Le géant américain Amazon a officiellement confirmé, ce jeudi 2 avril 2026, son intention de racheter Globalstar, une entreprise spécialisée dans les communications par satellite. Selon BFM Business, cette opération s’inscrit dans une stratégie plus large visant à consolider la position d’Amazon dans le secteur des télécommunications par satellite, un marché en pleine expansion où SpaceX, avec sa constellation Starlink, domine actuellement.

Ce qu'il faut retenir

  • Projet d’acquisition : Amazon négocie le rachat de Globalstar, une entreprise américaine de télécommunications par satellite.
  • Renforcement concurrentiel : Cette acquisition permettrait à Amazon de muscler son réseau satellitaire face à Starlink, le concurrent direct mené par SpaceX.
  • Erreur technique : Par ailleurs, une exposition accidentelle du code source de l’IA Claude a été révélée lors d’un épisode de l’émission Tech & Co sur BFM Business.
  • Contexte du secteur : Le marché des satellites et des télécommunications spatiales est en pleine mutation, avec une demande croissante pour des services internet haut débit accessibles depuis n’importe quel point du globe.
  • Date clé : L’annonce intervient le 2 avril 2026, dans un contexte où les acteurs technologiques redéfinissent leurs infrastructures pour couvrir des zones jusqu’ici mal desservies.

Une acquisition stratégique pour concurrencer Starlink

Amazon a confirmé, ce 2 avril 2026, son projet de racheter Globalstar, une entreprise américaine spécialisée dans les communications par satellite. Selon les informations rapportées par BFM Business, cette opération vise à renforcer les capacités d’Amazon dans le domaine des télécommunications spatiales, un secteur où le concurrent SpaceX, avec sa constellation Starlink, est déjà bien établi. Globalstar, qui opère un réseau de satellites en orbite basse, offrirait à Amazon un accès privilégié à une infrastructure existante, évitant ainsi des coûts de développement exorbitants pour construire une nouvelle constellation.

Pour l’instant, ni Amazon ni Globalstar n’ont communiqué officiellement sur les modalités financières de cette acquisition. Cependant, les analystes s’accordent à dire que ce rachat pourrait s’élever à plusieurs milliards de dollars, un investissement justifié par la volonté d’Amazon de diversifier ses services et de proposer une connectivité internet haut débit accessible même dans les zones reculées ou mal desservies par les réseaux terrestres.

Un coup dur pour les ambitions spatiales d’Amazon ?

Cette acquisition intervient alors qu’Amazon développe depuis plusieurs années son propre projet de constellation satellitaire, connu sous le nom de Project Kuiper. Avec près de 3 236 satellites prévus en orbite, Amazon vise à couvrir l’ensemble de la planète avec un service internet haut débit. Cependant, le projet accuse un retard significatif par rapport à Starlink, qui compte déjà plus de 5 000 satellites en orbite et dessert des millions d’utilisateurs à travers le monde. Le rachat de Globalstar pourrait donc permettre à Amazon de rattraper une partie de son retard en lui offrant une infrastructure opérationnelle immédiatement disponible.

Selon les observateurs, cette stratégie s’inscrit dans une logique de consolidation du marché. En acquérant Globalstar, Amazon s’assure non seulement un accès à une technologie éprouvée, mais aussi à une licence précieuse pour les communications mobiles par satellite. Une ressource d’autant plus stratégique que les régulateurs américains et européens multiplient les appels d’offres pour des services de connectivité universelle.

Une erreur technique expose le code source de l’IA Claude

Parallèlement à cette annonce, BFM Business a révélé qu’une erreur de configuration avait entraîné l’exposition accidentelle du code source de l’intelligence artificielle Claude, développée par Anthropic. Cet incident s’est produit lors d’un épisode de l’émission Tech & Co, diffusée le 2 avril 2026. Selon les informations rapportées, le code source aurait été brièvement accessible en ligne, soulevant des questions sur la sécurité des systèmes d’intelligence artificielle de pointe.

Contactée par BFM Business, une porte-parole d’Anthropic a indiqué que l’entreprise avait immédiatement corrigé l’erreur et qu’aucune donnée sensible ou propriété intellectuelle n’avait été compromise. Cependant, cet incident rappelle les risques liés à la gestion des infrastructures cloud et à la protection des algorithmes propriétaires, surtout dans un secteur où la course à l’innovation est féroce. Anthropic n’a pas précisé si des tiers avaient pu accéder au code avant sa mise hors ligne.

Le marché des satellites en pleine mutation

Le secteur des télécommunications par satellite connaît une croissance sans précédent, portée par la demande en connectivité mondiale et les applications émergentes, comme l’internet des objets (IoT) ou les communications pour les véhicules autonomes. Selon les dernières estimations du marché, la valeur globale de l’industrie des satellites devrait dépasser les 1 000 milliards de dollars d’ici 2030, avec une part croissante réservée aux services internet et aux télécommunications.

Dans ce contexte, les acteurs traditionnels, comme Globalstar ou Inmarsat, voient leurs actifs prendre de la valeur. Leur rachat par des géants technologiques, à l’image d’Amazon, Google ou Apple, s’inscrit dans une logique de verticalisation des services. Pour ces entreprises, contrôler une partie de l’infrastructure satellitaire permet de réduire leur dépendance aux opérateurs télécoms traditionnels et d’offrir des services intégrés, allant du cloud à l’internet en passant par les communications critiques.

Et maintenant ?

Si l’acquisition de Globalstar par Amazon est confirmée, les prochaines étapes consisteront probablement en une validation réglementaire, un processus qui pourrait prendre plusieurs mois, notamment aux États-Unis et en Europe. D’ici là, Amazon devra rassurer sur ses intentions : intégrera-t-elle Globalstar à son projet Kuiper, ou utilisera-t-elle ses infrastructures de manière indépendante ? Par ailleurs, la question de la concurrence avec Starlink restera au cœur des débats, d’autant que SpaceX continue d’étendre son réseau et ses services. Enfin, l’incident autour de l’exposition du code source de Claude rappelle l’importance de la cybersécurité dans un secteur où l’innovation repose sur des algorithmes de plus en plus complexes.

Reste à savoir si cette stratégie portera ses fruits. Une chose est sûre : la bataille pour la domination du marché des télécommunications spatiales ne fait que commencer, et Amazon compte bien y jouer un rôle central.

Globalstar dispose déjà d’une infrastructure satellitaire opérationnelle et d’une licence pour les communications mobiles par satellite, ce qui permet à Amazon d’économiser des années de développement et des milliards de dollars. Plutôt que de partir de zéro avec Project Kuiper, le rachat offre une solution clé en main pour accélérer sa présence sur le marché.