Alors que le coût du carburant aérien atteint des sommets en raison du conflit en Iran, les principales compagnies aériennes low-cost américaines s’apprêtent à solliciter l’administration Biden. Les PDG de Spirit Airlines, Frontier Airlines, Allegiant Air, Sun Country et Avelo doivent rencontrer ce mardi 21 avril le secrétaire américain aux Transports, Sean Duffy, afin de plaider en faveur d’un allègement fiscal temporaire. Selon Le Figaro, cette demande s’inscrit dans un contexte de flambée des prix du kérosène, directement liée aux tensions géopolitiques dans la région.
Ce qu'il faut retenir
- Cinq compagnies aériennes low-cost américaines – Spirit Airlines, Frontier Airlines, Allegiant Air, Sun Country et Avelo – ont écrit au Congrès la semaine dernière pour demander une suspension de la taxe fédérale d’accise de 7,5 % sur les billets d’avion.
- Cette mesure, si elle était adoptée, permettrait de compenser environ un tiers de la hausse des coûts liés au carburant aérien, selon l’Association des compagnies aériennes à bas prix.
- Le secrétaire américain aux Transports, Sean Duffy, doit recevoir les dirigeants de ces compagnies ce 21 avril pour discuter de leur demande.
- La guerre en Iran est pointée du doigt comme responsable de la hausse des prix du kérosène, un facteur clé dans la crise actuelle du secteur aérien.
Une hausse des coûts qui pèse sur les compagnies à bas coût
Le secteur aérien low-cost aux États-Unis traverse une période particulièrement difficile. Depuis plusieurs semaines, les compagnies subissent de plein fouet l’augmentation des prix du kérosène, une conséquence directe des tensions en Iran et de leur impact sur les marchés pétroliers. Pour ces opérateurs, dont les marges sont souvent serrées, la hausse des coûts de carburant représente un défi majeur. L’Association des compagnies aériennes à bas prix estime que la suppression temporaire de la taxe fédérale d’accise de 7,5 % sur les billets d’avion permettrait de réduire d’environ un tiers l’impact financier de cette hausse.
Les cinq compagnies concernées – Spirit Airlines, Frontier Airlines, Allegiant Air, Sun Country et Avelo – ont donc décidé de se mobiliser. Dans une lettre adressée au Congrès la semaine dernière, elles appellent les législateurs à voter une loi temporaire suspendant cette taxe. Une mesure qui, selon elles, serait un premier pas pour soulager leurs finances sans alourdir davantage la charge des passagers.
Un dialogue direct avec les autorités américaines
La rencontre prévue aujourd’hui entre les PDG de ces compagnies et Sean Duffy, secrétaire américain aux Transports, marque une étape clé dans leur stratégie. Les dirigeants espèrent convaincre l’administration de l’urgence de leur situation et de la nécessité d’agir rapidement. Pour eux, une réponse legislative est indispensable pour éviter des conséquences plus graves sur leur activité, voire des perturbations dans leurs services.
Si la demande porte principalement sur la suspension de la taxe sur les billets, elle s’inscrit dans un ensemble de mesures que les compagnies low-cost pourraient réclamer pour faire face à la crise. Parmi les pistes évoquées, on cite aussi la possibilité d’aides directes ou de reports de charges fiscales, bien que ces options restent encore à l’étude.
Un enjeu économique et social pour le secteur aérien
Le débat dépasse le simple cadre des compagnies à bas coût. Le secteur aérien américain, déjà fragilisé par les conséquences de la pandémie de Covid-19, doit désormais composer avec une nouvelle crise : la flambée des prix de l’énergie. Les compagnies low-cost, qui ont bâti leur modèle économique sur des tarifs accessibles, voient leurs marges se réduire comme une peau de chagrin. Une situation qui pourrait, à terme, se répercuter sur les prix des billets ou réduire l’offre de vols, surtout sur les lignes les moins rentables.
Pour les passagers, cette crise pourrait se traduire par une hausse des tarifs ou une réduction des destinations desservies. Les compagnies, elles, risquent de devoir revoir leur stratégie à moyen terme, voire de supprimer des emplois si la situation ne s’améliore pas. Une question se pose alors : comment concilier la nécessité de soutenir le secteur sans alourdir la facture pour les voyageurs ?
Reste à voir si cette mobilisation portera ses fruits ou si les compagnies devront trouver d’autres solutions pour traverser cette crise.
La taxe fédérale d’accise sur les billets d’avion aux États-Unis s’élève à 7,5 % du prix du billet. Elle sert à financer le système de navigation aérienne et d’autres infrastructures liées au transport aérien.
Le conflit en Iran perturbe les approvisionnements pétroliers et crée de l’incertitude sur les marchés. L’Iran étant un acteur majeur dans la production et l’exportation de pétrole, les tensions géopolitiques peuvent entraîner une hausse des prix du carburant, y compris du kérosène utilisé par les compagnies aériennes.