Les négociations sur les ruptures conventionnelles dans le cadre de l'assurance-chômage restent dans l'impasse, les partenaires sociaux campant sur leurs positions. Réunis au siège de l'Unédic le 19 février dernier, ils n'ont pas trouvé de terrain d'entente, laissant planer le doute quant à la conclusion d'un accord d'ici au 25 février.
Des objectifs divergents
Depuis le début du mois de janvier, patronat et syndicats sont en discussion pour répondre à la demande gouvernementale de réaliser au moins 400 millions d'euros d'économies sur les ruptures conventionnelles instaurées en 2008. Cependant, les organisations patronales visent des économies bien plus conséquentes, s'élevant à 1 milliard d'euros par an, un montant jugé "atteignable" par celles-ci.
Des propositions contestées
Les propositions du patronat vont au-delà des seules ruptures conventionnelles, touchant également le régime des travailleurs frontaliers et des intermittents du spectacle, suscitant ainsi des réactions vives. La CGT a d'ores et déjà annoncé sa mobilisation pour la prochaine et ultime séance du 25 février, avec l'intention de protester contre ce qu'elle considère comme une attaque aux droits des chômeurs. Le secrétaire confédéral de la centrale, Denis Gravouil, a affirmé : "Le patronat ne compte pas sur la signature de la CGT pour baisser les droits des chômeurs, par contre on va faire un maximum de bruit, proportionnel à l'attaque à laquelle on assiste".
Enjeux à venir
Alors que les positions semblent irréconciliables, l'issue de ces négociations revêt une importance cruciale pour l'équilibre de l'assurance-chômage en France. La prochaine séance du 25 février sera donc décisive pour déterminer si un accord peut être trouvé entre les différents acteurs impliqués.
