Cinq tirs, dont un à la tête, ont mis fin aux jours de Jean-Pierre Giacomoni, dit « Bazooka », lundi 2 septembre 2026, près de son domicile en Corse-du-Sud. L’homme de 61 ans, sorti de prison en janvier 2026 après une longue incarcération, était une figure médiatique du banditisme insulaire. Selon nos confrères du Monde, cette exécution sommaire porte la marque des règlements de comptes endémiques dans l’île de Beauté.

Ce qu'il faut retenir

  • Jean-Pierre Giacomoni, 61 ans, surnommé « Bazooka », a été abattu de cinq tirs, dont un à la tête, près de son domicile en Corse-du-Sud le 2 septembre 2026.
  • Il était sorti de prison en janvier 2026 après une longue période d’incarcération.
  • Cette exécution rappelle deux tentatives d’assassinat antérieures, en 2010 et 2017.
  • La méthode utilisée – cinq impacts dont un à la tête – suggère un règlement de comptes ciblé.
  • Giacomoni était une figure controversée du banditisme corse, connue pour son passé violent et ses liens avec le grand banditisme insulaire.

Une figure du banditisme insulaire

Jean-Pierre Giacomoni, dit « Bazooka », était une personnalité incontournable du milieu corse, souvent citée dans les affaires de criminalité organisée de l’île. Son surnom, évocateur de violence, reflétait son image publique, entre celle d’un homme d’affaires sulfureux et d’un truand notoire. « Bazooka » avait déjà frôlé la mort à deux reprises, avec des tentatives d’assassinat en 2010 et en 2017, sans que les commanditaires ne soient identifiés. Son retour en liberté en janvier 2026, après des années derrière les barreaux, avait été interprété par certains observateurs comme une possible reprise d’activités criminelles, malgré les mises en garde des autorités.

Les circonstances de l’assassinat

L’exécution a eu lieu en pleine journée, près du domicile de Giacomoni, dans une zone résidentielle du sud de la Corse. Selon les premiers éléments de l’enquête, relayés par le Monde, l’homme de 61 ans a été atteint par cinq projectiles, dont un tir fatal à la tête. Les forces de l’ordre, rapidement sur place, ont sécurisé les lieux et ouvert une enquête pour assassinat. Les motivations de ce meurtre restent pour l’heure inconnues, mais les enquêteurs privilégient la piste du règlement de comptes, une pratique récurrente dans le milieu criminel corse. Aucune arrestation n’a encore été effectuée dans cette affaire.

Un contexte de violence persistante en Corse

Cet assassinat s’inscrit dans un climat de tensions persistantes entre les différents clans du banditisme insulaire. La Corse-du-Sud, en particulier, reste un territoire où les règlements de comptes à l’arme à feu sont fréquents, souvent liés au trafic de stupéfiants ou à des conflits de territoire. En 2025, pas moins de 12 homicides liés à la criminalité organisée avaient été recensés sur l’île, selon les chiffres de la préfecture. Les autorités locales et les services de police tentent de lutter contre ce fléau, mais la loi du silence et la peur des représailles compliquent considérablement les enquêtes.

Et maintenant ?

Les prochaines heures pourraient être décisives pour l’enquête. Les enquêteurs devraient analyser les images des caméras de surveillance des alentours, ainsi que les témoignages des riverains. Une perquisition dans le domicile de la victime est également envisagée pour recueillir des éléments supplémentaires. Si des pistes sérieuses émergent rapidement, une arrestation pourrait intervenir dans les prochains jours. En revanche, si cette affaire s’inscrit dans la durée des règlements de comptes entre clans, il est probable que les investigations s’étalent sur plusieurs semaines, voire plusieurs mois.

Les autorités judiciaires ont d’ores et déjà annoncé la mobilisation des moyens nécessaires pour élucider ce meurtre. Une cellule de crise a été mise en place au sein de la police judiciaire de Corse, en collaboration avec la gendarmerie nationale. Pour l’instant, aucune revendication n’a été enregistrée, et les motifs de cet assassinat restent entourés de mystère.

Cette affaire rappelle, une fois de plus, la réalité d’une Corse où la violence criminelle continue de frapper, malgré les efforts des forces de l’ordre. La disparition de « Bazooka » laisse planer le doute sur l’avenir des équilibres entre les différents groupes criminels de l’île.