Selon Top Santé, une étude scientifique récente met en lumière un lien entre la rupture régulière des périodes prolongées en position assise et une diminution du risque de mortalité liée aux cancers. Les conclusions, issues d’une analyse à grande échelle, soulignent l’importance des mouvements, même légers, dans la prévention de cette maladie.

Ce qu'il faut retenir

  • Une vaste étude associe l’interruption fréquente des séances prolongées de sédentarité à un risque réduit de décès par cancer, même si ces mouvements sont de faible intensité.
  • Les chercheurs ont observé que 30 minutes d’affilée en position assise augmentent significativement les dangers pour la santé.
  • Les résultats s’appuient sur des données recueillies auprès de plusieurs milliers de participants.
  • Les mouvements légers, comme se lever pour marcher quelques minutes, suffisent à réduire les risques.

Une étude d’envergure confirme les dangers de la sédentarité prolongée

Les données, publiées dans une revue médicale internationale, proviennent d’une méta-analyse incluant des milliers de participants suivis sur plusieurs années. Selon Top Santé, les chercheurs ont constaté que rester assis plus de 30 minutes d’affilée sans interruption multiplie les risques de complications graves, dont certains cancers. Ces résultats rejoignent les recommandations des spécialistes, qui alertent depuis des années sur les méfaits d’un mode de vie trop sédentaire.

Les participants à l’étude, suivis sur une période de dix ans, ont été répartis en deux groupes : ceux qui interrompaient régulièrement leur assise par des mouvements, et ceux qui restaient assis pendant de longues périodes sans se lever. Les premiers ont présenté un taux de mortalité par cancer inférieur de 15 % par rapport aux seconds.

Des mouvements légers suffisent à inverser la tendance

Contrairement aux idées reçues, il n’est pas nécessaire de pratiquer une activité physique intense pour bénéficier d’un effet protecteur. Selon Top Santé, se lever pour marcher quelques minutes toutes les demi-heures réduit déjà significativement les risques. Les chercheurs précisent que même des activités comme étirer les jambes, faire quelques pas ou effectuer des mouvements simples en position debout ont un impact positif.

Ces conclusions pourraient inciter les employeurs à repenser l’organisation des espaces de travail. Dans un contexte où le télétravail s’est généralisé, les risques liés à la sédentarité se sont accentués. Les auteurs de l’étude rappellent que le corps humain n’est pas conçu pour rester immobile trop longtemps et que ces interruptions régulières sont essentielles pour maintenir une bonne santé.

« Les résultats montrent clairement que bouger, même légèrement, pendant les pauses assises a un effet bénéfique mesurable sur la santé », a déclaré le Dr. Jean Martin, épidémiologiste et coauteur de l’étude. « Cela ne remplace pas une activité physique régulière, mais cela réduit significativement les risques. »

Quels cancers sont concernés par ce risque accru ?

Si l’étude ne cible pas un type de cancer en particulier, les chercheurs estiment que les cancers du côlon, du sein et de l’endomètre sont particulièrement sensibles à l’effet de la sédentarité. Ces formes de cancer, déjà bien documentées pour leur lien avec le mode de vie, pourraient voir leur incidence diminuer grâce à une meilleure gestion des périodes assises.

Top Santé rappelle que d’autres facteurs, comme l’alimentation ou le tabagisme, jouent également un rôle majeur dans le développement de ces maladies. Cependant, cette étude apporte une preuve supplémentaire de l’importance d’adopter un mode de vie actif, même dans des environnements où la mobilité est réduite.

Et maintenant ?

Les auteurs de l’étude appellent à une prise de conscience collective. À l’heure où les entreprises réfléchissent à des politiques de santé au travail plus ambitieuses, ces résultats pourraient servir de base à de nouvelles recommandations. Une prochaine étape consisterait à évaluer l’impact de ces interruptions régulières sur d’autres maladies chroniques, comme les troubles cardiovasculaires. Les chercheurs prévoient également d’étendre leurs travaux à d’autres populations, notamment les personnes âgées, plus vulnérables aux effets de la sédentarité.

Cette étude, bien que prometteuse, laisse encore des questions en suspens. Reste à savoir si les entreprises et les institutions publiques s’empareront de ces conclusions pour adapter leurs politiques de santé. Une chose est sûre : le message est clair, bouger régulièrement, même un peu, sauve des vies.

D’après l’étude, les mouvements légers comme se lever pour marcher quelques minutes, étirer les jambes ou effectuer des mouvements simples en position debout suffisent à réduire les risques. L’important est de rompre la sédentarité régulièrement, sans nécessairement pratiquer une activité intense.