Dix ans. Dix ans de combats, de larmes, de manifestations. Dix ans à se battre pour la vérité. Résultat des courses ? La Cour de cassation vient de mettre un terme définitif à l'affaire Adama Traoré. Les gendarmes accusés des violences ayant entraîné la mort du jeune homme en 2018 sont définitivement hors de cause. La famille, elle, ne lâche rien.
Un non-lieu qui claque
Mercredi 11 février 2026, la plus haute juridiction française a confirmé le non-lieu prononcé en août 2023. Un coup de massue pour les proches d'Adama. « On pourrait se demander si la justice française a vraiment fait son travail », murmure un manifestant sous le regard des caméras.
Le moins qu'on puisse dire, c'est que l'affaire a divisé. D'un côté, ceux qui crient à l'injustice. De l'autre, ceux qui estiment que la justice a fait son travail. Difficile de trancher. Surtout quand on sait que l'enquête a duré... dix ans.
(Et puis, soyons honnêtes : qui, parmi nous, n'a jamais douté de la version officielle ?)
La famille ne baisse pas les bras
Me Yassine Bouzrou, l'avocat de la famille, a immédiatement annoncé qu'il saisirait la Cour européenne des droits de l'homme. « On va continuer à se battre », a-t-il déclaré, la voix tremblante d'émotion. Parce que pour eux, la bataille n'est pas finie.
Dix ans, c'est long. Assez pour voir des enfants grandir, des cheveux blanchir, des espoirs s'effriter. Assez pour que la douleur s'installe, tenace, tenace. Assez pour que la colère, elle, ne s'éteigne jamais.
Et puis, il y a les questions qui restent en suspens. Les zones d'ombre. Les doutes. « Comment peut-on accepter qu'un jeune homme meure en garde à vue sans que personne ne soit condamné ? », s'interroge un proche.
Un dossier emblématique
L'affaire Adama Traoré est devenue un symbole. Un symbole des tensions entre les forces de l'ordre et une partie de la population. Un symbole des violences policières. Un symbole des inégalités. Un symbole, enfin, de l'impunité.
Et c'est bien ça, le problème. Parce que derrière les chiffres, derrière les procédures, derrière les non-lieux, il y a des vies. Des vies brisées. Des familles détruites. Des questions sans réponses.
Alors, oui, la justice a tranché. Mais la vérité, elle, reste à trouver.
Et maintenant ?
La famille Traoré va-t-elle obtenir gain de cause devant la CEDH ? Difficile à dire. Mais une chose est sûre : ils ne lâcheront rien. Parce que pour eux, la mémoire d'Adama mérite plus que ça.
Et nous, dans tout ça ? On pourrait se contenter de dire que c'est une affaire de plus. Une affaire parmi d'autres. Mais non. Parce que derrière chaque dossier, derrière chaque non-lieu, il y a des hommes, des femmes, des enfants. Des vies.
Alors, oui, la justice a parlé. Mais la vérité, elle, est encore à écrire.
Parce que pour eux, la mémoire d'Adama mérite plus qu'un non-lieu. Parce que pour eux, la vérité est encore à trouver. Parce que pour eux, la bataille n'est pas finie.
Théoriquement, oui. Mais en pratique, c'est une autre histoire. La CEDH peut condamner la France pour violation des droits de l'homme, mais elle ne peut pas annuler une décision de justice française.
La famille Traoré va saisir la CEDH. En attendant, ils continuent de militer, de manifester, de se battre pour la vérité. Parce que pour eux, la bataille n'est pas finie.
