Selon BMF - International, l’Algérie fait face à une crise sans précédent après les violents incendies qui ont ravagé plusieurs régions du pays fin août 2025. Le bilan provisoire s’élève à 12 morts, mais les autorités craignent que ce chiffre ne soit sous-estimé. Face à l’ampleur de la tragédie, le président Abdelmadjid Tebboune a annoncé son intention de rétablir la peine de mort pour les pyromanes, une mesure qui pourrait être adoptée avant le 15 septembre.
Ce qu'il faut retenir
- 12 morts officiellement recensés dans les incendies qui ont touché l’est et le nord de l’Algérie entre le 26 et le 28 août 2025.
- Le président Abdelmadjid Tebboune a ordonné une modification du Code pénal pour rétablir la peine de mort contre les pyromanes avant le 15 septembre.
- Un deuil national de trois jours a été décrété, avec l’annulation de toutes les festivités et compétitions sportives.
- Les feux, aggravés par une canicule et des vents violents, ont été alimentés par des épisodes de sécheresse liés au changement climatique.
- Plusieurs personnes suspectées d’avoir allumé des feux ont été arrêtées par les autorités.
Un bilan humain et matériel lourd
Les incendies qui ont frappé l’Algérie fin août ont causé la mort d’au moins 12 personnes, selon le dernier bilan officiel communiqué par les autorités. Ces feux, qui ont touché principalement les régions de Béjaïa, Jijel et Tizi-Ouzou, ont également provoqué d’importants dégâts matériels. Le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudène, a évoqué un bilan « très lourd » sans pour autant fournir de chiffres précis.
Des sources locales, citées par BMF - International, laissent craindre que le nombre réel de victimes soit bien supérieur à celui avancé officiellement. Les habitants des zones touchées ont vu leurs habitations détruites, leurs cheptels décimés et leurs cultures ravagées par les flammes. Face à cette situation, le gouvernement algérien a promis une indemnisation totale des victimes avant le 15 septembre, couvrant les pertes en logements, électroménager et arbres fruitiers.
Une réponse politique musclée
Dès le 30 août 2025, lors d’une réunion consacrée aux incendies en présence de hauts responsables civils et militaires, le président Abdelmadjid Tebboune a pris une décision radicale. « On réinstaure la condamnation à mort pour les pyromanes », a-t-il déclaré, précisant que « l’exécution aura lieu une fois les voies de recours épuisées ». Cette annonce s’inscrit dans un contexte où l’Algérie observe un moratoire sur la peine de mort depuis 1993.
Le chef de l’État a ordonné une modification du Code pénal avant le 15 septembre, chargeant le gouvernement de présenter le projet, qui devra ensuite être étudié « rapidement » par le Parlement. Cette décision intervient alors que plusieurs personnes soupçonnées d’avoir allumé des feux ont déjà été arrêtées. « Personne ne peut faire plier l’Algérie », a lancé Tebboune, soulignant la détermination de l’État à sanctionner sévèrement les responsables de ces catastrophes.
Un deuil national et une émotion collective
Pour marquer son respect envers les victimes, l’Algérie a décrété un deuil officiel de trois jours. Toutes les festivités culturelles et les compétitions sportives ont été annulées en signe de solidarité. Des images diffusées par la télévision et les médias locaux ont montré des foules rassemblées lors d’enterrements collectifs, notamment à Jijel, l’une des villes les plus touchées par les incendies.
Les réseaux sociaux ont joué un rôle clé dans la diffusion des images des feux, avec des vidéos montrant des citoyens bloqués par les flammes dans des zones à la fois côtières et montagneuses, réputées pour leurs paysages paradisiaques. Ces incendies, alimentés par des vents violents et une canicule intense, ont été aggravés par des épisodes de sécheresse de plus en plus fréquents, un phénomène attribué au changement climatique.
Des moyens exceptionnels déployés par les secours
Face à l’ampleur des feux, les autorités ont mobilisé d’importants moyens pour tenter de maîtriser les flammes. La Protection civile algérienne a notamment déployé des avions bombardiers d’eau pour lutter contre les incendies. Ces interventions, bien que nécessaires, n’ont pas suffi à éviter une catastrophe humaine et écologique.
Les autorités ont indiqué que les enquêtes se poursuivaient pour identifier les causes exactes des départs de feu. Si certains incendies pourraient être accidentels, d’autres pourraient résulter de comportements criminels, justifiant ainsi la fermeté annoncée par le président Tebboune à l’encontre des pyromanes.
Cette crise met en lumière les défis auxquels l’Algérie est confrontée, entre gestion des risques climatiques et réponse judiciaire aux catastrophes. Reste à voir si les mesures annoncées par le président Tebboune permettront de prévenir de futurs drames similaires.
Selon BMF - International, les incendies ont principalement frappé les régions de Béjaïa, Jijel et Tizi-Ouzou, dans l’est et le nord du pays. Ces zones, connues pour leurs paysages côtiers et montagneux, ont subi les dégâts les plus importants.