Comme le rapporte Libération, la plateforme de streaming Mubi propose en ce moment trois courts-métrages du réalisateur Arthur Harari, offerts en complément à la sortie en salles de son dernier film, « L’Inconnue ». Ces œuvres, réalisées au début de sa carrière, dessinent les contours d’une période marquée par des errances et un marasme familial.
Ce qu'il faut retenir
- Trois courts-métrages d’Arthur Harari sont disponibles sur Mubi depuis le 2 septembre 2026
- Ces films datent des débuts du cinéaste et explorent des thèmes comme les errances et les tensions familiales
- Leur mise en ligne coïncide avec la sortie en salles de « L’Inconnue », son quatrième long-métrage
- Les œuvres en question sont « La Femelle du requin » (2011), « Diamant noir » (2016) et « Stop » (2010)
- Mubi met ainsi en avant le parcours du réalisateur avant son ascension avec des longs-métrages acclamés
Un retour sur les premières œuvres du cinéaste
Selon Libération, ces trois courts-métrages révèlent déjà la patte d’Arthur Harari, bien avant son passage au format long. « Stop » (2010), son premier film, est une plongée dans l’univers d’un enfant confronté à la violence familiale. « La Femelle du requin » (2011), quant à lui, suit un jeune homme en quête de sens dans un environnement hostile. Enfin, « Diamant noir » (2016) explore les tensions entre deux frères, entre culpabilité et rédemption. Autant dire que ces œuvres posent déjà les bases de son style : une narration précise, une atmosphère oppressante et des personnages en marge.
Une plateforme dédiée à la découverte cinématographique
Mubi, connue pour son catalogue éclectique et ses sélections thématiques, met en avant ces réalisations dans le cadre d’une rétrospective. La plateforme, qui mise sur des films indépendants et des cinéastes émergents, offre ainsi aux abonnés l’opportunité de découvrir l’évolution artistique d’Arthur Harari. Côté utilisateurs, cette initiative permet de mieux cerner les influences et les obsessions du réalisateur avant qu’il ne signe des longs-métrages salués par la critique, comme « Diamant noir » ou « Le Gang des Antillais ».
Pour les spectateurs moins familiers avec son travail, ces courts-métrages servent de porte d’entrée idéale. Ils illustrent notamment son talent pour capturer des atmosphères lourdes, où les silences et les non-dits pèsent autant que les dialogues.
Un lien entre passé et présent
La sortie de « L’Inconnue » en salles le 3 septembre 2026 – soit le lendemain de la mise en ligne des courts-métrages sur Mubi – crée un parallèle intéressant. Arthur Harari revient en effet sur le devant de la scène avec un film qui, selon les premières critiques, confirme son statut de cinéaste exigeant. Le choix de Mubi de promouvoir ses premières œuvres à cette occasion souligne une forme de continuité dans son parcours.
Cela montre aussi comment les plateformes de streaming peuvent servir de vecteur pour redécouvrir des artistes avant leur percée majeure. D’ailleurs, « Diamant noir », initialement court-métrage, a été adapté en long-métrage en 2016, preuve que certaines idées méritent d’être explorées plus longuement.
Pour les amateurs de cinéma d’auteur, ces trois films représentent une occasion rare de plonger dans les racines d’un réalisateur qui a su imposer une voix singulière. Leur disponibilité sur Mubi, couplée à la sortie de son dernier long-métrage, pourrait bien marquer un tournant dans la reconnaissance de son travail.
Mubi propose actuellement « Stop » (2010), « La Femelle du requin » (2011) et « Diamant noir » (2016), trois œuvres qui illustrent les débuts du cinéaste.