmant des performances solides : 60 FPS en réglages élevés avec le XeSS en mode performance.

Un écran et un design adaptés aux attentes des joueurs

La Predator Atlas 8 adopte un design monobloc, avec l'écran positionné au centre et des manettes de chaque côté, une configuration désormais standard sur ce type de produits. Le châssis en plastique, bien que robuste, rappelle les matériaux utilisés par les concurrents. L'écran de 8 pouces en format 16:10 offre une résolution de 1920 x 1200 pixels et un taux de rafraîchissement de 120 Hz, un bon compromis entre fluidité et consommation énergétique. Si l'absence d'écran OLED est regrettée, la qualité d'affichage reste satisfaisante pour une utilisation nomade.

Avec un poids de 810 grammes, la console n'est pas la plus légère du marché, mais son équilibre en main est appréciable. Elle bénéficie également de l'expérience Xbox plein écran, une interface optimisée par Microsoft pour Windows 11 sur ce format, facilitant l'accès aux jeux et aux applications.

Des innovations matérielles, mais des limites ergonomiques

Parmi les atouts de la Predator Atlas 8, les gâchettes LT et RT se distinguent par leur modularité. Chaque gâchette est équipée d'un petit levier physique permettant de configurer leur course, offrant deux modes : un réglage précis pour les jeux de course comme Forza Horizon, ou une sensibilité accrue pour les jeux d'action. Une fonctionnalité originale, encore rare sur ce type de machine.

En revanche, Frandroid souligne plusieurs bémols. Les sticks analogiques, bien qu'ils utilisent la technologie à effet Hall, ne sont pas à l'abri du drift à long terme. Plus surprenant, la croix directionnelle, conçue comme un grand bouton rond avec des reliefs, s'avère peu intuitive et peu précise pour les jeux nécessitant des déplacements rapides. Ces choix ergonomiques trahissent peut-être le manque d'expérience d'Acer dans ce segment, contrairement à des acteurs comme Asus ou MSI.

Une commercialisation prévue pour octobre 2026, à un prix élevé

La Predator Atlas 8 devrait être disponible en Europe à partir du mois d'octobre 2026. Les tarifs annoncés s'échelonneront entre 999 et 1 099 euros, selon que l'on opte pour la version avec la puce Intel Arc G3 ou la version Extreme avec la puce G3 Extreme. Ces prix s'inscrivent dans la fourchette haute du marché, reflétant la hausse des coûts des consoles PC portables depuis le lancement du Steam Deck. « Il s'agit des nouveaux prix du marché et tant pis si le pouvoir d'achat des consommateurs n'a pas suivi », commente Frandroid.

Cette stratégie tarifaire pourrait limiter son accessibilité, d'autant que la concurrence propose des alternatives parfois moins chères. Reste à savoir si les performances et les innovations de la Predator Atlas 8 suffiront à convaincre les joueurs exigeants.

Et maintenant ?

La Predator Atlas 8 d'Acer devrait alimenter les débats sur l'évolution des consoles PC portables, un marché en pleine maturation. Son succès dépendra de sa capacité à séduire les joueurs tout en justifiant son prix élevé. Les prochains mois seront cruciaux pour évaluer son adoption, alors que d'autres acteurs comme Lenovo ou Razer pourraient dévoiler leurs propres modèles avant la fin de l'année.

Cette console marque aussi un tournant pour Intel, dont la puce Arc G3 Extreme pourrait bien s'imposer comme une alternative crédible face à AMD et Nvidia dans le secteur des machines mobiles. Les performances affichées lors des tests sont encourageantes, mais leur maintien dans le temps, ainsi que l'expérience utilisateur globale, resteront à confirmer une fois le produit entre les mains des consommateurs.

La Predator Atlas 8 se distingue par son écran de 8 pouces en format 16:10 et son taux de rafraîchissement de 120 Hz, ainsi que par sa puce Intel Arc G3 ou G3 Extreme, intégrant des cœurs dédiés à l'IA pour concurrencer le DLSS de Nvidia. Contrairement au Steam Deck, qui utilise un système d'exploitation maison (SteamOS), elle tourne sous Windows 11 avec l'expérience Xbox plein écran. Enfin, ses gâchettes configurables et son design monobloc rappellent les codes des consoles traditionnelles.

Oui, la console sera commercialisée en Europe à partir d'octobre 2026. Le prix devrait osciller entre 999 et 1 099 euros, selon la configuration choisie (Intel Arc G3 ou G3 Extreme). Ces tarifs reflètent la tendance actuelle du marché, marquée par une hausse des prix depuis le lancement du Steam Deck.