Le procès en appel de l'assassinat d'Housni N. a repris ce mardi 13 octobre à la cour d'appel de Paris, selon BFM - Faits Divers. Les enquêteurs ont défilé à la barre pour évoquer le « faisceau d'indices » qui vise les accusés, Stéphane M. et Karine M., accusés respectivement d'« assassinat » et d'« association de malfaiteurs ».

Le 26 juin 2019, deux policiers débarquent dans un quartier calme en lisière de Courtenay, dans le Loiret, pour enquêter sur la disparition inquiétante d'Housni N., un entrepreneur francilien qui s'est volatilisé six jours plus tôt après un rendez-vous avec un maçon dans une maison de Courtenay qu'il devait acquérir.

Ce qu'il faut retenir

  • L'assassinat d'Housni N. a eu lieu le 20 juin 2019 dans une maison de Courtenay.
  • Les accusés, Stéphane M. et Karine M., sont respectivement accusés d'« assassinat » et d'« association de malfaiteurs ».
  • Le procès en appel se déroule à la cour d'appel de Paris depuis le 12 octobre.
  • Le verdict est attendu pour le 22 octobre prochain.

Les enquêteurs détaillent le « faisceau d'indices »

Les enquêteurs ont détaillé le « faisceau d'indices » qui les a conduits à la mise en examen du couple. Selon Michel M., l'un des policiers qui ont découvert le corps d'Housni N., Stéphane M. a laissé son téléphone chez lui le jour du rendez-vous, ce qui a attiré leur attention.

« On a trouvé cela étrange de se déplacer à un endroit qu’on ne connaît pas sans son téléphone portable », a commenté Michel M. Un autre enquêteur, François F., a ajouté que Stéphane M. avait acquis cinq armes de poing, dont un 22 Long Rifle, le mois précédent, et que le calibre utilisé pour l'assassinat d'Housni N. était le même.

Les déclarations des accusés

Les déclarations des accusés ont évolué au fil du temps. Stéphane M. a d'abord indiqué avoir simplement fait un tour avec la voiture de la victime avant d'expliquer qu'il l'avait conduite à la demande d'Housni N. pour aller à Grigny. Il a prétendu avoir soupçonné quelque chose d'illégal, peut-être un transport de stupéfiants, et avoir laissé son téléphone derrière lui pour ne pas avoir de souci.

Karine M. a également évolué dans ses déclarations, affirmant d'abord que les armes avaient été volées, puis indiquant qu'elle et son conjoint s'étaient débarrassés du coffre-fort pour que l'assurance « ne fasse pas de problème ».

Le procès en appel

Le procès en appel se déroule à la cour d'appel de Paris depuis le 12 octobre. Les accusés clament leur innocence, leur défense avançant la thèse d'un assassinat lié aux liens de la victime avec le milieu du trafic de stupéfiants.

Et maintenant ?

Le verdict est attendu pour le 22 octobre prochain. Les prochaines semaines seront cruciales pour déterminer le sort des accusés et pour éclaircir les circonstances de l'assassinat d'Housni N.

Le procès en appel de l'assassinat d'Housni N. laisse de nombreuses questions en suspens, notamment sur les motivations des accusés et sur les liens de la victime avec le milieu du trafic de stupéfiants. Les prochaines semaines seront décisives pour obtenir des réponses à ces questions.