Il y a 46 ans, le corps de Robert Boulin, l'ancien ministre du Travail de Valéry Giscard-d'Estaing, était découvert dans l'étang Rompu situé au cœur de la forêt de Rambouillet, en Yvelines. Depuis, la famille de la victime conteste la thèse du suicide, estimant que Robert Boulin a été assassiné pour des raisons politiques. Selon BFM - Faits Divers, le pôle national "Cold Cases" situé au sein du tribunal judiciaire de Nanterre va reprendre l'enquête, une décision réclamée par la famille depuis des mois.

Les investigations menées jusqu'à présent n'ont pas permis de faire émerger la vérité, malgré l'apparition de nouveaux éléments, notamment des témoignages. La famille de Robert Boulin pense que l'ancien ministre a été victime d'un assassinat politique orchestré en pleine guerre à droite. Le pôle "Cold Cases", dédié aux affaires criminelles non élucidées depuis 2022, va tenter de faire la lumière sur ce dossier compliqué qui traîne depuis des décennies.

Ce qu'il faut retenir

  • Le pôle national "Cold Cases" reprend l'enquête sur la mort de Robert Boulin après 46 ans.
  • La famille de la victime conteste la thèse du suicide et pense à un assassinat politique.
  • Les investigations menées jusqu'à présent n'ont pas permis de faire émerger la vérité.
  • Le pôle "Cold Cases" est dédié aux affaires criminelles non élucidées depuis 2022.
  • La famille de Robert Boulin est satisfaite de la décision de confier l'enquête au pôle "Cold Cases".

Le contexte de la mort de Robert Boulin

Robert Boulin était un gaulliste historique sous la Cinquième République et ministre du Travail de Raymond Barre lorsque son corps a été découvert le 30 octobre 1979. Très rapidement, les enquêteurs avaient conclu à un suicide, estimant que le ministre s'était donné la mort alors qu'il était pris dans un scandale médiatique en raison de l'acquisition d'un terrain à Ramatuelle, dans le Var.

Cependant, au fil des années, la thèse de l'assassinat a peu à peu supplanté celle du suicide. La famille de Robert Boulin et plusieurs témoins ont évoqué le rôle du Service d'action civique (SAC), une association gaulliste coutumière des interventions musclées qui a fini par être dissoute en 1981 après une série de meurtres.

Les prochaines étapes de l'enquête

Le pôle "Cold Cases" va désormais reprendre l'instruction de l'affaire en co-saisine, avec un collège de 3 magistrats instructeurs, et poursuivre de nouvelles investigations sans délai. L'avocat de la famille Boulin, Didier Seban, s'est dit "satisfait" de la décision auprès de BFM - Faits Divers. La fille de Robert Boulin, Fabienne Boulin, a réagi en disant : « Je suis très satisfaite de ce transfert auprès de magistrats spécialisés. En espérant qu'ils consacrent tout leur temps à faire enfin une vraie enquête ».

Et maintenant ?

Il est difficile de prévoir ce qui va se passer ensuite, mais il est certain que le pôle "Cold Cases" va tout mettre en œuvre pour faire la lumière sur ce dossier compliqué. Les prochaines étapes de l'enquête devraient être la reprise des investigations et la poursuite de nouvelles auditions de témoins. La famille de Robert Boulin attend avec impatience les résultats de cette nouvelle enquête.

Il reste à voir si le pôle "Cold Cases" pourra élucider ce mystère qui dure depuis plus de 40 ans. La décision de confier l'enquête à ce pôle spécialisé est une étape importante dans la recherche de la vérité.