D'après Futura Sciences, une nouvelle étude publiée dans la revue JAMA Network Open révèle que les personnes âgées qui ont une alimentation anti-inflammatoire ont un risque réduit de développer une démence, notamment la maladie d'Alzheimer. Cette étude, menée sur plus de 1 800 personnes âgées pendant 15 ans, a évalué l'impact de différents régimes alimentaires sur le risque de démence.

Les chercheurs ont évalué l'adhésion à trois régimes alimentaires différents : le régime méditerranéen alternatif (AMED), l'indice alternatif d'alimentation saine (AHEI) et l'indice inflammatoire alimentaire empirique inversé (rEDII). Ils ont constaté que les personnes présentant des biomarqueurs de la maladie d'Alzheimer et suivant un régime alimentaire à faible potentiel inflammatoire avaient un risque moindre de développer une démence.

Ce qu'il faut retenir

  • Une alimentation anti-inflammatoire pourrait réduire le risque de démence jusqu'à 29 %.
  • Les personnes âgées qui suivent un régime alimentaire à faible potentiel inflammatoire ont un risque moindre de développer une démence.
  • Le régime méditerranéen alternatif (AMED) et l'indice alternatif d'alimentation saine (AHEI) sont associés à un risque réduit de démence.

Les résultats de l'étude

Pendant les 15 années de suivi, 240 des 1 865 participants ont développé une démence. La probabilité de développer une démence était réduite chez ceux qui adoptaient une alimentation plus saine. Les résultats montrent que le risque de démence était diminué de 21 à 29 % chez les personnes présentant des taux élevés des biomarqueurs de la maladie d'Alzheimer et des scores élevés de rEDII.

La neuroradiologue Emer MacSweeney a déclaré : « De plus en plus de preuves suggèrent que ce qui se passe dans le corps peut influencer les processus inflammatoires du cerveau via l'axe intestin-cerveau-immunité. » Elle a ajouté : « Il est donc plausible que les personnes présentant déjà des lésions liées à la maladie d'Alzheimer soient celles qui en tirent le plus grand bénéfice, car la réduction de l'inflammation pourrait contribuer à ralentir certains processus en aval qui contribuent au déclin cognitif et à la démence. »

Les implications de l'étude

Ces résultats confirment l'idée générale selon laquelle la qualité de l'alimentation est essentielle à la santé cérébrale. Les mêmes habitudes alimentaires qui protègent le cœur semblent être bénéfiques pour le cerveau. Anja Mrhar, auteure principale de l'étude, a insisté sur l'importance de suivre les recommandations nutritionnelles établies pour les personnes âgées.

Et maintenant ?

Les résultats de cette étude soulignent l'importance d'une alimentation saine pour prévenir la démence et la maladie d'Alzheimer. Les personnes âgées devraient suivre les recommandations nutritionnelles établies pour réduire leur risque de développer une démence. Il est important de noter que l'alimentation ne peut pas empêcher la pathologie d'Alzheimer de se développer, mais elle peut contribuer à améliorer la résilience et à retarder l'apparition des symptômes.

En conclusion, cette étude montre que une alimentation anti-inflammatoire pourrait réduire le risque de démence jusqu'à 29 %. Il est essentiel de prendre en compte les résultats de cette étude pour élaborer des stratégies de prévention de la démence et de la maladie d'Alzheimer.