En Afrique du Sud, la police est sous pression pour élucider les meurtres d'au moins huit femmes dont les corps ont été retrouvés à l'est de Johannesburg en l'espace de deux mois, selon Le Figaro. Le dernier corps a été découvert mardi, suscitant un vif émoi dans le pays.

La mise au jour du premier corps, celui d'une femme de 37 ans, dénudée et entravée, dans le parc de Kempton le 15 juillet, était passée largement inaperçue dans un pays qui enregistre pas moins de 60 homicides quotidiennement, un des taux les plus élevés du monde. Le 24 août, une deuxième victime de 32 ans avait à son tour été trouvée dans le même parc, partiellement dévêtue.

Ce qu'il faut retenir

  • Huit femmes ont été tuées à l'est de Johannesburg en deux mois.
  • La police est sous pression pour élucider ces meurtres.
  • Les violences faites aux femmes atteignent des niveaux endémiques en Afrique du Sud.
  • Le président Cyril Ramaphosa a promis que «aucun effort ne serait» ménagé «pour élucider ces crimes».
  • Amnesty International considère que ces meurtres sont «le rappel, horrible, du fait que les femmes en Afrique du Sud ne sont pas en sécurité».

Les meurtres

Le dossier fait désormais la une des médias et accapare les autorités après que six corps supplémentaires ont été découverts ces derniers jours, faisant craindre qu'un tueur en série ou qu'un groupe de tueurs n'opère dans la région. La police a souligné que six corps avaient été retrouvés dans la municipalité d'Ekurhuleni en une seule semaine et que seules deux des victimes avaient été identifiées à ce jour.

Il n'est pas encore établi si ces meurtres ont été commis par une seule personne ou par plusieurs, a précisé la police, qui a à cet égard lancé un vibrant appel à témoins mardi pour toute information susceptible de faire avancer l'enquête. «Nous sommes à pied d'oeuvre pour déterminer si nous avons affaire à un seul auteur (de ces crimes) ou à un groupe d'hommes», a déclaré mardi la porte-parole de la police Athlenda Mathe, qualifiant ces découvertes de «préoccupantes».

Les réactions

«Nous vivons dans une société violente, marquée par une forte agressivité, et j'espère qu'un jour les femmes de notre société seront en sécurité», a ajouté Firoz Cachalia, le ministre de la Police par intérim, à l'issue d'une réunion pluridisciplinaire consacrée à ces meurtres. Les violences faites aux femmes atteignent des niveaux endémiques en Afrique du Sud : selon les Nations unies, une femme sur trois y subit des violences physiques ou sexuelles au cours de sa vie.

L'une des victimes est pour sa part devenue la figure de cette série macabre : Elizabeth Moselakgomo, 38 ans, avait disparu le 9 septembre après être sortie faire un jogging en fin d'après-midi. C'était sa fille unique de huit ans, restée seule à la maison, qui avait donné l'alerte. Ses amis d'un club de coureurs de fond avaient lancé une campagne sur les réseaux sociaux pour tenter de la retrouver.

Les conséquences

Le corps de la joggeuse avait été retrouvé partiellement dénudé le 12, derrière un hôtel. Des photos de cette femme prises à l'arrivée de courses à pied, dossard en évidence et visage souriant, s'affichent désormais dans les médias. Le président Cyril Ramaphosa a promis mardi qu'«aucun effort ne serait» ménagé «pour élucider ces crimes, reconnaissant que» ces incidents suscitent la peur et l'inquiétude dans nos communautés, en particulier chez les femmes.

Et maintenant ?

La police devrait continuer à enquêter sur ces meurtres et tenter de déterminer si un seul auteur ou un groupe de personnes est responsable. Les autorités devraient également prendre des mesures pour améliorer la sécurité des femmes dans le pays et lutter contre les violences faites aux femmes. Une date butoir pour la fin de l'enquête n'a pas été communiquée, mais il est probable que les investigations se poursuivent dans les prochaines semaines.

Il reste à voir si la police parviendra à élucider ces meurtres et à apporter des réponses aux familles des victimes. La situation devrait continuer à être suivie de près par les médias et les autorités, et il est possible que de nouvelles informations soient révélées dans les prochains jours.

En conclusion, les meurtres de ces huit femmes en Afrique du Sud sont un rappel tragique de la violence qui peut exister dans notre monde et de l'importance de lutter contre les violences faites aux femmes. Il est essentiel que les autorités prennent des mesures pour améliorer la sécurité des femmes et que les médias continuent à suivre de près cette affaire pour apporter des réponses aux familles des victimes.