Alors que l'entreprise Aluminium Dunkerque, située dans le nord de la France, est en négociations exclusives avec Aluminium Bahrain, également connu sous le nom d'Alba, le ministère de l'Économie et des finances a annoncé que l'État français « examinera avec la plus grande rigueur les conditions » de ce « potentiel rachat », selon nos confrères de BFM Business.

Ce rachat, qui pourrait être finalisé dans le courant de l'année 2026, concerne un site industriel important qui emploie 750 personnes et produit environ 300 000 tonnes d'aluminium par an. Le montant de l'opération n'a pas été divulgué, mais il est précisé qu'elle devra faire l'objet d'un examen complet au titre de la procédure de contrôle des investissements étrangers.

Ce qu'il faut retenir

  • Aluminium Dunkerque est en négociations exclusives avec Aluminium Bahrain (Alba).
  • L'État français examinera les conditions du rachat avec rigueur.
  • Le site industriel produit 300 000 tonnes d'aluminium par an et emploie 750 personnes.
  • Le rachat pourrait être finalisé dans le courant de l'année 2026.

Le contexte du rachat

Aluminium Dunkerque, anciennement propriété du conglomérat de l'homme d'affaires indien Sanjeev Gupta, est tombé en 2021 dans l'escarcelle du fonds américain AIP après que son précédent propriétaire n'eut pas honoré des échéances de dette. L'annonce d'une possible mise en vente avait fuité en fin d'année 2025, suscitant l'inquiétude parmi les syndicats du groupe.

D'après BFM Business, le ministère de l'Économie a souligné que « cette opération devra faire l'objet d'un examen complet rigoureux au titre de la procédure de contrôle des investissements étrangers afin de préserver les intérêts économiques français ». De plus, le ministère a précisé que « cette opération pourrait prévoir l'ouverture du capital à Bpifrance, traduisant une volonté d'inscrire durablement le site dans le tissu industriel français et un partenariat étroit avec les pouvoirs publics ».

Les intentions d'Alba

Le dirigeant d'Alba, Khalid Al Rumaihi, a indiqué à l'AFP « être en contact avec le gouvernement français » et être prêt « à accueillir Bpifrance au sein de l'actionnariat » d'Aluminium Dunkerque. Il a également assuré que l'emploi sur le site et l'équipe dirigeante « ne seront pas impactés » par le rachat.

Comme le rapporte BFM Business, Guillaume de Goÿs, président d'Aluminium Dunkerque, s'est dit « heureux d'accueillir Alba comme nouveau propriétaire industriel de long terme », soulignant que le groupe a démontré son « excellence opérationnelle reconnue et un engagement clair en faveur d'une production d'aluminium bas carbone, en parfaite adéquation avec nos ambitions ».

Les prochaines étapes

Les négociations exclusives entre Aluminium Dunkerque et Alba sont en cours, et le ministère de l'Économie a précisé que la demande de rachat n'a pas encore été déposée. D'après BFM Business, « des discussions initiales ont été engagées » avec Bpifrance et « se poursuivront dans les prochains jours ».

Et maintenant ?

Il est à noter que le rachat d'Aluminium Dunkerque par Alba devrait être finalisé dans le courant de l'année 2026, après avoir obtenu les autorisations nécessaires au niveau français et européen. Les prochaines étapes consisteront à finaliser les détails de l'opération et à obtenir les approbations réglementaires.

Pour l'instant, il est difficile de prédire avec certitude comment ce rachat va impacter l'entreprise et ses employés, mais il est clair que l'État français sera vigilant quant aux conditions de ce rachat et à la préservation des intérêts économiques français.

En conclusion, le rachat potentiel d'Aluminium Dunkerque par Alba est un événement important qui nécessite une attention particulière de la part de l'État français et des parties prenantes. Il est essentiel de suivre de près les développements futurs pour comprendre les implications de cette opération sur l'entreprise, ses employés et l'économie française.