Selon BFM Business, Hadrien Canter, cofondateur et directeur général d’Alta Ares, a annoncé ce mardi 9 juin une levée de fonds de 50 millions d’euros en série A. Cette opération vise à accélérer le développement et le déploiement des technologies de l’entreprise, spécialisées dans les systèmes anti-drone et anti-missile. Les fonds seront notamment utilisés pour étendre ses activités en Ukraine et au Moyen-Orient, deux zones particulièrement exposées aux menaces aériennes.

Ce qu'il faut retenir

  • Levée de fonds de 50 millions d’euros en série A pour Alta Ares, annoncée ce 9 juin 2026 par son cofondateur et directeur général, Hadrien Canter.
  • Les fonds serviront au développement et au déploiement de systèmes anti-drone et anti-missile.
  • Les cibles prioritaires sont l’Ukraine et le Moyen-Orient, des régions confrontées à des menaces aériennes accrues.
  • Hadrien Canter était l’invité de l’émission French Tech sur BFM Business, présentée par Laure Closier, pour évoquer cette levée de fonds.
  • L’entreprise compte renforcer ses effectifs en 2026 grâce à ces nouveaux moyens financiers.

Une levée de fonds stratégique pour Alta Ares

Pour Alta Ares, cette levée de fonds de 50 millions d’euros en série A marque une étape clé dans sa stratégie de croissance. Comme l’a souligné Hadrien Canter lors de son intervention dans French Tech, les fonds permettront de développer et déployer des solutions technologiques adaptées aux besoins actuels des zones de conflit. L’Ukraine, engagée dans une guerre contre la Russie depuis 2022, et le Moyen-Orient, où les tensions persistent, représentent des marchés prioritaires pour l’entreprise.

L’entreprise, spécialisée dans la défense contre les menaces aériennes, mise sur l’innovation pour se différencier. « Cette levée de fonds nous donne les moyens de concrétiser nos projets et d’accélérer notre expansion », a déclaré Hadrien Canter. Selon lui, les systèmes anti-drone et anti-missile d’Alta Ares répondent à des besoins urgents dans ces régions, où les attaques par drones et missiles se multiplient.

Un secteur en plein essor, marqué par des menaces croissantes

Le marché des systèmes de défense anti-drone et anti-missile connaît une croissance soutenue, portée par l’augmentation des conflits armés et l’usage massif de drones dans les zones de guerre. En Ukraine, par exemple, les attaques par drones sont devenues monnaie courante, obligeant les forces armées à s’équiper de technologies performantes pour y faire face. Alta Ares se positionne donc sur un créneau porteur, où la demande est forte et les solutions encore limitées.

Le Moyen-Orient, quant à lui, reste une région instable, où les tensions entre Israël, l’Iran et d’autres acteurs régionaux alimentent un besoin accru en systèmes de défense aérienne. Les systèmes développés par Alta Ares pourraient ainsi trouver des débouchés auprès de gouvernements et d’organisations militaires, mais aussi auprès d’entreprises exposées à des risques similaires.

Des embauches prévues en 2026 pour accompagner la croissance

Avec cette levée de fonds, Alta Ares prévoit de renforcer ses effectifs dès cette année. Hadrien Canter n’a pas précisé le nombre exact de postes à pourvoir, mais a indiqué que l’entreprise comptait « recruter des profils techniques et commerciaux pour soutenir son développement ». Ces embauches s’inscrivent dans une logique d’expansion, tant en France qu’à l’international.

L’entreprise, qui emploie déjà une centaine de salariés, pourrait ainsi doubler ses effectifs d’ici la fin 2026. Les recrutements concerneront principalement des ingénieurs en électronique, des experts en cybersécurité et des spécialistes en logistique militaire. Alta Ares mise sur des profils aguerris, capables de travailler dans des environnements exigeants et sous pression.

Un contexte géopolitique favorable à l’innovation militaire

L’annonce de cette levée de fonds intervient dans un contexte où les dépenses militaires des États augmentent fortement. Selon plusieurs rapports publiés en 2025 et 2026, les budgets alloués à la défense dans les pays occidentaux et au Moyen-Orient ont atteint des niveaux records. Cette tendance s’explique par la montée des tensions internationales, notamment en Europe de l’Est et au Proche-Orient.

Pour Alta Ares, cette dynamique représente une opportunité majeure. L’entreprise, qui a déjà collaboré avec des armées européennes, pourrait désormais étendre sa présence sur des marchés où la demande en solutions de défense est en forte hausse. « Nous avons un rôle à jouer dans la sécurisation des espaces aériens, qu’il s’agisse de zones de conflit ou de territoires exposés à des menaces terroristes », a expliqué Hadrien Canter.

Et maintenant ?

Les prochains mois seront déterminants pour Alta Ares. D’ici la fin 2026, l’entreprise devra concrétiser ses projets de déploiement en Ukraine et au Moyen-Orient, tout en finalisant les recrutements prévus. Une partie des fonds levés sera également consacrée à la recherche et développement, afin d’améliorer les performances de ses systèmes et de les adapter aux évolutions technologiques rapides du secteur. Si les résultats sont au rendez-vous, Alta Ares pourrait envisager une nouvelle levée de fonds dès 2027 pour accélérer encore sa croissance.

Reste à voir si l’entreprise parviendra à se positionner durablement sur un marché concurrentiel, où des acteurs historiques comme Thales ou Lockheed Martin dominent déjà le paysage. Pour Hadrien Canter, l’enjeu est clair : « Innover plus vite que les autres et répondre aux besoins concrets des forces armées et des gouvernements ».

Les principaux concurrents d’Alta Ares incluent des groupes comme Thales, Lockheed Martin, Raytheon et des start-up spécialisées comme Dedrone ou Fortem Technologies. Ces entreprises développent des solutions similaires, mais Alta Ares mise sur une approche plus agile et des coûts potentiellement plus compétitifs, selon les analystes du secteur.

Une levée de fonds de cette ampleur dans le secteur de la défense peut effectivement influencer les marchés. Les investisseurs pourraient y voir un signal positif pour l’ensemble du secteur, notamment en période de tensions géopolitiques accrues. Cependant, l’impact sur les cours dépendra de la capacité d’Alta Ares à concrétiser ses projets et à générer des revenus dans les mois à venir.