Un corps a été découvert dans un silo agricole à Puycasquier (Gers), a annoncé Olivier Naboulet, procureur d'Agen, ce 4 juin 2026, selon BFM - Faits Divers. Les premières analyses confirment qu’il s’agit d’un enfant portant des vêtements similaires à ceux que portait Lyhanna au moment de sa disparition, survenue en novembre 2025.
Face à cette découverte, les autorités judiciaires reconnaissent un « constat d’échec pour tout le monde ». Sacha Straub-Kahn, porte-parole du ministère de la Justice, a reconnu, lors d’une prise de parole officielle, que l’enquête avait connu des dysfonctionnements majeurs. Gérald Darmanin, ministre de la Justice, a de son côté dénoncé la lenteur du traitement des plaintes dans cette affaire, évoquant une situation « tout à fait inacceptable » autour du principal suspect, Jérôme Barella.
Ce qu'il faut retenir
- Un corps a été retrouvé dans un silo agricole à Puycasquier (Gers), près du lieu de disparition de Lyhanna.
- Les vêtements portés par le corps sont « similaires » à ceux que Lyhanna portait lors de sa disparition.
- Les autorités judiciaires admettent un « constat d’échec » et des dysfonctionnements dans l’enquête.
- Jérôme Barella, mis en cause, fait l’objet d’analyses complémentaires sur son ADN et ses vêtements.
- Une réunion est prévue à Matignon demain pour faire un point sur l’affaire.
Une découverte qui relance l’enquête après des mois d’attente
La nouvelle a été rendue publique ce jeudi 4 juin 2026, quelques heures après que le procureur d’Agen, Olivier Naboulet, ait confirmé l’identification préliminaire du corps. Selon les premiers éléments, l’enfant portait des vêtements « comparables » à ceux décrits par les proches de Lyhanna lors de sa disparition, survenue il y a plus de six mois. François Daoust, ancien directeur de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale, a précisé à BFM - Faits Divers que les investigations allaient désormais se concentrer sur trois axes : l’ADN du suspect, les vêtements retrouvés et le corps lui-même.
Cette découverte intervient après des mois de tensions et de critiques envers les services judiciaires et policiers. Plusieurs habitantes de Puycasquier, dont Laura, une voisine de la famille, ont exprimé leur colère. « Si la justice avait fait son travail, rien de tout ça ne serait arrivé », a-t-elle déclaré à BFM - Faits Divers, soulignant l’émotion palpable dans la région.
Les autorités reconnaissent des failles dans le traitement de l’affaire
Sacha Straub-Kahn, porte-parole du ministère de la Justice, a reconnu publiquement un « constat d’échec pour tout le monde », une formule inhabituelle qui illustre la gravité des dysfonctionnements pointés du doigt. Gérald Darmanin, ministre de la Justice, a pour sa part dénoncé la lenteur excessive dans le traitement des plaintes, notamment autour du suspect principal, Jérôme Barella. « C’est tout à fait inacceptable », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse, sans pour autant entrer dans le détail des mesures correctives envisagées.
Les critiques ne se limitent pas aux institutions. Mathias Darmon, avocat de l’association Innocence en Danger, a rappelé l’importance de prendre en compte la parole des enfants, évoquant le mouvement #MeToo comme exemple de changement sociétal. « On a pris en considération la parole des femmes avec le mouvement #MeToo, il serait temps de prendre en considération la parole des enfants », a-t-il souligné, appelant à une meilleure écoute des victimes mineures.
Les prochaines étapes : analyses ADN et réunion gouvernementale
Les autorités judiciaires ont confirmé que des analyses complémentaires seraient menées dans les plus brefs délais. François Daoust a indiqué que les équipes de la gendarmerie nationale travailleraient sur l’ADN du suspect, les vêtements retrouvés et le corps lui-même. « On va travailler sur l’ADN du mis en cause, sur les vêtements et sur ce corps », a-t-il expliqué à BFM - Faits Divers, précisant que les résultats pourraient prendre plusieurs jours.
Par ailleurs, une réunion interministérielle est prévue demain à Matignon pour faire le point sur l’avancée de l’enquête et évaluer les mesures à mettre en place pour éviter de nouveaux dysfonctionnements. Cette initiative s’inscrit dans un contexte de pression accrue sur les services judiciaires et policiers, accusés de lenteur et de manque de coordination.
Cette affaire, qui a suscité une émotion nationale, rappelle également les enjeux plus larges de la protection de l’enfance et de l’efficacité de la justice dans les affaires de disparition. Alors que les associations et les familles réclament des réponses rapides, les prochains jours seront déterminants pour faire la lumière sur cette disparition et sur les responsabilités engagées.
Une réunion interministérielle est prévue demain à Matignon pour faire un point sur l’enquête. Par ailleurs, les résultats des analyses ADN et vestimentaires devraient être connus dans les 48 à 72 heures.