Selon Le Figaro, une femme belge a été mise en examen vendredi à Paris et écrouée pour son rôle présumé dans le projet d'attentat déjoué fin mars contre le siège parisien de Bank of America. Le parquet national antiterroriste (Pnat) a indiqué que cette jeune femme de 23 ans a également été remise par les autorités belges «en application d'un mandat d'arrêt européen».

Cette affaire fait suite à une précédente mise en examen d'une autre Belge le 31 juillet, qui avait également été incarcérée dans le même dossier. La jeune femme mise en examen vendredi a été notamment accusée d'«association de malfaiteurs terroriste criminelle, ayant pour objectif la préparation d'une ou plusieurs destructions par substances explosives ou incendiaires dans des circonstances susceptibles d'entraîner la mort d'une ou plusieurs personnes».

Il lui est aussi reproché «détention et transport de produit explosif en relation avec une entreprise terroriste et en bande organisée». Sur «saisine du juge d'instruction et conformément aux réquisitions du Pnat», elle a été placée en détention provisoire. Au total, six personnes sont désormais mises en examen dans cette procédure, dont cinq sont en détention provisoire, rapporte le Pnat.

Ce qu'il faut retenir

  • Une femme belge de 23 ans a été mise en examen à Paris pour son rôle présumé dans le projet d'attentat déjoué contre la Bank of America.
  • Elle a été remise par les autorités belges en application d'un mandat d'arrêt européen.
  • Elle est accusée d'association de malfaiteurs terroriste criminelle et de détention de produit explosif.

Contexte de l'affaire

Le projet d'attentat déjoué contre la Bank of America paraît pouvoir être rattaché au groupuscule pro-iranien «Harakat Ashab al-Yamin al-Islamiya» (Hayi), «sans que cet élément ait pu être formellement établi à ce stade», avait indiqué le Pnat en avril. Le groupuscule a revendiqué en mars plusieurs attaques contre la communauté juive, en Belgique, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas.

Dans le dossier de Bank of America, il s'agissait de déposer un engin explosif artisanal devant l'établissement, en demandant aux adolescents recrutés pour l'opération de filmer, pour une rémunération «entre 500 à 1.000 euros», d'après le Pnat. Trois adolescents sont soupçonnés d'avoir fait une première tentative dans la nuit du 26 au 27 mars, mais d'en avoir été «empêchés par un véhicule sérigraphié» devant l'établissement, selon le parquet antiterroriste.

Réactions et conséquences

Me Werner-Edouard de Saeger van Nattenhaesdonck, avocat à Liège et Paris, a commenté pour l'AFP que «c'est une affaire particulièrement triste, et pour ma cliente, qui est l'innocence même, et pour sa famille». La jeune femme est selon ce conseil «mêlée à une affaire dans laquelle elle n'a aucune responsabilité et se retrouve désormais dans une prison surpeuplée».

«Évidemment, je fais immédiatement appel», a annoncé l'avocat. L'affaire soulève des questions sur la sécurité et la prévention des attentats terroristes en Europe, et les autorités continuent d'enquêter pour élucider les circonstances exactes de ce projet d'attentat déjoué.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes de l'enquête et les décisions judiciaires attendues seront cruciales pour comprendre les motivations et les liens entre les personnes mises en examen. Les autorités restent vigilantes face à la menace terroriste et continuent de travailler à la prévention et à la protection des citoyens.

En conclusion, l'affaire de l'attentat déjoué contre la Bank of America à Paris soulève des enjeux importants sur la sécurité, la prévention des attentats terroristes et la coopération internationale. Les développements futurs de cette affaire seront suivis de près par les autorités et les médias.