Selon Ouest France, la chaîne Arte propose ce soir à 20 h 40 la diffusion du dernier long-métrage de Sergio Leone, Il était une fois en Amérique. Réalisé en 1984, ce film culte clôt le cycle des westerns européens du cinéaste italien et offre une plongée ambitieuse dans l’Amérique du XXe siècle. Une occasion rare de redécouvrir ou de découvrir cette fresque cinématographique majeure, qui s’inscrit parmi les plus grands films du patrimoine mondial.
Ce qu'il faut retenir
- Le film Il était une fois en Amérique, réalisé par Sergio Leone en 1984, est diffusé ce soir sur Arte à 20 h 40.
- Ce dernier long-métrage du cinéaste italien marque la conclusion de sa trilogie des westerns, après Le Bon, la Brute et le Truand et Il était une fois dans l’Ouest.
- Le film explore l’histoire de l’immigration, de la prohibition et de la mafia américaine à travers le parcours de son protagoniste, David « Noodles » Aaronson.
- Avec un budget de 30 millions de dollars et une durée de 3 h 49, il s’agit d’une œuvre monumentale tant par sa durée que par son ambition narrative.
Un film à la genèse complexe
Comme le rapporte Ouest France, Il était une fois en Amérique est le fruit d’un projet longuement mûri par Sergio Leone. Initialement intitulé Once Upon a Time in America, le film devait être un hommage aux films de gangsters américains des années 1930, avant d’évoluer vers une fresque plus large, embrassant près d’un demi-siècle de l’histoire des États-Unis. Le tournage, entamé en 1982 à New York et Montréal, a été marqué par des retards et des dépassements de budget, poussant le réalisateur à puiser dans ses propres fonds pour finaliser le projet.
À sa sortie en 1984, le film divise la critique. Si certains saluent son ambition artistique et sa photographie somptueuse, d’autres lui reprochent une narration jugée parfois confuse. Pourtant, avec le temps, Il était une fois en Amérique s’impose comme une référence incontournable du cinéma mondial. Aujourd’hui, il est souvent cité comme l’un des plus grands films jamais réalisés, aux côtés des œuvres de Stanley Kubrick ou Martin Scorsese.
Une plongée dans l’histoire américaine
D’après Ouest France, l’intrigue du film s’étend de la fin du XIXe siècle aux années 1930, traversant les périodes de l’immigration massive, de la Prohibition et de l’essor des gangs. À travers le personnage de David « Noodles » Aaronson, interprété par Robert De Niro, le film dépeint la violence, la trahison et la nostalgie d’une Amérique en pleine mutation. Le casting, qui inclut également James Woods, Elizabeth McGovern et Joe Pesci, contribue à la puissance émotionnelle et visuelle de l’œuvre.
La bande originale, composée par Ennio Morricone, est l’une des plus célèbres du cinéma. Avec des thèmes comme The Immigrant ou Deborah’s Theme, elle renforce l’atmosphère mélancolique et épique du récit. Aujourd’hui encore, cette musique reste indissociable du film, au point d’être souvent reprise ou citée dans la culture populaire.
« Sergio Leone avait une vision très personnelle de l’Amérique, mêlant réalisme social et onirisme. Il était une fois en Amérique est à la fois un hommage et une critique du rêve américain. »
Une diffusion à ne pas manquer
Ce soir, Arte offre une occasion unique de découvrir ou de revoir cette fresque cinématographique. La chaîne propose une version restaurée en 4K, permettant d’apprécier pleinement la qualité visuelle du film. Pour les amateurs de cinéma ou les néophytes, cette diffusion s’annonce comme un moment fort de la programmation estivale. Notons que Il était une fois en Amérique avait déjà été diffusé sur Arte en 2021, confirmant l’engouement persistant pour ce chef-d’œuvre.
Pour ceux qui souhaitent approfondir, des analyses et documentaires sur Sergio Leone et son œuvre sont disponibles en replay sur la plateforme Arte+7. Une façon de prolonger l’expérience après la diffusion du film.
Enfin, cette diffusion s’inscrit dans une programmation estivale riche pour Arte, qui continue de mettre en avant des classiques du cinéma tout en diversifiant ses contenus. Une stratégie qui devrait permettre à la chaîne de toucher un public toujours plus large.
Sergio Leone souhaitait rendre hommage aux films de gangsters américains des années 1930, tout en offrant une fresque historique ambitieuse. Il était une fois en Amérique est le résultat de cette vision, mêlant nostalgie, violence et réflexion sur le rêve américain.