Apple est devenue ce mardi 28 juillet la deuxième entreprise de l’histoire à franchir le seuil symbolique des 5 000 milliards de dollars de capitalisation boursière, selon BFM Bourse. Ce cap, brièvement atteint en cours de séance, marque un nouveau jalon pour le géant technologique, désormais positionné juste derrière Microsoft pour la valorisation totale de ses actions.

Ce qu'il faut retenir

  • Apple dépasse pour la première fois les 5 000 milliards de dollars de capitalisation boursière, selon BFM Bourse.
  • Seul Nvidia avait réalisé cette performance en octobre 2025, avant qu’Apple n’atteigne à son tour ce niveau.
  • La capitalisation d’Apple s’établit à 4 962 milliards de dollars en fin de journée, après une brève incursion au-delà des 5 000 milliards.
  • Le groupe reste la première capitalisation mondiale devant Nvidia, dont la valorisation s’élève à 4 698 milliards de dollars.
  • Apple a successivement franchi les seuils des 1 000, 2 000, 3 000 et 4 000 milliards de dollars entre 2018 et 2025.

Une performance historique, mais temporaire

La capitalisation d’Apple a brièvement dépassé les 5 000 milliards de dollars en milieu de journée, avant de redescendre à 4 962 milliards vers 16h10, selon les données de CompaniesMarketCap rapportées par BFM Bourse. Ce mouvement reflète une dynamique boursière exceptionnelle, même s’il s’agit d’un franchissement ponctuel. Malgré cette baisse en fin de séance, l’entreprise conserve sa place de première capitalisation mondiale, devant Nvidia, qui avait réalisé cette prouesse en octobre 2025.

Cette performance s’inscrit dans une trajectoire de croissance régulière pour Apple, qui avait déjà marqué l’histoire en devenant la première entreprise à dépasser les 1 000 milliards de dollars en août 2018, puis les 2 000 milliards deux ans plus tard, en août 2020. Le seuil des 3 000 milliards avait été atteint en janvier 2022, tandis que celui des 4 000 milliards était franchi fin octobre 2025. Autant dire que chaque nouveau palier symbolique est le fruit d’une ascension méthodique.

Une stratégie différente face à la course à l’IA

Contrairement à ses concurrents comme Amazon, Microsoft ou Alphabet, qui investissent massivement dans les centres de données pour développer des modèles d’intelligence artificielle, Apple adopte une approche distincte. Le groupe mise sur des partenariats technologiques pour intégrer l’IA directement dans ses produits grand public, comme les iPhones ou les Mac, plutôt que sur des dépenses colossales en infrastructures.

Cette stratégie semble porter ses fruits. « Apple était considérée comme une retardataire dans la course à l’IA parce qu’elle ne dépensait pas pour développer des modèles, mais maintenant le sentiment a changé », a déclaré Toni Meadows, responsable des investissements chez BRI Wealth Management, à Bloomberg. Selon lui, l’entreprise est « moins exposée à l’intensité des dépenses en capital et mieux positionnée pour monétiser l’IA via les services, l’enfermement dans l’écosystème et les mises à jour matérielles ».

« La réévaluation reflète la confiance dans la durabilité des bénéfices plutôt que dans le potentiel spéculatif de l’IA. »
Toni Meadows, responsable des investissements chez BRI Wealth Management

Un positionnement boursier qui rassure

Cette performance d’Apple intervient dans un contexte où les investisseurs privilégient les entreprises capables de générer des profits durables, plutôt que celles qui misent sur des paris technologiques risqués. Dan Ives, analyste chez Wedbush, avait d’ailleurs anticipé dès décembre 2025 que le groupe de Cupertino franchirait le cap des 5 000 milliards en 2026. Son optimisme semble se confirmer, même si la capitalisation reste volatile en cours de journée.

Les prochains résultats trimestriels d’Apple, attendus jeudi soir, pourraient apporter des éclaircissements sur la santé financière du groupe et sa capacité à maintenir cette dynamique. Pour l’heure, le marché semble récompenser sa prudence relative dans l’IA, préférant une croissance stable à des dépenses exponentielles.

Et maintenant ?

La question qui se pose désormais est de savoir si Apple parviendra à stabiliser sa capitalisation au-delà des 5 000 milliards de dollars, ou si ce franchissement restera un épisode ponctuel. Tout dépendra de sa capacité à concrétiser ses promesses en matière d’IA intégrée et à maintenir sa croissance organique. Les investisseurs surveilleront également l’impact des prochains résultats trimestriels, qui pourraient confirmer ou infirmer cette tendance.

Reste à voir si d’autres entreprises, comme Microsoft ou Alphabet, parviendront à rejoindre ce club très restreint des géants valorisés à plus de 5 000 milliards de dollars. En attendant, Apple a marqué l’histoire une fois de plus, prouvant que la taille ne fait pas tout dans la course à la valorisation boursière.

Contrairement à des entreprises comme Microsoft ou Alphabet, qui investissent massivement dans des centres de données pour développer des modèles d’IA, Apple privilégie des partenariats technologiques pour intégrer l’IA directement dans ses produits grand public. Cette approche lui permet de limiter ses dépenses en capital tout en capitalisant sur l’innovation intégrée à ses appareils, comme les iPhones ou les Mac.