Avec la hausse des prix de l'électricité, les ménages français cherchent tous les moyens possibles pour réduire leurs dépenses énergétiques. Selon Top Santé, ce débat prend une nouvelle dimension en 2026, alors que 2,6 millions d'airfryers ont été vendus en 2024 et que les tests comparatifs entre ces appareils et les fours électriques s'intensifient.
Les performances de ces deux types d'appareils dépendent désormais de critères précis : leur usage quotidien, leur taille par rapport aux besoins du foyer, et bien sûr, leur consommation réelle. Autant dire que la bataille est loin d'être tranchée, même si les données commencent à dessiner une tendance.
Ce qu'il faut retenir
- 2,6 millions d'airfryers vendus en France en 2024, selon Top Santé.
- Les tests comparatifs entre airfryers et fours électriques s'intensifient pour déterminer l'appareil le plus économe.
- La consommation dépend fortement de l'usage et de la taille du foyer.
- Les résultats varient selon les modèles et les marques d'airfryers testés.
- Les fours électriques restent des appareils de référence dans de nombreux foyers.
Une comparaison technique qui s'affine
Les spécialistes en électroménager multiplient les tests pour départager définitivement airfryers et fours électriques. D'après Top Santé, ces évaluations portent désormais sur plusieurs critères techniques : temps de préchauffage, puissance consommée à vide, et efficacité énergétique lors de la cuisson. « Les airfryers consomment généralement moins que les fours, mais cela dépend du modèle et de la durée d'utilisation », précise un expert interrogé par le magazine.
Les appareils à convection forcée, comme la plupart des airfryers récents, permettent une cuisson plus rapide et une meilleure répartition de la chaleur. Résultat : une réduction de la durée de fonctionnement, donc une économie d'électricité. Mais côté four, les modèles à induction ou à pyrolyse intègrent des technologies visant à limiter leur consommation, notamment lorsqu'ils fonctionnent à pleine charge.
Des usages qui changent la donne
La taille du foyer joue un rôle clé dans ce choix. Pour un célibataire ou un couple, un airfryer de 2 à 4 litres suffit souvent, tandis qu'une famille nombreuse se tournera plutôt vers un four de 60 litres ou plus. Selon Top Santé, les foyers de 1 à 2 personnes pourraient réaliser jusqu'à 30 % d'économies en privilégiant un airfryer pour les repas quotidiens, à condition de l'utiliser à pleine capacité.
En revanche, pour des plats familiaux comme un gigot ou un gâteau, le four reste indispensable. « Un airfryer ne remplace pas un four pour toutes les préparations », rappelle un ingénieur en électroménager cité par Top Santé. Les utilisateurs doivent donc adapter leur équipement en fonction de leurs habitudes culinaires.
Des économies variables selon les modèles
Tous les airfryers ne se valent pas en termes de consommation. Les tests de Top Santé révèlent que les modèles haut de gamme, équipés de capteurs de température et de programmes automatiques, consomment parfois autant qu'un petit four bien utilisé. À l'inverse, les appareils d'entrée de gamme, souvent moins chers à l'achat, peuvent se révéler plus gourmands sur la durée.
Côté four, les modèles récents intègrent des technologies comme l'isolation renforcée ou la gestion intelligente de la chaleur. Certains fabricants promettent jusqu'à 20 % d'économies par rapport aux anciens modèles, mais ces chiffres dépendent des conditions réelles d'utilisation. « La consommation réelle est toujours supérieure aux annonces des constructeurs », tempère un expert en énergie.
D'après Top Santé, les prochains tests comparatifs devraient intégrer des critères encore plus précis, comme l'impact environnemental des appareils ou leur durée de vie réelle. Une chose est sûre : le débat entre airfryer et four n'est pas près de s'éteindre.