Un supporter du Paris Saint-Germain (PSG), condamné à quatre mois de prison pour son rôle dans les violences urbaines ayant suivi la finale de la Ligue des champions 2026, a témoigné sur BFMTV ce mercredi 3 juin. Ses déclarations ont suscité une vive réaction de la part de Mathieu Valet, député européen du Rassemblement National (RN), qui a dénoncé un « réquisitoire diffamant vis-à-vis des policiers » lors d’un entretien diffusé en direct.
Ce qu'il faut retenir
- Un supporter du PSG condamné à quatre mois de prison a témoigné sur BFMTV, évoquant les circonstances de son implication dans les violences post-match.
- Mathieu Valet, député européen RN, a critiqué ses propos, les qualifiant de « diffamants à l’encontre des policiers » dans un réquisitoire.
- Les tensions autour des violences urbaines liées aux célébrations du PSG ont relancé le débat sur la gestion des troubles par les autorités parisiennes.
- Jonas Haddad, porte-parole des Républicains, a interrogé l’inaction de la mairie de Paris dans la poursuite des dégradations.
- Gérald Darmanin, ministre de la Justice, a défendu l’indépendance de la justice face aux critiques politiques.
- Parallèlement, l’enquête sur la disparition de Lyhanna, une fillette de dix ans dont le principal suspect est Jérôme Barella, se poursuit à Fleurance (Gers).
Un témoignage qui enflamme le débat sur les violences policières
Le supporter du PSG, dont l’identité n’a pas été révélée, a livré son récit des événements lors de la finale de la Ligue des champions, le 31 mai 2026. Il a évoqué des tensions avec les forces de l’ordre après la victoire de son club, décrivant une situation qu’il jugeait « disproportionnée ». Ses déclarations ont été interprétées par certains comme une remise en cause systématique des actions policières, ce qui a provoqué une réaction immédiate de la classe politique.
Mathieu Valet, député européen du RN, a réagi avec fermeté lors de son passage sur BFMTV. « Ce monsieur a porté un réquisitoire diffamant vis-à-vis des policiers », a-t-il déclaré, soulignant que ces propos pouvaient « miner la crédibilité des forces de l’ordre ». Pour lui, ce témoignage illustre une tendance plus large à « diaboliser les policiers » dans le débat public. Ses propos ont relancé les discussions sur la perception des violences policières en France, un sujet déjà sensible après des mois de tensions sociales.
La mairie de Paris et la justice au cœur des critiques
Les violences urbaines qui ont suivi la victoire du PSG ont également mis en lumière les responsabilités des autorités locales. Jonas Haddad, porte-parole des Républicains, a interpellé la mairie de Paris sur son inaction face aux dégradations commises par certains supporters. « Pourquoi la mairie de Paris ne poursuit-elle pas toutes les personnes qui ont cassé ? », a-t-il questionné, pointant du doigt l’absence de suites judiciaires pour des actes de vandalisme filmés et documentés.
Face à ces critiques, Gérald Darmanin, ministre de la Justice, a rappelé l’indépendance de la justice. « La justice est indépendante. Laissez-la travailler sereinement », a-t-il affirmé, tout en reconnaissant que chaque affaire devait être traitée au cas par cas. Cette réponse a tempéré les ardeurs des élus de l’opposition, tout en alimentant les débats sur l’efficacité des poursuites judiciaires dans un contexte de tensions récurrentes autour des matchs de football.
La disparition de Lyhanna : l’enquête progresse malgré l’émotion locale
À Fleurance, dans le Gers, l’enquête sur la disparition de Lyhanna, 10 ans, se poursuit sous haute tension. Le principal suspect, Jérôme Barella, connu de la justice depuis 2017, fait l’objet d’une attention particulière des enquêteurs. Les habitants de la commune, sidérés par le profil du mis en cause, expriment leur colère et leur incompréhension. « Sidérés et choqués », c’est ainsi que les locaux décrivent leur état d’esprit face à cette affaire qui secoue la petite ville depuis six jours.
Les recherches, menées par une vingtaine de communes voisines, se sont intensifiées ce 4 juin avec le déploiement d’une patrouille équestre dans la région. Les enquêteurs ont également multiplié les auditions, notamment après le signalement de « caresses au niveau des fesses » lors d’une « soirée pyjama » organisée par Barella, selon les déclarations de Nicolas, le père d’une fillette ayant porté plainte. Ces éléments, couplés au profil inquiétant du suspect, ont conduit les autorités à élargir le périmètre des investigations.
Le policier agressé : un témoignage parmi d’autres
Parallèlement à ces affaires, un policier a livré son témoignage sur les violences subies lors de la finale de la Ligue des champions. Visé par des tirs de mortiers en marge des célébrations, il a décrit une scène de chaos où il a été « braqué » par un individu hors service. Son récit, diffusé sur les ondes, illustre la violence extrême dont certains supporters peuvent faire preuve, au-delà des simples dégradations matérielles.
Ces violences, documentées par de nombreuses images et vidéos, ont donné lieu à des milliers de plaintes. Les chiffres, compilés par les autorités, révèlent une augmentation des incidents liés aux matchs de football, avec des dégradations estimées à plusieurs millions d’euros. Les associations de supporters, quant à elles, dénoncent une « criminalisation systématique » de leur mouvement, appelant à une réflexion plus large sur la gestion des grands événements sportifs.
La situation reste donc sous haute surveillance, tant sur le plan judiciaire que politique, avec des conséquences potentielles sur les politiques de sécurité publique et de prévention des violences.
Le supporter du PSG, dont le nom n’a pas été révélé, a été condamné à quatre mois de prison pour son implication dans les violences urbaines survenues après la finale de la Ligue des champions 2026. Selon les éléments transmis par les autorités, il aurait participé à des dégradations et à des affrontements avec les forces de l’ordre, ce qui a conduit à sa condamnation pour « violences aggravées » et « rébellion ».