La plainte pour viol visant Anthony Granger, premier adjoint de la mairie d’Annecy, a été classée sans suite. L’homme politique, suspendu de ses fonctions depuis plusieurs mois, va désormais pouvoir reprendre son poste. Cette décision, rendue publique cette semaine, intervient après une procédure judiciaire qui a duré près d’un an et demi. Selon nos confrères de Libération, cette affaire avait également suscité une vive polémique après la révélation d’achats massifs d’exemplaires du journal local qui avait publié les premières informations.

Ce qu'il faut retenir

  • La plainte pour viol visant Anthony Granger a été classée sans suite par la justice.
  • Le premier adjoint, suspendu depuis plusieurs mois, va retrouver ses fonctions à la mairie d’Annecy.
  • Cette affaire avait provoqué une polémique après des achats massifs d’exemplaires du journal local qui l’avait révélée, selon Libération.
  • La procédure judiciaire avait débuté il y a près d’un an et demi.

Une décision judiciaire qui met fin à une procédure de longue haleine

La décision du parquet de classer sans suite la plainte déposée contre Anthony Granger a été prise cette semaine. Le procureur a estimé que les éléments recueillis ne permettaient pas de retenir de charges suffisantes pour engager des poursuites. Cette annonce intervient après une instruction judiciaire qui s’est étendue sur près de dix-huit mois, période durant laquelle le premier adjoint était mis en retrait de ses fonctions municipales. Anthony Granger, figure politique locale bien implantée, pourrait donc désormais reprendre l’exercice de ses missions au sein de l’équipe municipale annécienne.

Cette affaire avait pris une ampleur particulière en 2025 lorsque le journal local Le Messager avait révélé les premières informations concernant les accusations portées à l’encontre de l’élu. Selon Libération, des achats massifs d’exemplaires du quotidien avaient alors été effectués, suscitant des interrogations sur d’éventuelles tentatives d’influence ou de pression sur la couverture médiatique de l’affaire. Ces pratiques avaient alimenté une polémique autour de l’indépendance de la presse locale et de l’éthique journalistique.

Un retour en fonction qui relance le débat sur la transparence et l’éthique

Le retour imminent d’Anthony Granger à ses fonctions suscite déjà des réactions au sein de la classe politique locale. Certains élus, comme le maire d’Annecy François Astorg, ont indiqué que cette décision judiciaire devait être respectée, tout en réaffirmant l’importance de la transparence dans la gestion des affaires publiques. « La justice a tranché, nous devons nous incliner devant sa décision », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse tenue hier. D’autres, en revanche, expriment des réserves, soulignant que cette affaire avait ébranlé la confiance des habitants envers leurs représentants.

Côté associatif, la réaction est plus nuancée. L’association Annecy Citoyenne, qui milite pour une meilleure éthique dans la vie publique, a appelé à une réflexion sur les mécanismes de contrôle interne au sein des collectivités locales. « Ce dossier rappelle l’importance de mettre en place des garde-fous pour éviter que des affaires comme celle-ci ne se reproduisent », a indiqué sa porte-parole. Quant aux victimes présumées, aucune réaction officielle n’a encore été rendue publique, leur avocat ayant simplement indiqué qu’elles « prendraient le temps d’analyser cette décision » avant d’envisager d’éventuels recours.

Et maintenant ?

Pour Anthony Granger, la priorité sera désormais de reprendre ses fonctions tout en veillant à restaurer la confiance des habitants. Son retour pourrait être officialisé dès la prochaine réunion du conseil municipal, prévue le 15 septembre 2026. Du côté judiciaire, il reste à voir si les plaignantes envisagent un recours contre le classement sans suite, une procédure qui pourrait prolonger l’affaire de plusieurs mois. Enfin, cette décision pourrait relancer le débat sur les achats massifs de presse locale, un sujet qui avait déjà fait l’objet de vifs échanges au sein de la profession journalistique.

Cette affaire, qui aura marqué la vie politique annécienne pendant plus d’un an, illustre les tensions persistantes entre transparence, justice et responsabilité publique. Alors que le dossier semble désormais clos sur le plan judiciaire, il laisse derrière lui des questions qui continueront de hanter le paysage local.

Anthony Granger était visé par une plainte pour viol déposée par une femme en 2025. Les faits remontaient à plusieurs années et avaient été révélés par le journal local Le Messager.

Oui, le premier adjoint avait été mis en retrait de ses fonctions dès l’ouverture de l’enquête judiciaire, une mesure de précaution prise par la municipalité.