Le titre easyJet a bondi lundi après que la compagnie aérienne britannique à bas coûts a indiqué être parvenue à un accord de principe avec le fonds d’investissement américain Castlelake sur les principaux termes financiers d’une éventuelle offre de rachat, qui valoriserait le transporteur à plus de 5 milliards de livres (5,84 milliards d’euros), selon Euronews FR.

Cette annonce intervient après un mois de propositions successives et à la hausse de Castlelake et de négociations entre les deux entreprises. Castlelake n’a toutefois pas encore présenté d’offre ferme juridiquement contraignante.

Ce qu'il faut retenir

  • L'accord de principe entre easyJet et Castlelake porte sur les principaux termes financiers d’une éventuelle offre de rachat.
  • La dernière proposition, la cinquième de Castlelake, valorise la compagnie à 6,90 livres par action, en numéraire.
  • Le conseil d’administration de la compagnie serait disposé à recommander une offre aux actionnaires à ce prix si Castlelake annonce son intention ferme de déposer une offre et si les autres modalités et conditions sont arrêtées.

Dans un communiqué publié dimanche, easyJet a indiqué que son conseil d’administration et Castlelake s’étaient entendus sur le prix et les principaux termes financiers d’un rachat potentiel. Le titre easyJet s’échangeait autour de 6,19 livres lundi à 10h30 (CEST), en hausse de plus de 10%.

Castlelake a confirmé publiquement pour la première fois, fin mai, qu’il étudiait une possible offre sur easyJet. La compagnie avait répliqué le 1er juin en expliquant que son conseil d’administration n’avait pas eu de discussions avec Castlelake et n’avait reçu ni approche ni proposition à ce stade, ce qui indiquait que le processus avait commencé par une manifestation d’intérêt non sollicitée.

Contexte et implications

Le possible rachat intervient à un moment difficile pour le secteur aérien, confronté à la hausse des coûts du carburant pour avion. Un changement d’actionnaire pourrait également soulever des questions sur la stratégie future d’easyJet, l’emploi et le niveau des prix des billets.

Selon le communiqué, « Castlelake a souligné le très grand respect qu’il porte à easyJet et à ses équipes, ainsi que son intention d’accompagner la croissance future de la compagnie et sa transformation en une compagnie européenne plus solide et plus résiliente, au bénéfice de l’ensemble des parties prenantes, si la transaction va à son terme ».

Et maintenant ?

Castlelake dispose désormais jusqu’à 17 heures, le lundi 3 août 2026, pour soit annoncer son intention ferme de formuler une offre sur easyJet, soit confirmer qu’il n’entend pas donner suite. Cette éventuelle offre reste soumise à plusieurs conditions préalables, notamment la réalisation satisfaisante des audits de due diligence et la conclusion de la documentation définitive de la transaction.

En conclusion, l’avenir d’easyJet et de ses actionnaires sera influencé par les développements futurs de cette transaction potentiellement majeure pour le secteur aérien.