Entre défis architecturaux et panoramas à couper le souffle, certains ascenseurs à travers le monde transcendent leur simple fonction pour devenir de véritables attractions touristiques. Ouest France a dressé un inventaire des dix ascenseurs les plus spectaculaires au monde, révélant des structures aussi audacieuses qu’inattendues.

Ce qu'il faut retenir

  • L’ascenseur de la falaise de Zhangjiajie (Chine), suspendu à 300 mètres au-dessus du vide, est le plus haut ascenseur extérieur du monde.
  • Le submersible de Kiel (Allemagne), plongé dans la mer Baltique, offre une vue sous-marine à 16 mètres de profondeur.
  • L’ascenseur de la Tour de Canton (Chine) permet de relier deux gratte-ciel en 43 secondes, avec une vitesse de 7 m/s.
  • L’ascenseur de Sao Paulo (Brésil), installé au cœur du parc Ibirapuera, dessert une tour emblématique de la ville.
  • L’ascenseur de Burj Khalifa (Émirats arabes unis), le plus rapide du monde, atteint une vitesse de 10 m/s.
  • L’ascenseur de Montjuïc (Espagne), à Barcelone, permet de relier le port à la montagne en quelques minutes.

Des falaises aux abysses : des ascenseurs hors norme

Certains ascenseurs ne se contentent pas de monter et de descendre : ils transforment l’expérience de déplacement en une aventure à part entière. Ouest France souligne que ces structures, souvent intégrées à des paysages exceptionnels, deviennent des symboles de modernité et d’audace technique. À Zhangjiajie, en Chine, l’ascenseur extérieur suspendu à la falaise du parc national offre une vue vertigineuse sur les pics de grès, culminant à plus de 300 mètres au-dessus du vide. « Un ascenseur qui défie les lois de la physique et de l’instinct humain », précise un expert cité par le journal.

Plus insolite encore, l’ascenseur submersible de Kiel, en Allemagne, plonge les visiteurs dans les eaux de la mer Baltique. À 16 mètres de profondeur, il offre une vue directe sur les fonds marins, une expérience unique en son genre. Ces réalisations, bien que différentes, partagent une même ambition : repousser les limites du possible.

Des tours vertigineuses aux parcs urbains

D’autres ascenseurs, moins extrêmes mais tout aussi impressionnants, se distinguent par leur intégration dans des environnements urbains ou naturels emblématiques. À Sao Paulo, au Brésil, l’ascenseur de la tour du parc Ibirapuera dessert une structure architecturale majeure de la ville, offrant un panorama à 360 degrés sur l’agglomération. Ouest France rappelle que cette tour, construite dans les années 1950, reste un symbole de la modernité brésilienne. À Barcelone, en Espagne, l’ascenseur de Montjuïc relie le port à la colline du même nom en quelques minutes. Une solution pratique pour éviter les 150 mètres de dénivelé à pied, tout en profitant d’une vue imprenable sur la ville et la Méditerranée. Ces ascenseurs, bien que moins spectaculaires que leurs homologues suspendus ou submersibles, jouent un rôle clé dans l’accessibilité et le tourisme urbain.

Les géants des gratte-ciel : vitesse et technicité

Dans les mégapoles, les ascenseurs deviennent des prouesses technologiques, combinant vitesse, sécurité et confort. À Dubaï, l’ascenseur de la Tour de Canton relie deux tours de 450 mètres en seulement 43 secondes, avec une vitesse maximale de 7 mètres par seconde. Une performance qui en fait l’un des ascenseurs les plus rapides au monde. Ouest France souligne que ces systèmes, équipés de technologies de pointe, doivent répondre à des normes de sécurité drastiques pour garantir la fiabilité des déplacements dans les gratte-ciel. Le Burj Khalifa, le plus haut bâtiment du monde, abrite également l’un des ascenseurs les plus rapides, avec une vitesse de 10 mètres par seconde. Une performance qui permet aux visiteurs d’atteindre le 124e étage en moins d’une minute. Ces ascenseurs, bien que moins « spectaculaires » au sens premier du terme, incarnent l’excellence de l’ingénierie moderne.

Et maintenant ?

Avec l’essor des mégapoles et des projets architecturaux toujours plus ambitieux, les ascenseurs spectaculaires devraient continuer à se multiplier. D’ici 2028, plusieurs projets phares pourraient voir le jour, notamment en Asie et au Moyen-Orient, où les gratte-ciel et les structures suspendues restent des symboles de prestige. Les innovations en matière de matériaux et de systèmes de propulsion pourraient également permettre de repousser encore les limites de la vitesse et de la hauteur. Reste à voir si ces nouvelles réalisations parviendront à égaler — ou dépasser — les exploits déjà accomplis.

Ces ascenseurs, qu’ils soient suspendus, submersibles ou intégrés à des tours, illustrent une tendance forte : l’alliance entre fonctionnalité et expérience. À l’heure où le tourisme d’aventure et les défis architecturaux séduisent un public toujours plus large, ces réalisations continueront probablement de marquer les esprits.

D’après Ouest France, l’ascenseur du Burj Khalifa, à Dubaï, détient le record avec une vitesse maximale de 10 mètres par seconde, permettant d’atteindre le 124e étage en moins d’une minute.