Un non-lieu a été rendu en faveur de Jean-Charles Naouri, ancien PDG du groupe Casino, dans le cadre d’une instruction pour viol et violences conjugales le visant. Selon Le Figaro, cette décision a été prise par les juges d’instruction du parquet de Nanterre à l’issue d’une procédure ouverte en juin 2023. La plainte, déposée avec constitution de partie civile par son épouse, accusait l’homme d’affaires d’avoir commis un viol conjugal lors d’un séjour dans le sud de la France en juillet 2020, ainsi que de violences psychologiques.
Ce qu'il faut retenir
- Un non-lieu a été prononcé en août 2026 en faveur de Jean-Charles Naouri dans une affaire de viol et violences conjugales le visant.
- L’information judiciaire avait été ouverte en juin 2023 après une plainte déposée par son épouse, en instance de divorce.
- Les juges ont estimé qu’il n’existait pas de « charges suffisantes » pour renvoyer l’accusé devant un tribunal.
- Une première plainte, déposée en février 2022, avait été classée sans suite en août 2022 pour absence de caractérisation de l’infraction.
- Jean-Charles Naouri, âgé de 77 ans, a déjà été condamné en janvier 2026 à quatre ans de prison, dont trois avec sursis, et un million d’euros d’amende pour corruption et diffusion d’informations fausses.
Une procédure initiée par la plainte de l’épouse de l’ex-PDG
C’est en juin 2023 que le parquet de Nanterre a ouvert une information judiciaire à la suite du dépôt d’une plainte avec constitution de partie civile par l’épouse de Jean-Charles Naouri. Selon les éléments recueillis par Le Figaro, celle-ci l’accusait d’avoir commis un viol conjugal lors d’un séjour dans le sud de la France en juillet 2020. Elle affirmait également avoir subi des violences psychologiques de la part de son mari, avec qui elle était en instance de divorce. Jean-Charles Naouri avait alors été placé sous le statut de témoin assisté dans le cadre de cette procédure.
Une première plainte, déposée en février 2022, avait été classée sans suite en août de la même année par le parquet, qui avait estimé que « l’infraction » n’avait pas été « suffisamment caractérisée ». Dans l’ordonnance de non-lieu rendue récemment, que l’AFP a pu consulter, les juges d’instruction ont abouti à une conclusion similaire. Ils ont estimé qu’il n’existait pas de « charges suffisantes » justifiant le renvoi de M. Naouri devant un tribunal.
La défense de Jean-Charles Naouri salue une décision « attendue »
Dans un communiqué relayé par Le Figaro, l’avocate de Jean-Charles Naouri, Me Marie-Alix Canu Bernard, a salué cette décision. Elle a affirmé que « cette décision était attendue et démontre à quel point ces accusations étaient infondées ». Cette réaction intervient alors que l’ex-PDG, âgé de 77 ans, cumule depuis plusieurs mois des ennuis judiciaires liés à la gestion du groupe Casino, qu’il a dirigé pendant près de vingt ans avant de quitter ses fonctions en 2024.
En janvier 2026, Jean-Charles Naouri a été condamné à quatre ans de prison, dont trois avec sursis, ainsi qu’à une amende d’un million d’euros pour corruption et diffusion d’informations fausses. Cette condamnation fait suite à la conclusion en septembre 2018 d’une « convention » avec le patron de presse Nicolas Miguet, facturée 823 000 euros pour des « conseils » sur une période de neuf mois. L’ex-PDG a annoncé son intention de faire appel de cette décision.
Un contexte judiciaire déjà lourd pour l’ex-dirigeant
L’affaire des violences conjugales s’ajoute à une série de procédures judiciaires qui ont marqué la fin de la carrière de Jean-Charles Naouri à la tête de Casino. Après avoir été éclipsé par l’arrivée du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky en 2024, l’ex-PDG a dû faire face à une succession de poursuites. Parmi celles-ci figurent notamment des enquêtes pour manipulation de cours et corruption, qui ont contribué à fragiliser la situation financière du groupe.
Alors que Jean-Charles Naouri avait été contraint de quitter ses fonctions à la suite de la prise de contrôle de Casino par Daniel Kretinsky, cette affaire de violences conjugales et de viol vient ajouter une dimension personnelle à son parcours judiciaire déjà complexe. Les observateurs soulignent que cette procédure, bien que close par un non-lieu, pourrait avoir des répercussions sur sa réputation et ses relations familiales.
Sur le plan personnel, l’ex-PDG, dont le divorce avec son épouse est en cours, devra désormais gérer les conséquences de cette affaire sur sa vie familiale et professionnelle. Pour l’heure, aucune date n’a été annoncée concernant une éventuelle reprise d’activités professionnelles ou des déclarations publiques de sa part.
Jean-Charles Naouri a déjà annoncé faire appel de sa condamnation à quatre ans de prison, dont trois avec sursis, et d’une amende d’un million d’euros pour corruption et diffusion d’informations fausses. Aucune date n’a encore été fixée pour l’audience d’appel. Par ailleurs, le non-lieu rendu dans l’affaire de violences conjugales et de viol ne devrait pas donner lieu à de nouvelles poursuites.