Dernier suspect français encore en vie lié à l’affaire Epstein, Gérald Marie a rompu un silence de plusieurs années en s’exprimant publiquement ce mercredi 26 août sur les ondes de RTL. L’ancien patron de l’agence de mannequins Élite, visé par des accusations de viol, a livré sa version des faits après des années de retrait médiatique. Selon nos confrères de Ouest France, cette prise de parole intervient dans un contexte où les procédures judiciaires concernant les réseaux présumés d’Epstein s’intensifient aux États-Unis et en Europe.
Ce qu'il faut retenir
- Gérald Marie, ancien directeur de l’agence de mannequins Élite, est le dernier suspect français vivant lié à l’affaire Epstein.
- Il est accusé d’avoir violé au moins sept femmes, selon les informations relayées par Ouest France.
- Il est également associé à Daniel Siad, présenté comme un rabatteur présumé dans le réseau d’Epstein.
- Gérald Marie s’est exprimé publiquement pour la première fois depuis des années dans un entretien sur RTL le 26 août 2026.
- Ses déclarations interviennent alors que les investigations sur les réseaux d’Epstein reprennent aux États-Unis et en Europe.
Des accusations graves et un réseau présumé
Gérald Marie, figure emblématique du milieu de la mode dans les années 1990 et 2000, a dirigé l’agence Élite, l’une des plus influentes au monde. Depuis plusieurs années, il est cité dans des procédures judiciaires américaines liées à l’affaire Jeffrey Epstein, milliardaire américain condamné pour trafic sexuel de mineures. Selon Ouest France, Gérald Marie est accusé d’avoir commis des viols sur au moins sept femmes, dont certaines étaient mineures au moment des faits présumés. Ces accusations s’inscrivent dans le cadre plus large d’un réseau présumé de proxénétisme et d’exploitation sexuelle, où Daniel Siad, présenté comme un rabatteur, jouerait un rôle clé. Les investigations menées outre-Atlantique suggèrent que ces deux hommes auraient collaboré pour recruter des victimes potentielles.
Les charges retenues contre Gérald Marie n’ont pas abouti à un procès en France, en raison notamment de la prescription pour certains faits ou de l’absence de plainte formelle dans le pays. Cependant, les autorités américaines ont rouvert le dossier Epstein en 2019, ce qui a relancé les recherches de preuves et d’éventuels complices en Europe, où plusieurs pays collaborent avec la justice américaine.
Une prise de parole tardive et des réactions contrastées
Lors de son entretien sur RTL, Gérald Marie a livré une version des faits qui, selon Ouest France, conteste les accusations portées contre lui. Il aurait nié toute implication dans un réseau criminel et affirmé que ses relations avec Epstein et Siad relevaient de simples rencontres professionnelles. «
Je n’ai jamais été associé à des activités illégales et je n’ai jamais forcé qui que ce soit. Ces accusations sont infondées et reposent sur des témoignages déformés.»
Ses déclarations ont suscité des réactions variées. Certains observateurs soulignent que cette prise de parole intervient à un moment où la pression médiatique et judiciaire sur les anciens collaborateurs d’Epstein s’accroît. D’autres, parmi les associations de défense des victimes, dénoncent une tentative de minimiser les responsabilités de Gérald Marie, rappelant que plusieurs plaignantes ont déjà témoigné sous serment aux États-Unis. « C’est une stratégie classique pour ceux qui sont rattrapés par leur passé », a commenté une avocate spécialisée dans les affaires de violences sexuelles, citée par Ouest France.
Cette affaire soulève une fois de plus des questions sur l’impunité présumée de certains réseaux criminels et sur la capacité des systèmes judiciaires à traiter des dossiers aussi complexes, souvent étalés sur plusieurs décennies. Les victimes, de leur côté, continuent de réclamer justice, malgré les obstacles liés à la prescription ou à l’absence de coopération internationale.
Les accusations portées contre lui en France concernent des faits prescrits pour certains, ou n’ont pas donné lieu à des plaintes formelles dans le pays. Les procédures judiciaires américaines, où la prescription est plus longue, ont relancé l’instruction, mais la France n’a pas encore engagé de poursuites contre lui.