La série britannique Alice et Steve, signée par Sophie Goodhart et diffusée dès aujourd’hui sur Disney+, s’impose comme l’un des événements marquants de l’année. À l’occasion de la cérémonie de clôture du festival Canneseries, qui s’est tenu du 23 au 28 avril 2026, l’œuvre a remporté trois récompenses majeures : Meilleure série, Prix spécial d’interprétation pour l’ensemble du casting et Prix des lycéens. Un succès salué par la critique et le public, selon Franceinfo – Culture.
Ce qu'il faut retenir
- La série Alice et Steve, créée par Sophie Goodhart, est disponible depuis le 8 juin 2026 sur Disney+.
- Elle a été récompensée lors de Canneseries 2026 dans trois catégories : Meilleure série, Prix spécial d’interprétation et Prix des lycéens.
- Le casting principal est interprété par Nicola Walker (Alice) et Jemaine Clement (Steve), rejoints par Yali Topol Margalith (Izzie).
- L’intrigue explore une relation interdite entre Steve et Izzie, la fille d’Alice, déclenchant une guerre sans merci entre amis d’enfance.
- La série aborde avec humour et cynisme les questions de moralité, de génération et de complexité des relations humaines.
- Avec 8 épisodes de 30 minutes, elle s’inscrit dans la catégorie comédie dramatique.
Une série née sur la scène de Canneseries
Chaque année, à la veille de l’ouverture du Festival de Cannes, le festival Canneseries met à l’honneur les meilleures séries internationales. En 2026, c’est la série Alice et Steve, réalisée par Sophie Goodhart, qui a marqué l’événement. La Britannique, déjà connue pour son travail sur Sex Education (Netflix), y signe une comédie noire où l’humour acide le dispute aux dilemmes moraux. La cérémonie de clôture a récompensé l’œuvre dans trois catégories, confirmant son statut de phénomène à venir, comme le rapporte Franceinfo – Culture.
Un duo de quinquagénaires hilarants et pathétiques
Au cœur de l’intrigue, Alice et Steve, interprétés respectivement par Nicola Walker – révélée dans Last Tango in Halifax (2014) et Annika (2022) – et Jemaine Clement, Néo-Zélandais célèbre pour What We Do in the Shadows (2014), forment un duo d’amis inséparables. Leur complicité, construite sur des années, vole en éclats lorsque Steve entame une relation avec Izzie, la fille de 26 ans d’Alice. Une situation qui plonge Alice dans une colère vengeresse et transforme leur amitié en conflit ouvert. Le ton est donné : entre cynisme et émotion, la série interroge la solidité des liens humains.
Une galerie de personnages confrontés à leurs contradictions
Autour du trio central gravitent d’autres personnages clés : le mari d’Alice, Daniel, en quête de lui-même, et leur fils Dom, découvrant les méandres de l’amour. S’ajoutent les amis d’Izzie, dans la vingtaine, dont les valeurs et la modernité accentuent le fossé générationnel avec Steve. Alice et Steve s’articule ainsi comme une réflexion sur les attentes sociales, l’amour et l’amitié, où chaque personnage doit composer avec ses propres contradictions. Le scénariste y glisse des touches de réalisme cru, loin des clichés romantiques.
Le personnage d’Alice, interprété par Nicola Walker, se distingue particulièrement. Entre bouillonnement de colère, protectrice envers sa fille et jalousie mal définie, son parcours alterne entre exaspération et empathie. « Elle est le personnage le plus intéressant de la série », souligne Franceinfo – Culture, tant son évolution captive le spectateur.
Un scénario en « Et si… ? » poussé à l’extrême
Alice et Steve s’inscrit dans la veine des scénarios hypothétiques, où le « What if… ? » devient un laboratoire des émotions humaines. Et si le pire pouvait arriver à une amitié ? Et si l’amour entre un quinquagénaire et une jeune femme de 26 ans était réel ? La série explore ces questions sans concession, interrogeant la moralité de la situation, la gestion des écarts d’âge et la définition même de l’amour. Les huit épisodes se consomment comme un « bonbon acidulé », mêlant humour noir et moments tendres, sans jamais tomber dans le mélodrame.
« Alice et Steve déroule toute une série d’actions et de conséquences en chaîne, à travers les questionnements moraux et les crises existentielles de chacun de ses personnages. »
— Franceinfo – Culture
Une réalisation et une distribution saluées par la critique
Réalisée par Sophie Goodhart, la série bénéficie d’une direction précise, où chaque plan sert le ton à la fois drôle et désenchanté. Le casting, composé de Nicola Walker et Jemaine Clement en tête, a été salué pour ses performances, notamment lors de la cérémonie de clôture de Canneseries. La Britannique et le Néo-Zélandais, habitués des rôles à la fois drôles et profonds, y trouvent l’un de leurs meilleurs terrains de jeu. Yali Topol Margalith, qui incarne Izzie, complète ce trio explosif, tandis que les seconds rôles apportent une épaisseur narrative essentielle.
Avec six épisodes de 30 minutes, la série mise sur un format court mais dense, où chaque dialogue compte. Le rythme effréné et les rebondissements permanents évitent tout temps mort, tandis que l’humour, souvent cynique, sert de contrepoint aux thèmes plus sombres abordés.
Avec Alice et Steve, Sophie Goodhart signe une œuvre audacieuse, où l’humour sert de masque à une réflexion plus large sur les attentes sociales et les fractures générationnelles. Une série qui, primée ou non, mérite d’être suivie de près dans les semaines à venir.
La série compte 6 épisodes de 30 minutes, soit une durée totale d’environ 3 heures.
Elle est diffusée depuis le 8 juin 2026 sur la plateforme Disney+.